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Lettre à un enseignant du primaire qui refuse d'obéir

Par Secteur Ecole de l'UFAL

article publié dans les lettres 65, 65

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Nous avons pris connaissance de votre lettre ouverte « Je refuse d’obéir », adressée à votre inspecteur (ci-dessous). Nous prenons la mesure du mouvement de solidarité qu’elle a suscité. Bien que nous n’adhérions pas à tous les termes de votre lettre, nous rendons hommage à votre courage et nous souhaitons que ce mouvement de solidarité permette de vous garantir de sanctions. Nous y participerons et nous appelons l’opinion à agir en ce sens.

Nous pensons d’abord que votre lettre témoigne de l’indignation et de la révolte à laquelle la politique de du ministère de l’Education Nationale pousse les instituteurs et professeurs d’école.
1. Cette indignation et cette révolte sont motivées par des décisions autoritaires, prises en l’absence de tout débat, et que les enseignants sont sommés d’appliquer dans la précipitation, sans aucune préparation ni formation. Vis-à-vis de l’opinion, un tel mépris est préjudiciable au respect que réclame leur fonction.
2. Nous nous élevons également avec indignation contre la réduction des moyens alloués à l’école publique, d’abord à travers la réduction des heures de classe et l’institution de la semaine de quatre jours. Outre les raisons invoquées par les chronobiologistes, nous disons que dans la vie l’enfant est constamment soumis aux pressions économiques et idéologiques de la société marchande, souvent aussi aux difficultés d’être et d’apprendre qui résultent du cadre familial, et que l’école républicaine constitue un refuge dans lequel il doit pouvoir étudier dans une certaine sérénité, si imparfaite soit-elle, et acquérir un regard critique qui lui permettra d’affronter plus librement la vie. La suppression d’un jour d’école va à l’encontre de cette mission.
3. Nous dénonçons également, tout comme vous, la réduction drastique des postes, la suppression des RASED, la diminution du nombre d’enseignants mis à disposition des associations. Les dispositifs d’aide aux élèves, tels qu’ils existent, ne sont sans doute pas parfaits, mais leur suppression n’est compensée par rien. Nous pensons comme vous que les deux heures d’aide personnalisée, d’ailleurs nécessairement mal placées dans la semaine, ne peuvent être efficaces, et que les stages de remise à niveau, comme beaucoup de prétendues remédiations, dissimulent seulement le fait que l’école publique est progressivement dépouillées des moyens (en personnels, en horaires, en matériels et en programmes et instructions adéquats) de permettre à tous les élèves d’étudier.
4. Nous dénonçons également la remise en question de l’école maternelle et le redéploiement des moyens dans le cadre des EPEP.
Toutes ces mesures ne tendent qu’à la casse de l’école publique, qui laissera le champ libre à des écoles privées, notamment confessionnelles.
5. Nous dénonçons également les atteintes au droit de grève à travers les efforts du ministère de l’Éducation Nationale pour mettre en oeuvre un « service minimum ». Étant donné que ce « service minimum » ne peut consister que dans l’accueil des enfants et non l’enseignement, nous y voyons une redéfinition sournoise de la fonction de l’école comme une simple garderie à la disposition des familles, et non un lieu où l’on s’instruit.
6. Concernant l’» Instruction morale et civique » prévue par les nouveaux programmes, nous considérons comme vous qu’elle ne peut pas être assurée par un enseignement autoritaire. Nous ajoutons qu’elle ne doit pas non plus être fondée sur une sorte de dressage comportemental ou une gestion pragmatique des relations humaines, qui accorderait une place primordiale à l’affectif, à l’opinion communément admise, ce qui mène au politiquement correct. Nous affirmons au contraire qu’il faut d’abord s’adresser à la raison de l’enfant et que la formation de l’homme et du citoyen repose sur des connaissances émancipatrices indispensables à la constitution de l’esprit critique. C’est la raison pour laquelle, dans l’enseignement secondaire, nous demandons « la suppression des cours d’ECJS… et la réintégration des heures qui leur sont actuellement consacrées dans les disciplines susceptibles d’envisager la question de la citoyenneté à la lumière des savoirs (français, histoire…) » (23 Propositions pour l’École, Rapport d’orientation 2007, § 17).
7. La seule réserve que nous ayons à l’égard de vos critiques concerne les programmes. Nous réprouvons la méthode avec laquelle le ministère veut les imposer. Nous affirmons comme vous que la réduction des horaires est un obstacle à leur mise en oeuvre. Mais vous semblez regretter les programmes précédents. Êtes-vous bien sûr que ces programmes étaient bon pour tous les élèves ? Depuis des décennies, la mobilité sociale (c’est-à-dire la possibilité pour les couches populaires de sortir de leurs conditions) des élèves diminue, le nombre d’élèves (surtout des couches populaires) qui sortent du système éducatif sans diplôme et sans qualification est quasiment constant. Si l’école n’est pas principalement un lieu de transmission des savoirs partout et pour tous, si elle n’assure pas sa mission d’ascenseur social, si elle n’assure que la reproduction des inégalités sociales, nous devons combattre cette école-là. Or, sans nier l’intérêt de pédagogies actives et coopératives dans l’acte d’instruire, nous dénonçons une politique officielle qui, depuis des décennies, les a dévoyées et qui tend à privilégier les méthodes sur les contenus, les savoir faire sur les savoirs, les tâtonnements de l’élève sur l’activité d’enseignement, ce qui prive les enfants les plus défavorisés de connaissances précises, structurées et détaillées qu’ils ne pourront acquérir hors de l’école. Nous pensons qu’il est nécessaire de revenir, de façon véritable, à l’acquisition méthodique des connaissances et des savoir faire qui sont fondamentaux pour la formation de l’homme et du citoyen autant que du travailleur. Mais, bien évidemment, nous combattons avec la plus grande vigueur, comme vous, de nouveaux programmes où le ministre, uniquement motivé par des raisons économiques et d’opportunité politique, semble aller dans ce sens pour le dénaturer et poursuivre la destruction de l’école républicaine qui avait été mise en oeuvre par ses prédécesseurs. C’est pourquoi nous n’approuvons pas la référence que vous faites à certains intellectuels des « sciences de l’éducation » qui ont prêté leur concours aux mauvais coups portés depuis des décennies contre l’école(et qui continuent pour certains à le faire sous ce ministère). Nous affirmons que celle-ci doit fournir une instruction consistante et ambitieuse pour sortir de ce processus où une école de classe organise une ségrégation spatiale des élèves selon leur couche sociale et dispense un enseignement différent selon le lieu géographique des élèves, c’est-à-dire selon leur origine sociale.
Sans approuver le principe de la "désobéissance pédagogique", nous n'admettrions pas que des réactions de révolte sincère, provoquées par les méthodes et le contenu des directives ministérielles, fassent l'objet de sanctions. Cela dit, sur les cinq points que vous évoquez vous ne désobéissez réellement que sur le point 4 : sur le point 5 l’obéissance n’a plus de raison d’être et sur les trois premiers points vous décidez d’appliquer les textes selon l’esprit qui vous paraît le bon. C’est exactement ce que l’UFAL préconise : la liberté pédagogique pour les enseignants pour la mise en oeuvre des programmes nationaux, à l’opposé des pédagogies imposées par une hiérarchie.
Enfin, l’UFAL pense que votre initiative personnelle, même relayée par les soutiens qu’elle suscite, ne peut remplacer l’action des syndicats et des mouvements d’éducation populaire. Elle-même ayant vocation à l’éducation populaire pense donc qu’une véritable réflexion est à mener sur le devenir de l’école publique et laïque, sur l’arrière-plan social et politique des difficultés qu’elle rencontre et des mesures de démolition qui sont prises contre elle, ainsi que sur les vraies dispositions qui, outre les moyens financiers adéquats, devraient permettre de mettre les moyens les plus modernes au service de l’instruction de l’homme et du citoyen.
Recevez, citoyen, cher collègue, cher camarade, l’assurance de nos sentiments fraternels.

PAR : LE SECTEUR ECOLE DE L'UFAL

 


ANNEXE
"Je refuse d'obéir !" (Lettre d'un instituteur à son inspecteur)
Colomiers, le 6 novembre 2008
Monsieur l'Inspecteur,

Je vous écris cette lettre car aujourd'hui, en conscience, je ne puis plus me taire ! En conscience, je refuse d'obéir.
Depuis un an, au nom des indispensables réformes, un processus négatif de déconstruction de l'Education Nationale s'est engagé qui désespère de plus en plus d'enseignants. Dans la plus grande précipitation, sans aucune concertation digne de ce nom, au mépris de l'opinion des enseignants qui sont pourtant les « experts » du quotidien sur le terrain, les annonces médiatiques de « réformes » de l'école se succèdent, suscitant tantôt de l'inquiétude, tantôt de la colère, et surtout beaucoup de désenchantement et de découragement. La méthode est détestable. Elle témoigne de beaucoup de mépris et d'arrogance vis-à-vis de ceux qui sont les premiers concernés. La qualité d'une réforme se juge autant par son contenu que par la façon dont est elle est préparée, expliquée et mise en oeuvre. L'Education Nationale n'est pas l'armée ! Il n'y a pas d'un côté ceux qui décident et d'un autre côté ceux qui exécutent ! L'honneur de notre métier est aussi de faire oeuvre de raison, de critique et de jugement.

Aujourd'hui, la coupe est pleine ! Le démantèlement pensé et organisé de l'Education Nationale n'est plus à démontrer tant les mesures décidées et imposées par ce gouvernement l'attestent au grand jour : des milliers de suppressions de postes qui aggravent une situation d'enseignement déjà difficile, la diminution du volume horaire hebdomadaire, la préférence accordée à la semaine de 4 jours, pourtant dénoncée par tous les chronobiologistes, l'alourdissement des programmes scolaires malgré une rhétorique qui prétend le contraire, la suppression des IUFM, la disparition annoncée des RASED alors qu'aucun bilan de leur action n'a été réalisé, la réaffectation dans les classes des enseignants travaillant pour les associations complémentaires de l'école, ce qui mettra à bas grand nombre de projets éducatifs dont l'utilité n'est plus à démontrer, la mise en place d'une agence chargée du remplacement avec l'utilisation de vacataires, la création des EPEP où les parents et les enseignants seront minoritaires dans le Conseil d'Administration, la dévalorisation du métier d'enseignant dans les écoles maternelles et les menaces qui pèsent sur celles-ci, la liste est longue des renoncements, des coupes franches et finalement des mauvais coups portés à notre système éducatif. Sans compter, ce qui m'est le plus insupportable, l'insistance à dénoncer le soit disant « pédagogisme », c'est-à-dire les mouvements pédagogiques qui, depuis des décennies, apportent des réponses innovantes, crédibles, raisonnables à l'échec scolaire.

Le démantèlement des fondements de l'Education Nationale est un processus que je ne peux accepter sans réagir. L'objet de ma lettre est de vous informer que je ne participerai pas à ce démantèlement. En conscience, je refuse de me prêter par ma collaboration active ou mon silence complice à la déconstruction d'un système, certes imparfait, mais qui a vocation à éduquer et instruire, à transmettre tout autant un « art de faire » qu'un « art de vivre », en donnant toutes ses chances à chaque élève, sans aucune distinction.

1. Les « nouveaux » programmes constituent une régression sans précédent. Ils tournent le dos à la pédagogie du projet qui permet aux élèves de s'impliquer dans les savoirs, de donner du sens à ce qu'ils font, de trouver des sources de motivation dans leur travail. Cette vision mécaniste et rétrograde des enseignements, qui privilégie l'apprentissage et la mémorisation, va certainement enfoncer les élèves en difficulté et accentuer l'échec scolaire. Ces programmes sont conçus pour pouvoir fournir des résultats « quantifiables, publiables et comparables » Or, « en éducation, tout n'est pas quantifiable, ni même évaluable en termes d'acquisitions immédiatement repérables ». (Philippe Meirieu). Nous sommes bien dans une logique d'entreprise et de libéralisation de l'école. Désormais, les enseignants seront évalués sur les progrès des acquis des élèves, c'est-à-dire sur la progression des résultats chiffrés. C'est notre liberté pédagogique qui est ainsi menacée. Dans la mesure où les programmes de 2002 n'ont fait l'objet d'aucune évaluation sérieuse et que d'autre part nous ne savons toujours pas qui a élaboré et rédigé les programmes 2008, d'ailleurs sans aucune concertation digne de ce nom, nous sommes en présence d'un déni de démocratie et de pédagogie. Pour toutes ces raisons, je considère que ces programmes sont totalement illégitimes. C'est pourquoi en conscience, j'ai décidé de ne pas les appliquer et de continuer à travailler dans l'esprit des programmes de 2002.

2. Tout particulièrement, je refuse de m'inscrire dans la logique d'une « Instruction morale et civique » aux relents passéistes. C'est une insulte faite aux enseignants et aux élèves de penser que l'inscription d'une règle de morale au tableau, apprise par c?ur par les élèves, fera changer un tant soit peu leur comportement ! Aujourd'hui, plus que jamais nous avons besoin de mettre en place dans nos classes des dispositifs qui offrent aux élèves la possibilité de se connaître, de se rencontrer, d'échanger, de se respecter. Nous avons besoin d'une éducation au vivre ensemble, car si nous ne le faisons pas, qui le fera oe L'éducation citoyenne est l'un des piliers de l'école pour construire une société ouverte, démocratique et libérée de l'emprise de la violence. La priorité aujourd'hui est d'apprendre aux élèves à se respecter, à réguler positivement les inévitables conflits du quotidien par la parole, la coopération, la médiation. Aujourd'hui, comme hier, en conscience, j'ai fait le choix d'une éducation citoyenne qui permette aux élèves de découvrir leur potentiel créatif et émotionnel au service du mieux vivre ensemble.

3. La réduction du volume horaire de la semaine scolaire de 26h à 24h apporte des bouleversements tels dans l'organisation des écoles, qu'il faut aujourd'hui parler de désorganisation structurelle. Le dispositif d'aide personnalisée pour « les élèves en difficulté » n'est qu'un prétexte démagogique pour supprimer les RASED. Ce dispositif porte un coup fatal à la crédibilité du métier d'enseignant. En effet, de nombreuses expériences pédagogiques d'hier et d'aujourd'hui ont montré et montrent que la difficulté scolaire se traite avec efficacité avec l'ensemble du groupe-classe, dans des dynamiques de coopération, de tutorat, de travail différencié, d'ateliers de besoin, etc. Le dispositif actuel considère que la difficulté doit être traitée de façon « médicale », avec un remède individuel, en dehors de toute motivation et de tout projet de classe. C'est une grave erreur. Ce dispositif est une faute contre l'esprit et la pédagogie. Dès la rentrée, en conscience, je n'appliquerai pas ce dispositif d'aide personnalisée tel qu'il est actuellement organisé. Ces deux heures seront mises à profit pour mener à bien un projet théâtre avec tous les élèves de la classe, répartis en demi-groupe, le mardi et le vendredi de 15h30 à 16h30, ceci avec l'accord des parents.

4. Les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires à destination des élèves de CM1 et CM2 sont eux aussi des dispositifs scandaleux et démagogiques destinés à caresser l'opinion publique dans le sens du poil. Mis en place sous le motif populiste qu'il est anormal que seuls les riches peuvent se payer des heures de soutien scolaire (dixit notre ministre), ces stages dont certains ne seront pas animés par des enseignants, ne règleront en rien l'échec scolaire. Ils sont destinés à appâter les enseignants qui souhaitent effectuer des heures supplémentaires avec bonne conscience, alors que dans le même temps des milliers de postes sont supprimés, aggravant ainsi les conditions de travail dans les écoles. Parce que je respecte profondément les élèves qui ont des difficultés et leurs parents et que je suis persuadé que ce dispositif est néfaste, je continuerai à refuser de transmettre des listes d'élèves pour les stages de remise à niveau.

5. La loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles les jours de grève n'est pas autre chose qu'une loi de remise en question des modalités d'application du droit de grève. Il est demandé aux enseignants de se déclarer gréviste 48h avant la grève afin que ce service minimum d'accueil puisse se mettre en place. Ce qui signifie clairement que les enseignants doivent collaborer à la remise en cause du droit de grève ! On ne saurait être plus cynique ! La commune de Colomiers ayant décidé de ne pas organiser ce service minimum d'accueil les jours de grève, il devient inutile de se déclarer 48h avant. En conscience, je ne me déclarerai pas gréviste à l'administration et j'informerai les parents trois jours avant de mon intention de faire grève.
Dans son dernier ouvrage, « Pédagogie : le devoir de résister », Philippe Meirieu écrit : « Nous avons le devoir de résister : résister, à notre échelle et partout où c'est possible, à tout ce qui humilie, assujettit et sépare. Pour transmettre ce qui grandit, libère et réunit. Notre liberté pédagogique, c'est celle de la pédagogie de la liberté. Nous n'avons rien à lâcher sur ces principes pédagogiques. Car ils ne relèvent pas de choix passagers de majorités politiques, mais bien de ce qui fonde, en deçà de toutes les circulaires et de toutes les réformes, le métier de professeur dans une société démocratique.


Et devant les errances de la modernité, le professeur n'a rien à rabattre de ses ambitions, bien au contraire… Face à la dictature de l'immédiateté, il doit travailler sur la temporalité. Quand, partout, on exalte la pulsion, il doit permettre l'émergence du désir. Contre les rapports de force institués, il doit promouvoir la recherche de la vérité et du bien commun. Pour contrecarrer la marchandisation de notre monde, il doit défendre le partage de la culture. Afin d'éviter la sélection par l'échec, il doit incarner l'exigence pour tous.
Personne ne prétend que la tâche est facile. Elle requiert détermination et inventivité. Echanges, solidarité et travail en équipe. Elle exige du courage. Et la force de nager à contre-courant. Il ne faut pas avoir peur de la marginalité. Car, plus que jamais et selon la belle formule de Jean-Luc Godard, « c'est la marge qui tient la page. » »
Si aujourd'hui je décide d'entrer en résistance et même en désobéissance, c'est par nécessité. Pour faire ce métier, il est important de le faire avec conviction et motivation. C'est parce que je ne pourrais plus concilier liberté pédagogique, plaisir d'enseigner et esprit de responsabilité qu'il est de mon devoir de refuser d'appliquer ces mesures que je dénonce. Je fais ce choix en pleine connaissance des risques que je prends, mais surtout dans l'espérance que cette résistance portera ces fruits. J'espère que, collectivement, nous empêcherons la mise en oeuvre de ces prétendues réformes. Cette action est une action constructive car dans le même temps il s'agit aussi de mettre en place des alternatives pédagogiques concrètes, raisonnables et efficaces.

Monsieur l'Inspecteur, vous l'avez compris, cette lettre n'est pas dirigée contre vous, ni votre fonction, mais je me dois de vous l'adresser et de la faire connaître. Le propre de l'esprit responsable est d'agir à visage découvert, sans faux-fuyant, en assumant les risques inhérents à cette action. C'est ce que je fais aujourd'hui.
Je vous prie de recevoir, Monsieur l'Inspecteur, l'assurance de mes sentiments déterminés et respectueux.

Alain REFALO
Professeur des écoles
Ecole Jules Ferry, Colomiers (31)
Lettre adressée à Mr l'Inspecteur de l'Education Nationale de la 17ème circonscription de la Haute-Garonne.

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