À lire cette semaine
Par Lucette Guibert
Mardi 3 juillet 2007
article publié dans la lettre 24
Lien permanent vers cet article
Construire des agendas stratégiques est une nécessité pour être efficaces dans notre volonté de répondre aux besoins des citoyens et de leurs familles en liant le combat laïque et le combat social. A chaque période il faut militer différemment.
Dans la période que nous vivons, il est indispensable d'augmenter le nombre de militants et d'augmenter l'efficacité des actions militantes. Eviter les réunions, sans réelles préparations, sans suite, sans suivi et objectifs précis dans une période d'aussi intense pilonage idéologique du néolibéralisme et d'aussi graves rénoncements de la gauche, même de celle qui se dit révolutionnaire, est une obligation aussi pour éviter le découragement des militants.
Un agenda strétégique (différent d'un calendrier) c'est présenter des objectifs et des moyens clairs ; c'est :
Prioriser nos actions, c'est prendre l'initiative d'actions, à la suite d'un débat raisonné tenant compte de la volonté militante sans tenir compte des volontés particulières.
Relancer le débat d'idées, c'est entrer dans la stratégies à fronts larges. De telles stratégies permettent de réaliser une reconquête idéologique tout en affinant, dans l'action avec d'autres, nos propositions républicaines. Elles permettent l'éducation populaire dans l'action. Cette stratégie permet d'avoir le lien avec le peuple. Répondre aux problèmes des gens dans des actions de proximité devient alors différent d'actions charitables, parce que ces actions s'insérent dans une analyse globale et cohérente. Articuler des mots d'ordre généraux avec des actions locales, c'est ainsi que nous pourrons aussi élaborer des alternatives avec les citoyens.
L'UFAL est engagée dans 3 fronts larges :
Lier le combat laïque et le combat social dans le domaine de la santé est une évidence ; le démantélement de notre protection sociale s'accompagne du pillage de nos biens communs, en transfèrant à la sphère privée marchande la gestion, le bénéfice et l'utilisation de nos cotisations sociales et de nos impôts. La solidarité céde alors la place à la charité envers des populations stigmatisées et empêche toute nécessaire réaction commune en dressant les gens les uns contre les autres. Dans toute l'Europe et dans la monde, les neolibéraux progresssent de concert avec les communautaristes charitables et les intégrismes religieux. Dans notre pays, les actions contre les franchises de soins et celle pour la défense des permanences des CPAM et le refus de vente de leurs locaux, toutes deux menées dans le cadre des EGSAM, sont les prochaines batailles qui s'annoncent.
Aux UFAL locales qui décideront de se lancer dans ces batailles, ne pas oublier pour une audience et efficacité démultipliée que toutes actions doivent engager le trépied : syndicats, politiques (représentants élus et/ou partis) et associations.
Soyons prêts !
par Lucette Guibert
Responsable secteur Education Populaire de l'UFALvoir tous ses articles