Economie
Par Bernard Teper
Lundi 13 octobre 2008
article publié dans la lettre 62
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Comme prévu, la crise financière a d'abord touché les Etats-Unis et le monde anglo-saxon qui avec les firmes multinationales, les associations multilatérales et les associations régionales ont la grande responsabilité de la direction des affaires du monde depuis l'écroulement de l'Union soviétique.
Mais par ricochet, elle va atteindre le monde entier. Elle arrive en Europe pour la simple raison que les dirigeants de l'Union européenne se sont arrimés aux Etats-Unis en ayant détruit tout ce qui pouvait faire résistance aux politiques néolibérales.
L'arrimage du monde à la globalisation financière fait que le degré d'interdépendance entre toutes les banques et institutions financières font qu'elles ont toutes "trempé" dans la bulle financière et dans la spéculation sur les titres hypothécaires.
Nous sommes donc rentrés en Europe dans une récession. Mais si les dirigeants du monde et ceux de notre pays ont mieux réagi qu'en 1929 (ou les banques centrales n'étaient pas intervenues quand ce fut nécessaire), ils continuent leur prédation. Alors que le Benelux et la France sont obligés de nationaliser Fortis et Dexia, ils continuent à vouloir privatiser en France la Poste, le système de santé et celui de la sécurité sociale via le Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) et via la loi Hôpital, Santé, Patients, Territoires (loi HPST) - un nouveau bonapartisme politico-économique avec la mise du turbo pour la privatisation. Alors que l'on "pinaille" sur une dizaine de milliards d'euros pour la Sécu, ce sont des centaines de milliards d'euros qui sont trouvés pour sauver les turbocapitalistes qui nous ont entraînés dans cette crise!
Nous voyons bien que toutes les constructions multilatérales (OMC, FMI, Banque mondiale) et les constructions régionales (dont l'Union européenne) montés par les néolibéraux et les sociaux-libéraux (bonjour Dominique Strauss-Kahn et le parti socialiste européen!!!) largement unis sont des impasses théoriques et pratiques. On ne peut pas avoir défendu le traité de Lisbonne (directement issu du Traité constitutionnel européen), son libre-échange, sa concurrence libre et non faussée, son remplacement des services publics par les Services sociaux d'intérêts général (SSIG) qui est un vecteur de la privatisation totale des services publics, son absence de démocratie et de souveraineté populaire, l'absence de tous les principes républicains(liberté ,égalité, fraternité, laïcité, démocratie, solidarité, souveraineté populaire, sûreté et développement durable) pour aujourd'hui appeler les couches populaires et les couches moyennes à faire des efforts pour pallier le dogmatisme et l'incurie des élites bourgeoises auto-proclamées.
Il n'y a pas d'autre sortie positive que celle de
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