Des difficultés pour lire cette lettre ? Cliquez ici : lettre en ligne - Pour vous désabonner, ici : désinscrire
n°40 - 13 février 2008
Sommaire
Dimanche soir 10 février 20h, salle Jules Ferry à l’Ecole normale supérieure rue d’Ulm, plus de 300 personnes accueillent Ayaan Hirsi Ali. Plus de 800 personnes ne peuvent entrer. Pourquoi ? La Mutualité a retiré la réservation, la Sorbonne a refusé ses salles. Difficile de trouver une salle pour défendre la démocratie, la laïcité, la liberté d’expression en France : constat douloureux !
Sommes-nous encore en République ? Depuis trop d’années, nous assistons à la destruction de ses valeurs : petits salaires non revalorisés bien que parfois sous le seuil de pauvreté, chômeurs suspectés de paresse mais tributaires de décisions d’embauches qu’ils ne maîtrisent pas, grands patrons qui reçoivent des prébendes financières sans rapport avec le bien-fondé d’un revenu et leurs responsabilités réelles, cadeaux fiscaux pour les plus riches, licenciements constants pour les opérateurs les plus modestes pour seuls motifs financiers, protection sociale menacée au profit d’un système d’assurance qui valorise le risque plutôt que la solidarité… Ces faits nous ramènent, sous couvert de prétendues « réformes », à l’époque antérieure à la conquête d’un statut citoyen des travailleurs. L’égalité s’efface, entraînant la liberté dans sa chute. Aujourd’hui, ceux, qui portent les valeurs du Socialisme, peuvent-ils, s’inspirant de Jaurès, réinventer la République ?
Le colloque « Altermondialisme et post-altermondialisme », organisé à Paris le 26 janvier 2008 par l’association Mémoire des luttes et la revue Utopie critique, avec la participation de plusieurs membres du Conseil international du Forum social mondial, a permis de dresser un premier bilan des importants acquis, mais aussi des limites que rencontrent le mouvement altermondialiste et les Forums sociaux 10 ans après leur apparition dans l’espace public, alors que la mondialisation néolibérale et son nouvel ordre impérial continuent, malgré une crise de légitimité, à dominer la marche du monde.
Selon l’INSEE, le chômage touchait 8,3 % de la population active (1 942 000 personnes) à la fin du troisième trimestre 2007. Si l’on additionne toutes les catégories de demandeurs d’emploi, le chiffre est notablement plus important : 3 138 000 personnes (selon Alternatives économiques/de janvier 2008), soit aux alentours de 13,5 % de la population active. Ajoutons-y les radiations (+ 23 % en un an selon la CGT) et toutes celles et ceux qui renoncent par découragement à fréquenter les couloirs de l’ANPE. Malgré la baisse claironnée par le gouvernement et les médias à ses ordres, le chômage de masse reste une réalité qui gangrène fortement la société française. Fatalité ? « En matière de lutte contre le chômage, on a tout essayé », déclarait François Mitterrand, le 14 juillet 1993. Ou volonté politique ? En fait, le maintien d’un taux de chômage élevé ne doit rien aux « lois » de l’économie ou à quelque mystérieuse fatalité.
Sous le couvert du NAIRU (Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment = taux de chômage n’accélérant pas l’inflation), c’est sciemment que la Banque centrale européenne et son président, Jean-Claude Trichet, organisent et entretiennent le chômage de masse. Sans considération aucune pour les millions de familles plongées ainsi dans l’angoisse et pour certaines dans la misère.
Selon les dernières projections de l'Organisation Internationale du Travail (OIT), les turbulences économiques mondiales pourraient entraîner cinq millions de chômeurs supplémentaires en 2008.
« Alors que la croissance mondiale produit chaque année des millions de nouveaux emplois, le chômage reste à un niveau inacceptable et pourrait atteindre cette année un niveau encore inédit », a déclaré Juan Somavia, le directeur général du Bureau international du travail (BIT).
Car la situation mondiale de l'emploi est, cette année, faite de « contrastes et d'incertitudes ».
Lors d’une conférence de presse du 10 janvier, Jean-Claude Trichet a déclaré qu’une modération des taux actuellement élevés d’inflation jusqu’à la fin de l’année ne pouvait se concrétiser que si les dynamiques actuelles des prix du pétrole et des produits alimentaires, ainsi que leur impact sur l’inflation en norme IPCH n’ont pas d’effet de second tour sur les salaires et le comportement de fixation des prix. En décembre 2007, le taux annuel d’inflation avait atteint 3,1 %.
Les fidèles lecteurs de mon blog trouveront ci-dessous le texte intégral du communiqué que j’adresse ce jour à l’AFP pour prendre la défense des habitants de Neufchâteau et de son maire.
« La commune de Neufchâteau (Vosges) c’est-à-dire ses près de 8000 habitants ont été condamnés par le Tribunal Administratif de Nancy à verser près de 1,7 millions d’euros (soit plus de 217 euros par habitant y compris les enfants) à une filiale du groupe VEOLIA à cause de la résiliation par le maire du contrat de gestion de l’eau qui liait (et étranglait) la commune à ce géant de l’Eau pour cause d’irrégularités et manque absolu de transparence.
Les projets de décret relatifs à une réforme des majorations pour âge des allocations familiales étaient soumis à l’avis du Conseil d’administration de la Cnaf le 4 février.
Le Gouvernement veut imposer une majoration unique des allocations familiales à 14 ans. Il consacre ainsi une perte totale de 586 euros pour les familles par rapport à la situation antérieure, soit 138 millions d’euros « d’économies » pour la branche Famille de la Sécurité sociale. Excusez du peu ! Après avoir déjà reculé ces majorations pour âge de 10 à 11 ans (33,84 euros mensuels) et de 15 à 16 ans (60,16 euros mensuels) en 1999, le Gouvernement avance aujourd’hui comme argument à cette réforme, l’échelle d’équivalence de l’INSEE qui minore dorénavant le poids des enfants de moins de 14 ans dans le budget des familles qui passent ainsi de 0,5 à 0,3 part en terme de mesure d’unité de consommation.
"Au-delà d'un certain montant fixé par arrêté, les médecins et les chirurgiens-dentistes seront obligés de présenter un devis écrit au patient avant d'engager les soins", explique-t-elle. "Ce devis précisera le tarif de l'acte ainsi que la nature et le montant des dépassements qui lui seront facturés".
La Première chambre civile de la Cour de cassation a affirmé le 6/02/2008 que tout fœtus peut être déclaré à l’état civil quel que soit son niveau de développement.
Pour cela elle s’appuie sur l’article 79-1 alinéa 2 du Code Civil.
Cet article fait référence à la déclaration à l’état civil d’un enfant mort né.
L’histoire d’Alicja Tysiac, jeune femme polonaise, souffrant d’un grave handicap visuel qui s’est vu refuser un avortement malgré ce handicap, met douloureusement en évidence la situation tragique des femmes qui aujourd’hui en Europe sont privées de leurs droits fondamentaux.
Alicja a gagné son procès contre le gouvernement polonais devant la Cour Européenne de Justice à Strasbourg, qui a reconnu le non respect de ses droits individuels ; mais elle est toujours en butte aux pressions et aux menaces des intégristes catholiques.
Bagnols sur Cèze, ville de 20.000 habitants. Le service culturel de la mairie programme pour le 08 février une pièce de Jean Genet « Le Balcon ».
En support de la représentation, une affiche réalisée par le metteur en scène Paul Tournaire : un homme en robe de mariée en porte un autre sur ses genoux au milieu d’un champ de coquelicots avec en fond trois hommes portant un parapluie qui arrosent le champ.
Vincent Causse Président de l'Amicale Laïque de Bagnols.(30), instituteur
Pierrette Pasquini Houille UFAL Bagnols sur Cèze
Après le meurtre de quatre touristes français, le ministère des Affaires étrangères déconseille fortement « à tous les Français de se rendre en Mauritanie, quel que soit l’objet de leur déplacement (tourisme, évènement sportif...) ».Le Paris-Dakar est annulé. Les tour-opérateurs proposent des destinations différentes : Djanet !!! Djanet pour éviter le terrorisme mauritanien, alors qu’en novembre 2007, l’aéroport a été attaqué par des militants du GSPC liés à Al Quaida…. Voilà qui pose question…
Métro : Château d’eau (ligne 4), Gare de l’Est (lignes 4, 5 et 7) et République (lignes 3, 5, 8 et 11)
Pour défendre notre système de santé solidaire, il est urgent de nous mobiliser, nombreux.
Malades, familles, médecins, professionnels de la santé, mais aussi tous les citoyens.
Car la maladie, ça peut arriver à tout le monde.
Signez et faites signer la pétition en ligne
Slim Ghedamsi Responsable du Secteur Santé et Protection Sociale de l'Ufal 33614754505