Des difficultés pour lire cette lettre ? Cliquez ici : lettre en ligne - Pour vous désabonner, ici : désinscrire
n°37 - 08 avril 2008
Sommaire
Quand les dirigeants nationaux de l’UMP font semblant de prendre le désaveu de leur politique nationale pour une impatience à subir des réformes qui détruisent encore plus la cohésion sociale, il nous faut préciser sans équivoque notre refus.
Quand dans un pays démocratique, des parlementaires réunis en congrès trahissent leurs engagements électoraux concernant l’Europe, aggravant encore plus la crise de confiance en politique.
A l’heure où les mises en place des taxes et autres franchises s’accélèrent, il est important de rappeler les dysfonctionnements qui entourent la mesure liée à la facturation aux malades du ticket modérateur à 18 €. Voir les révélations faites par l’UFAL au journal l’humanité en date du 13 décembre 2007, cette décision fort injuste bénéficie prioritairement aux Cliniques Privées et plus particulièrement au Groupe Générale de Santé.
Plus près de nous, les Agences Régionales de Santé. Mais est ce vraiment pour mieux nous soigner, pour « améliorer l’efficience » dans l’intérêt général ?
Quand tout est en place pour favoriser la consommation médicale tout en réduisant les remboursements sécu et moduler la prise en charge en fonction des revenus, le doute est permis.
Claude Frémont, auteur du premier article animera une prochaine réunion du secteur santé..
Raymond Mari, auteur de la casuistique du jésuite, fait partie de l’équipe d’animation du secteur santé.
Un front large c’est ça :
Pour défendre nos acquis sociaux, nos biens publics, une association familiale peut dénoncer et protester ; elle peut aider les assurés à remplir des dossiers, elle peut renseigner sur les réformes en cours.
Elle peut aussi considérer que dans le champ social, il est nécessaire de faire plus que des soins palliatifs de la sarkozyte virulente (variante française du turbocapitalisme débridé qui fait argent de tout ce qui est propriété publique et qui marchandise tous les droits essentiels).
Elle peut dans un souci d’éducation populaire s’allier à d’autres organisations du champ politique pour avoir un maximum d’efficacité et une chance d’empêcher le pillage.
C’est ce que fait l’Ufal dans le Val de Marne !
A utiliser sans restriction des tracts près à l’emploi, réalisés par les EGSAM-Rennes. Cette série de mini tracts est destinée à la population peu informée de nos villes et nos campagnes. Chaque mini-tract, très rapide à lire, comprend quatre encadrés : - un titre qui se veut accrocheur, - une dénonciation d'un thème précis que les gens vivent, - il faut réagir ... - des solutions pour s'en tirer rapidement, - les signataires du tract.
Sept thèmes :
L’intérêt des patients et des systèmes de santé passera t’il après celui des firmes pharmaceutiques ?
Lors de l’adoption du cadre réglementaire du médicament en 2004, le Parlement européen a massivement rejeté (avec 494 voix contre 42) la proposition de la Commission de lever l’interdiction de la publicité directe aux consommateurs pour les médicaments de prescription, y compris dans le cadre d’un "projet pilote".
Cependant, la Commission a choisi de remettre en cause ce choix dès 2005, notamment au travers de la mise en place d’un groupe entre autres chargé d’effectuer des propositions, dans le cadre de partenariats publics-privés, sur le sujet de l’“information-patient” et au niveau duquel les firmes pharmaceutiques sont surreprésentées : le Forum pharmaceutique européen.
Courant 2007, la Commission européenne, en particulier la Direction générale Entreprises, a multiplié les consultations sur ce sujet. Celle rendue publique le 5 février 2008 est la 4e depuis mai 2007. Dans cette consultation, la Commission maintient son projet de dérégulation de la communication directe des firmes aux patients, sans tenir compte des résultats des précédentes consultations et propose des modifications réglementaires.
Les propositions de la Commission menacent la santé des citoyens européens et la pérennité financière des systèmes de santé des États membres.
Les dramatiques affaires récentes de pharmacovigilance liés à des médicaments, telles l'affaire Vioxx° (un anti-inflammatoire à l’origine d’accidents cardiaques mortels) ou les affaires Zyprexa° (un anti-psychotique à l’origine de diabète et de troubles métaboliques), Avandia°(un antidiabétique à l’origine de troubles cardiaques mortels), Seroxat° (un antidépresseur à l’origine d’un risque de suicide augmenté), etc. rappellent que les effets indésirables sont souvent minimisés, voire dissimulés par les firmes pharmaceutiques, et ce, le plus longtemps possible.
L’Ufal fait partie du Collectif Europe et Médicaments (MiEF : Medicines in Europe Forum).
Ce collectif MiEF est l’une des 11 organisations qui publient la lettre ouverte suivante aux membres de la Commission ENVI du Parlement européen, en particulier aux coordinateurs de cette Commission, ainsi qu’aux commissaires Verheugen et Vassiliou, aux membres du groupe Information-patient du Forum Pharmaceutique.
lundi 7 avril 20086 milliards d’euros (médecins + dentistes), voilà ce que génère aujourd’hui l’offre de soins libérales au titre des dépassements tarifaires qui restent substantiellement à la charge des ménages, dans la mesure où l’assurance maladie ne les rembourse pas et où les régimes complémentaires (pour ceux qui en disposent) ne prennent en charge qu’environ 1/3 de cette considérable dépense.