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n°35 - 21 décembre 2007
Sommaire
Lucette Guibert
Responsable «Santé Protection sociale» de l'UFAL
Rédactrice en chef de l'Ufal Santé Protection sociale (USPS)
Avant même le début de la réunion, nous avons eu 2 témoignages montrant la gravité des attaques contre la sécurité sociale et l’hôpital public.
Cela entrait en résonance avec l’action menée par Slim Ghedamsi et le secteur santé protection sociale de l’UFAL pour une transparence des tutelles ayant en charge la gestion des fonds de la sécurité sociale solidaire. Le journal l’Humanité a publié 3 pages d’articles (y compris la Une) dans son édition du 13 décembre dernier sur cet engagement.
Voir sur le site de l’Ufal l’ensemble des médias qui ont repris la nouvelle.
Il est à noter que nous avons eu un entretien avec la direction de la CNAM le 13 juin au cours duquel nos interlocuteurs ont minimisé la réalité que nous avons fait connaître par les articles du Parisien et de l’Humanité.
Réunion du Collectif national
Bernard Teper Coordinateur du Collectif national contre les franchises et pour l’accès aux soins pour tous
Les prédateurs ont faim ! Que ce soit la Générale de santé, la Maréchale de bien-être, la Versaillaise des eaux, ou tout autre groupe privé bénéficiant de fonds publics, ce n’est jamais assez. Un palier est franchi dans la collusion entre intérêts privés et représentants du public : la droite décomplexée ne songe même plus à cacher son cynisme. Si les citoyens sont stupéfaits par la dénationalisation de ce qui nous appartient, la privatisation de nos biens communs, il faut qu’ils soient conscients que nous pouvons encore et toujours reprendre la main.
Le privé fait du profit et pas de philanthropie.
La laïcité économique c’est argent public pour le public…et ça devient urgent de s’y conformer.
Notre ambition est de créer sous ce titre « un monde de fous » une rubrique des « non-conformes », des « a-normaux » et autres différents.
Les néolibéraux se servent de tous les laissés pour compte comme de boucliers humains. Dans une société qu’ils veulent amnésique et violente, nous avons l’obligation de créer, tous ensemble, la « cité » : dénoncer les attaques, organiser la solidarité, relayer les informations et soutenir ceux qui résistent à la fascisation de cette société.
Leur loi de la jungle sclérose les différences pour diviser, englue toute velléité de penser autrement dans un conformisme charitable et organise le communautarisme des handicaps.
Face au monde de fous qu’ils nous créent, tous humains, ensemble, osons créer un monde de citoyens !
Les firmes pharmaceutiques sous prétexte d’améliorer l’observance des traitements médicamenteux tentent de passer outre l’interdiction de faire de la publicité.
L’Ufal est membre du Collectif Europe et médicaments. Nous considérons que les conflits d’intérêts sont des dénis de laïcité économique.
La défense de la compétitivité des industriels (intérêts privés) ne doit en aucun cas prendre le pas sur l’intérêt de la santé publique (intérêt public). La frontière entre la sensibilisation et la promotion à de nouveaux médicaments, l’information et la création de nouvelles maladies est de plus en plus ténue. C’est la sécurité sociale qui solvabilise les malades dans cette stratégie où l’industrie serait gagnante sur tous les tableaux, mais où les assurés payeurs ne seraient pas mieux soignés, ni en meilleure santé.
C’est pourquoi nous relayons le dernier communiqué de presse du collectif.
Un dossier documentaire complet "Mainmise des firmes pharmaceutiques sur l'information santé en Europe" est disponible sur Internet.
156 euros comparés à 3700 000 euros ; c’est 23718 occasions de se conformer à l'article 1376 du Code civil stipulant que" celui qui reçoit par erreur ou sciemment ce qui ne lui est pas dû s'oblige à le restituer à celui de qui il l'a indûment reçu."
Alors : les cliniques en général, remboursez !
jeudi 13 décembre 2007A l’heure où la politique qui tend à favoriser la rationalisation des soins devient de plus en plus criante de jour en jour et où les lois sur les franchises médicales sont votées et viennent se cumuler aux taxes (ticket modérateur de 18 €, forfait journalier de 16€ par jour, etc..) déjà existantes aggravant au passage davantage les inégalités face à l’accès aux soins, l’ UFAL trouve scandaleux que la Générale de santé, Groupe leader de l’Hospitalisation Privée en France, détenue par une poignée de dirigeants avec l’association de banques d’affaires, s’apprête à distribuer à ses actionnaires, lors d’une Assemblée Générale convoquée le 17 décembre prochain, des dividendes d'un montant d'environ 420 Millions d'Euros.