Service public
Par Fédération des Syndicats Solidaires Unitaires et Démocratiques de l’Energie
Mercredi 1 octobre 2008
article publié dans la lettre 61
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Le Gouvernement s’apprête à « ouvrir le capital de la Poste », sans sembler se souvenir qu’il a imposé trait pour trait la même opération à EDF-GDF quatre ans plus tôt.
Le même contexte institutionnel : une Directive européenne qui impose l’ouverture des marchés.
La même solution proposée : changer le statut des entreprises publiques et ouvrir leur capital.
Les mêmes arguments :
Aujourd’hui, dans un projet qui relève du copier-coller, la moindre des chose serait de tirer un bilan des projets antérieurs, comme celui d’EDF-GDF, au lieu de reprendre le débat à zéro.
Comment expliquer que l’on omette d’établir le parallèle, si ce n’est parce que le bilan n’est pas défendable :
Et le « besoin d’argent » (8 Mds d’€), qui avait servi de justification à l’ouverture du capital d’EDF-GDF a de quoi faire sourire aujourd’hui, alors qu’EDF s’apprête à investir 16 Mds € dans British Energy.
L’argent n’a pas été investi dans les missions de service public, mais bien pour l’essentiel dans le rachat d’entreprises à l’Etranger (alors même que rien ne justifiait cette course au gigantisme puisqu’EDF était déjà le 1er opérateur européen).
Et l’argent « emprunté » aux actionnaires est bien plus coûteux que les emprunts : 15% exigé par les actionnaires contre moins de 4% pour un emprunt d’Etat.
L’ouverture du marché de l’Energie, puis celle du capital d’EDF-GDF, sont un échec. Ne reproduisons pas ce processus avec la Poste.
L’Etat doit tirer les bilans des privatisations des services publics, qui ont conduit à l’appauvrissement des pays du Sud et aujourd’hui des populations des pays du Nord.
La crise économique majeure déclenchée par la libéralisation du secteur bancaire en est l’exemple le plus récent.
Pour toutes ces raisons, SUD Energie, avec Solidaires, soutient les postiers qui se mobilisent contre la privatisation de leur entreprise, et participe à tous les rassemblements et structures unitaires visant à s'opposer à cette privatisation.
Le « débat » proposé par M. Sarkozy ne suffit pas. Les citoyens doivent être consultés par référendum.
Le 23 septembre 2008
par Fédération des Syndicats Solidaires Unitaires et Démocratiques de l’Energie
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