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n°41 - 21 février 2008
Sommaire
Si la collectivité ne se substituait pas aux personnes en assumant la charge des dépenses, ce coût rendrait la santé inaccessible à une grande majorité d’individus, surtout ceux qui cumulent les handicaps financiers et les carences sanitaires. C’est sur ce mécanisme de solidarité que notre dispositif de sécurité sociale a été érigé. Chacun participe selon ses moyens et consomme selon ses besoins.
La politique actuelle conduit à retourner la proposition : en réduisant le collectif aux individus, ils ne pourront plus consommer que selon leurs moyens. C’est l’avènement de la santé dans le magnifique concert du marché. Avec quelques superbes lapsus de nos responsables politiques : « Existe-t-il des assurances (automobiles et autres) sans franchise… » proférait récemment le futur Président de la République pour justifier les dernières réductions infligées aux prestations des assurés sociaux.
Une politique inspirée par quelques principes fondateurs dont le cynisme est éclairant.
Mais ne soyons pas naïfs, r les stratégies de ce libéralisme là sont beaucoup plus « réalistes » qu’idéologiques. Elles reposent sur l’évidence qu’en « libérant » l’individu de sa protection collective, on l’abandonne à sa capacité personnelle dans un univers régi par le pouvoir de chacun. Quelle démonstration peut on faire de cette analyse dans le domaine de la protection sanitaire et sociale ?
Dès septembre 2007, le Président de l’UFAL a popularisé dans ses conférences l’analyse du « traité modificatif européen » (TME) ou Traité de Lisbonne en vue d’une action ultérieure. Il proposait de répondre à plusieurs questions :
Février 2008 : maintenant que la forfaiture a eu lieu, le traité européen refusé par le peuple le 29 mai 2005 a été ratifié par le Parlement. Y aura-t-il un grain de sable dans les ratifications prévues par les autres pays? En tout état de cause, l'importance de ce traité dans ses conséquences dans notre vie quotidienne commande d'avoir une analyse précise du contenu et des conditions de ratification de celui-ci. Vous trouverez cette analyse précise avec les numéros des articles tant du traité constitutif européen (TCE) que du traité de Lisbonne en cliquant ici
« Inimaginable, dramatique, injuste »: l'ancien ministre n’a pas de mots assez durs pour condamner la proposition de Nicolas Sarkozy de « confier la mémoire » d’un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2. Propos recueillis par Anne Vidalie pour L’Express.
Arrivée en Iran en décembre 2006 pour y tourner un documentaire, la journaliste franco-iranienne Mehrnoushe Solouki s'y retrouve deux mois plus tard en prison. Acquittée, de retour en France, elle tire les leçons de cette expérience.
Il suffit de lire la dépêche ci-après pour comprendre la politique du gouvernement qui utilise les partenariats publics -privés pour privatiser à terme tous les services publics.
Le gouvernement étend considérablement le partenariat public-privé – AP - Le conseil des ministres a adopté mercredi un projet de loi qui élargit considérablement les possibilités de recours aux contrats de partenariat public-privé pour financer des investissements publics.
Jusqu'à présent, le recours aux fonds privés était limité à des situations spécifiques telles que l'urgence et la complexité du projet.
Le projet de loi ajoute deux nouvelles possibilités de recours au partenariat public-privé: lorsque son intérêt économique et financier est démontré et, jusqu'au 31 décembre 2012, « dans des domaines d'action où les besoins immédiats sont avérés ».
J'attire l'attention de tout le monde sur la modification du calcul d'augmentation des loyers à compter du 14 février 2008 et applicable depuis le 1er mars 2003, de façon rétroactive.
La conséquence directe est la suivante : Tous les baux ayant une clause d'indexation de loyer basé sur l'indice de l'INSEE, devront être mis à jour avec le nouvel indice qui vient d'être publié.
Thierry Kopernik
Responsable consommation de l'UFAL
Fixe: 09 54 85 02 29
Portable: 06 68 86 00 27
Si Victor Hugo revenait aujourd'hui, il ne serait pas tellement désorienté par le monde politique ! (Toutes les réponses de Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », pamphlet républicain contre Napoléon III.)
Question : Vous semblez vous tenir très informé de l'actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?
Victor Hugo : Depuis des mois, il s'étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas.