Quand les dirigeants nationaux de l’UMP font semblant de prendre le désaveu de leur politique nationale pour une impatience à subir des réformes qui détruisent encore plus la cohésion sociale, il nous faut préciser sans équivoque notre refus.
Quand dans un pays démocratique, des parlementaires réunis en congrès trahissent leurs engagements électoraux concernant l’Europe, aggravant encore plus la crise de confiance en politique.
Bien que l’on s’évertue à le faire croire, la santé ne constitue pas un « marché » où les prix peuvent se constituer librement entre l’offre et la demande.
Le « produit » lui-même n’est pas banal. La santé représente la condition sine qua non d’une vie normale. Elle dépasse largement le facteur individuel prépondérant pour chacun d’entre nous. Elle est une donnée sociale essentielle à l’efficacité d’une collectivité. Sans s’appesantir sur la nécessité de constituer une société heureuse et donc, harmonieuse, le niveau de santé d’une population évitera par exemple l’expansion des épidémies. En se plaçant sur le seul terrain de l’économie, c’est ce niveau de santé général qui garantira la capacité de consommation et de production de cette population.
81% de la population estiment que les systèmes d’assurance maladie ou de retraite doivent rester essentiellement publics et obligatoires (contre 73% en 2000).
Le chômage arrive en tête des préoccupations (20%), devant les maladies graves (17%).
Redécouvrir le dossier d’Alternatives économiques « Ce que veulent les Français » dont sont tirés ces sondages, maintenant que les élections sont passées, permet de comprendre pourquoi « IL » précipite le mouvement.
Lire la suite...En février 2005, la réforme de la constitution de 1958 transforme « la garantie à tous de la santé » par « un attachement aux droits de l’homme ». C’était pour rendre notre constitution compatible avec le projet de constitution européenne (qui a connu le sort que l’on sait). Dans son article II-94, le TCE précisait, « L’Union reconnaît et respecte le droit d’accès aux prestations de sécurité sociale et aux services sociaux ».
De « la garantie à tous de la santé » au « droit d’accès aux prestations de sécurité sociale », il y a plus qu’un glissement de sens anodin.
Lire la suite...Derrière le "bouclier sanitaire" se cachent les soldat de Chadelat.
Lire la suite...Ne rembourser qu'au delà d'une certaine somme les consultations, les médicaments, les hospitalisations, les examens, créer des franchises comme pour une vulgaire assurance, c'est un projet du nouveau gouvernement qui devrait nous inciter à ne pas « gaspiller » les soins.
Lire la suite...Un pour tous, tous pour un, c'est la solidarité.
Tous pour moi et des miettes pour le plus grand nombre : c'est l'alliance du capitalisme et de la charité.
Lire la suite...