" Pourquoi ne pas financer les religions puisqu’on finance des stades de rugby (sport que tout le monde n’aime pas) ou des choses qui concernent encore moins de monde comme l’enseignement du grec ancien ou les recherches en métrique classique ? " L’argument est d’une telle vulgarité intellectuelle qu’on en reste pantois. Ainsi avec un sophisme d’écolier, on balaierait d’un revers de main l’article 2 de la loi de 1905 et avec lui toute la pensée laïque… Il serait malvenu de se boucher le nez devant ce qui n’est qu’une astuce : il importe de la démonter.
Lire la suite...Catherine Kintzler, philosophe et auteur de Qu'est-ce que la laïcité, se dit « très choquée » par le discours du Président à Saint-Jean-de-Latran et dénonce le concept de « laïcité positive ».
Lire la suite...Dans la déplorable affaire du gîte d’Epinal, on reconnaît le dogmatisme anti-religieux, l’ultra-laïcisme au nom duquel il faudrait, par exemple, interdire le port d’une soutane, celui d’une croix, d’une kippa ou d’un voile islamique dans tout lieu accessible au public. Les laïques ont combattu le communautarisme, mais ils doivent aussi avoir le courage de combattre, y compris en leur propre sein, l’ultra-laïcisme dogmatique. Celui-ci non seulement ruine la laïcité en la vidant de son sens, mais, en pourchassant dans la société civile les manifestations religieuses ou d’appartenance, il encourage le communautarisme et coalise autour des appartenances ainsi menacées des solidarités inespérées.
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