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n°48 - 16 mai 2008
Sommaire
La France semblait résister à cette nouvelle alliance du néolibéralisme avec les communautaristes et les intégristes de tous poils. Et, puis, l’élection de Nicolas Sarkozy nous a précipité directement dans le "nouveau monde", celui de Bush, Berlusconi et consorts. Finis les compromis d’hier. Comme le dit si bien Denis Kessler, ancien numéro 2 du MEDEF, dans la revue Challenges (4/10/2007), il devient clair que le but du gouvernement français est la déconstruction méthodique de tout le compromis social français issu de la résistance. La France est aujourd’hui en totale phase avec la gouvernance mondiale du turbocapitalisme actuel.
Le 13 décembre dernier, les chefs d’État ou de gouvernement de l’Union européenne ont signé le traité de Lisbonne, qui devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2009. Ce traité fixe les bases du fonctionnement de l’Union dans les années à venir, et dictera ses orientations politiques. Le traité de Lisbonne intègre tous les aspects essentiels du Traité constitutionnel, rejeté en France et aux Pays-Bas par référendum en 2005, il conserve et renforce le caractère néolibéral de l’UE. Les intérêts des peuples européens ne sont pas pris en compte, ou seulement à la marge. À l’échelon de l’Union, la démocratie reste très en retrait par rapport à celle de ses États membres. Les aspirations populaires vers une Europe soucieuse du progrès social, pacifique, démocratique et écologique sont ignorées.
Coup sur coup, en quelques semaines, la Cour européenne de justice vient de rendre trois arrêts redéfinissant les rapports entre le droit européen et le droit du travail existant au niveau national. Après l’arrêt Viking concernant la Finlande et l’arrêt Vaxholm-Laval pour la Suède, c’est maintenant au tour de l’Allemagne d’être touchée avec l’arrêt Rüffert.
Jusqu’à présent, le droit du travail relevait essentiellement de dispositifs nationaux issus des compromis sociaux passés dans le cadre des Etats-nations. En théorie, l’Union Européenne a, en la matière, une compétence limitée. Le traité de Lisbonne, en cours de ratification, n’a pas modifié cette situation et indique simplement que l’Union "soutient et complète l’action des Etats membres" (article 153 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne).
Les trois arrêts précités modifient cette situation.
Suite au point de vue de Quatremer qui attaquait vivement dans Libération celui que j'avais publié quelques jours auparavant "Le droit européen contre l'Europe sociale", j'ai demandé d'avoir la possibilité de répondre, ce qui m'a été refusé. J'ai mis une courte réponse sur leur site (limitée obligatoirement à 2000 signes). Voici une réponse un peu plus développée.
L’église catholique reconnaît officiellement l’"apparition" mariale du Laus (Hautes-Alpes), et consacre son pèlerinage, ce dimanche 4 mai 2008, en présence - es qualités - du ministre Hubert Falco, et d’élus de la République, dont le sénateur-maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin, Roger Didier, maire-conseilleur général de Gap (05). De plus, la préfecture du département invite les journalistes à cette cérémonie (religieuse) à laquelle se rend le secrétaire d’Etat, maire de Toulon, et précise qu’il " assistera à la messe retransmise sur France 2 " !
"L’UFAL et moi-même sont attristés de cette nouvelle. Alors que nous avons, depuis le début, travaillé à des stratégies à front large dépassant les intérêts de "chapelles", nous avons toujours rencontré chez Patrice Muller, la même détermination à travailler à cette stratégie à front large. Il avait le sens de l’intérêt général avec un brin de pédagogie et d’empathie qui en faisait un compagnon efficace et attachant. Nous perdons là un militant exemplaire. Il faut que les militants sachent que la commission santé d’ATTAC France, les Etats généraux de la santé et de l’assurance-maladie (EGSAM) et le Collectif national contre les franchises et pour l’accès aux soins pour tous lui doivent beaucoup. Il restera dans nos cœurs.
Nous continuerons l’œuvre démarrée avec lui, en pensant à lui." Bernard Teper
Le C. E. D. E. C. (Chrétiens pour une Eglise Dégagée de l’Ecole Confessionnelle) est scandalisé par l’attribution d’un " fonds spécifique " attribué à l’enseignement privé (à plus de 95 % catholique) pour ouvrir des classes qui assureraient, dit-on, plus de mixité sociale dans les zones scolaires " difficiles ". Ce n’est pas là une contribution à l’effort éducatif, mais une concurrence.
A tort ou à raison, la France a accepté d’ouvrir le secteur électrique à la concurrence. C’est fait. La conséquence naturelle de cette décision, c’est de laisser le marché fixer dorénavant le prix de l’électricité. Et comme la couverture de la demande dans l’ensemble interconnecté France - Bénélux - Allemagne de l’Ouest ne peut généralement être assurée par le seul nucléaire, c’est l’appel nécessaire aux centrales à charbon (allemandes) qui assure le bouclage marginal et fixe, de ce fait, les prix du marché de gros pendant la quasi-totalité de l’année. EDF ne faisait donc que respecter les lois du marché en s’alignant - aux frais de transport près - sur les prix allemands. D’où, c’est vrai, une rente considérable pour EDF (à la mesure des mérites d’une politique nucléaire française enfin reconnue), rente dont le bénéfice retournait à 87 % à l’Etat actionnaire et permettrait à celui-ci d’alléger d’autres charges - la fiscalité des bas salaires par exemple.
Si l’on ne voulait pas que cette rente apparaisse, il fallait en rester au système EDF antérieur de fixation délibérée des tarifs au niveau des coûts marginaux de long terme français.
A la Maison de la Radio, la table-ronde de ce mardi 6 mai rassemble quatre intervenantes autour de Michèle Cotta : Denise Cacheux, député honoraire (PS) du Nord, ancien questeur de l’Assemblée nationale, Jeanine Mossuz-Lavau, sociologue, directrice de recherche CNRS au CEVIPOF (Centre de Recherches politiques de Sciences-Po). Pierrette Crozemarie, vice-présidente au Conseil Economique et Social de la délégation aux droits des femmes, membre de la commission exécutive CGT et moi, représentant le secteur Féminisme & Laïcité de notre association familiale.
Voilà la copie du courriel que je viens d’adresser à Ariane Hassid, présidente de Bruxelles laïque. La suite au prochain numéro.
Une nouvelle rubrique récurrente voit le jour dans Ufal Flash. A chaque numéro, nous vous inviterons à consulter le site de l'UFAL où sont répertoriées les retombées presse concernant notre association, les collectifs auxquels nous prenons part et nos campagnes. Si vous croisez des articles entrant dans ce cadre, n'hésitez pas à nous .
lundi 5 mai 2008L’Union des Familles Laïques (UFAL) s’interroge sur les poursuites dont est menacé Slim GHEDAMSI, Responsable du Secteur Santé Protection sociale de l'UFAL. En effet, Slim GHEDAMSI, ancien Directeur Adjoint de l’Audit du Groupe Générale de Santé, se bat depuis de nombreux mois pour que la vérité éclate sur le scandale du dysfonctionnement des Caisses Pivots qui a permis au Groupe Générale de Santé de bénéficier indûment, pendant de longues périodes, de plusieurs millions d’euros versés à tort par les Caisses d'Assurance Maladie. Ces sommes, plutôt que d’être immédiatement remboursées, ont été conservées par ce Groupe qui a prétexté un soi-disant délai de prescription de deux ans totalement inexistant en la matière.
mercredi 7 mai 2008L'action du 16 mai 2008 est appelée conjointement par le Collectif national contre les franchises et pour l'accès aux soins (plus de 70 organisations mutualistes, syndicales, associatives et politiques) pour tous et par la Confédération CGT.
Houilles,
salle Marceau
Le groupe ATTAC de Houilles organise une réunion-débat sur le thème :
« Quel avenir pour notre santé ? »
avec :
Venez nombreux vous informer et débattre.