Laïcité
Par Collectif
Mercredi 27 février 2008
article publié dans la lettre 42
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COMMUNIQUE COMMUN : Cercle Condorcet – Forum Idées - Libre Pensée - Ligue des droits de l’Homme section de Bar Le Duc - Union des Familles Laïques de la Meuse
Les autorités religieuses n’ont aucune légitimité à régenter les affaires de l’Etat. De même, l'Etat n'a pas à intervenir dans le champ des religions. C'est le principe de la séparation des églises et de l'Etat. La France est un espace de tolérance pour toutes celles et ceux qui respectent sa laïcité.
Il n’appartient pas au chef de l’Etat de placer la morale religieuse au dessus (ou à côté) de la morale laïque, de définir ce qui est bien ou ce qui est mal. La loi républicaine qui est de son ressort, de celle de son gouvernement et de la représentation nationale a pour objet de définir ce qui est légal et ce qui ne l'est pas. Remettre en cause cette séparation est non seulement un retour en arrière, mais aussi une remise en cause du socle sur lequel repose la fonction présidentielle.
Il n'est pas tolérable d'utiliser la mémoire de la Shoah à des fins politiciennes, qu'un président de la République mis à mal par l'opinion en période électorale tente ainsi de séduire une communauté à la recherche de suffrages. Notre pays ne manque pas d'autorités philosophiques et morales reconnues en capacité de s'exprimer avec sagesse sur ce sujet. La charge de chef de l’Etat est suffisamment lourde pour que le président s’y consacre pleinement sans déborder sur un domaine qui n’est pas le sien. Avant de nous dire ce que nous devons croire ou ne pas croire. Il lui reste à démontrer sa capacité à gouverner la France dans le cadre de ses principes fondateurs de liberté, égalité et fraternité.
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