Economie
Par Dominique Mourlane
Mardi 14 octobre 2008
article publié dans la lettre 62
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Alors que la crise couve depuis décembre 2000, pour éclater bruyamment en cette année 2008 et pour durer, personne ne sait combien de temps, avec quels effets systémiques, se pose la question des affichages de mise en avant du développement durable sur cette période.
Il est possible de voir les choses de manières différentes d'un point de vue libéral-financier :
Tous ces points de vue sont envisagés par le libéralisme pour la période qui nous concerne, dans le cadre d'une éthique de façade vis à vis des populations.
La tentative capitaliste sera de déclarer l'abandon des objectifs affichés dans le sens de la préservation de la planète (protocole de Kyoto, rapport Bruntland, convention de Rio, sécurité alimentaire, Grenelle de l'environnement) en expliquant que l'urgence est financière et que tout cela sera repris ultérieurement.
Eh bien non !
C'est justement parce que le système a montré ses limites, parce que la course en avant pour le profit financier ne profite qu'à peu de monde, que les moyens financiers d'aider la planète existent (les milliards pleuvent pour aider le système ou ce qu'il en reste), c'est justement parce que notre avenir passe par la sauvegarde de notre planète pour les générations futures que nous devons imaginer notre avenir, tous ensemble, en écartant la plaie financière, et en pressant les politiques pour une réorientation de notre fonctionnement.
Notre avenir, celui de nos enfants est au prix de l'effort que tous ensemble, aussi bien individuellement que collectivement, nous ferons pour rétablir notre Terre dans toute sa dimension et pour d'autre choix politiques.
Cette position est la seule envisageable, pour peu que nous nous sentions responsables.
par Dominique Mourlane
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