Laïcité
Par Secteur féminisme et laïcité de l'Ufal
Mercredi 9 janvier 2008
article publié dans la lettre 38
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Après les victoires à la fin du siècle dernier et au début de celui-ci sur la reconnaissance du concubinage, la transmission du nom à l'enfant, l'égalité des enfants légitimes, naturels et adultérins, l'UFAL a été fer de lance pour la bataille pour une loi contre les signes religieux à l'école. Dès le banquet républicain du 21 octobre 1989(1500 personnes) et le texte de la bande des cinq dans le Nouvel observateur en novembre 1989, les camarades Bernard Teper et Catherine Kintzler sont aux avants-postes de la bataille. Puis, de nombreuses réunions publiques et une relance par la tribune du 6 mai 2003 dans Libération toujours avec Bernard Teper et Catherine Kintzler. Vint les auditions auprès de la mission parlementaire présidé par Jean-Louis Debré ou celle-ci reprend la formulation proposée par l'UFAL qui demande "l'interdiction des signes religieux VISIBLES". C'en est trop pour le lobby catholique qui insiste auprès de Mme Chirac et du président pour faire une autre commission qui pourrait être plus souple. La composition de la commission Stasi n'est pas favorable au départ à la loi. Mais le travail de deux laïques dans la commission, la remarquable audition de Jean-Paul Costa, vice-président de la Commission européenne des droits de l'homme le 17 octobre 2003, les auditions des enseignants et chefs d'établissements, emportent le morceau malgré le dernier coup du lobby catholique, largement présent dans la commission Stasi, remplaçant VISIBLES par OSTENSIBLES pour sauver leurs petites croix !
Malgré cela, la nouvelle loi du 15 mars 2004 règle dans les classes le problème dès la rentrée qui suit au grand dam de tous les intégristes et communautaristes qui nous prévoyaient l'apocalypse!
Malheureusement, la circulaire d'application de la loi du 15 mars 2004 a permis aux associations communautaristes de relancer le désordre dans l'école pour les sorties scolaires. Il est temps donc de demander la modification de cette circulaire d'application. L’UFAL avec plusieurs autres organisations a fait paraître une tribune dans le journal Libération lundi 10 décembre 2007 demandant cette modification.
Puis le collectif ainsi créé a demandé une entrevue à un conseiller de la Présidence de la république ce qui fut fait mercredi 19 décembre. Au cours de cette réunion, Bernard Teper déposait sa proposition de modification de la circulaire après"... les parents" il a demandé de rajouter "sauf lorsque ceux-ci encadrent ou accompagnent des activités pédagogiques ou des sorties scolaires". Comme cela, la circulaire stipule, que l'interdiction ne concerne pas les parents sauf dans le cas des activités pédagogiques et des sorties scolaires.
Nous organisons avec le Collectif une première réunion publique le 15 janvier 2008 à 19h à la mairie du 20ème arrondissement (voir plus loin).
Entre-temps aussi, l'UFAL a enclenché des contacts internationaux pour aboutir aux réunions laïques internationales les 10 et 11 février 2007 à Montreuil (800 personnes et 30 délégations étrangères). Des camarades algériennes ont depuis largement participé aux universités populaires laïques de l'UFAL dans les ateliers Féminisme et laïcité.
L'idée d'un Bureau laïque international a germé. Depuis, ce bureau laïque international composé de deux ou trois personnes de chaque pays représenté est en liaison permanente.
Puis, nous allons organiser des assises de l'égalité et de la laïcité le 8 mars prochain et organiser les ateliers Féminisme et laïcité dans notre prochaine Université populaire laïque (UPL) de Mazères (09) comme nous le faisons à chaque session de la dite UPL.
Ainsi, nous allons continuer notre oeuvre laïque et surtout notre travail d'éducation populaire laïque.
par Secteur féminisme et laïcité de l'Ufal
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