Les partisans de l'école privée peuvent se réjouir. Tous ceux qui préfèrent la séparation de l'école et de l'Etat à la séparation de l'Eglise et de l'Etat, qu'ils soient ultracatholiques ou ultralibéraux, ou ultra-les deux, peuvent savourer leur victoire. La guerre scolaire est presque terminée. Et ils ont gagné.
Le ver était dans le fruit depuis l'accommodement Debré de 1959, lorsque l'Etat a permis à l'école privée d'avoir le beurre et l'argent du beurre : le pouvoir de concurrencer l'école publique par la sélection et le soutien financier de l'Etat pour le faire. L'avancée de la démocratisation scolaire a rendu cette concurrence de plus en plus déloyale.
L’illusion d’un consensus mondial autour de l’universalité des droits de l’homme est en passe de voler en éclats. Il suffit d’observer le détournement de certaines conférences de l’ONU et la dérive en cours au Conseil des droits de l’homme pour s’en convaincre. L’inquiétante tournure prise par la Conférence contre le racisme organisée à Durban au début de septembre 2001 n’était qu’un symptôme. Depuis, le mal s’est considérablement aggravé.
Lire la suite...Au lieu de financer le retour du religieux, on pourrait surtout consacrer cet argent au social et au culturel. Par exemple en vue de réduire le nombre d’élèves par classe dans les quartiers populaires. Mais ce n’est pas la priorité de notre président, pour qui un instituteur ne remplacera jamais un prêtre ou un pasteur. A l’entendre, le plus grand mal dont souffrent les banlieues serait d’être devenues des "déserts spirituels". Sachant que l’"espérance" passe à ses yeux par le religieux, le nouveau nom du plan banlieue - baptisé "Espoir banlieue" - a de quoi inquiéter.
Lire la suite...Nicolas Sarkozy n’aime pas jouer sur les mots. Trop intellectuel. Les sondages sont ses seuls garde-fous. Pour le reste, la réflexion, la précaution, la sémantique, c’est un peu comme la séparation des pouvoirs. Un principe poussiéreux, invoqué par les hommes qui pensent pour freiner ceux qui courent. Autant dire un complot anti-Sarkozy.
Réfléchir sur les raisons de la radicalisation actuelle des violences urbaines ? Vous n’y pensez pas ! « Expliquer l’inexplicable reviendrait à excuser l’inexcusable » ! Tolérance zéro pour la pensée divergente ! Le tout au nom de la lutte contre la pensée unique bien sûr.
En un mot, Nicolas Sarkozy a ruiné tous les efforts des associations antiracistes féministes et laïques luttant contre la confessionnalisation des identités et du débat public.
Le 29 novembre dernier, lors de son intervention télévisée, il réagissait aux propos antisémites du ministre algérien des anciens combattants en expliquant qu'il était résolu à combattre l'"antisémitisme et l'islamophobie". Il vient de récidiver lors de son séjour en Algérie.