Article publié sur le blog de la rue Goudouly
La veille de l’ouverture du sommet de Copenhague Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU, pronostiquait un accord signé de la part de tous les Etats
Ils sont arrivés à une déclaration commune, sans photo de famille, car les résultat ne méritent même pas la photo... au moins de ça ils sont conscients.
Il fallait bien une déclaration au minimum… mais pour quel contenu ?
Vous pouvez toujours consulter la déclaration finale, fruit de la négociation entre 26 Etats et rédigée par 5 (Etats-Unis, Chine, Inde, Afrique du Sud et Brésil) de ces Etats.
La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Copenhague[1], qui se déroulera du 7 au 18 décembre 2009, a comme objectif d’accoucher d’un accord qui donnera une suite au Protocole de Kyoto[2] négocié en 1997, ratifié par 175 pays, et entré en vigueur en février 2005 après la ratification de la Russie. Le principe de donner une suite au Protocole de Kyoto, qui arrive à son terme en 2012, a été arrêté lors de la Conférence de Bali en 2007 alors que le GIEC[3] venait de remettre son 4ème rapport qui montrait que pour limiter les effets pour la planète et ses habitants, il fallait limiter l’augmentation de la température moyenne du globe à 2°C, ce qui nécessite de stabiliser les émissions mondiales de GES[4] par rapport à leur niveau de 1990 avant 2020, et de les réduire de moitié d’ici 2050. Rappelons que le Protocole de Kyoto prévoyait un engagement chiffré d'atteindre en 2012 une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 37 pays industrialisés d'environ 5 % en moyenne par rapport à 1990.
Le traité de Copenhague qui sera (peut-être ?) signé devrait appliquer ainsi différentes mesures, dont :le développement des énergies renouvelablesla réduction du recours aux énergies fossilesl'amélioration de la performance énergétique des bâtimentsles contraintes sur certaines industries polluantesle recours aux véhicules moins émetteurs de CO2le développement des transports collectifs...
...et le rôle de la forêt dans le stockage du gaz carbonique et dans la régulation du climat mondial.
[1] La conférence de Copenhague est souvent désignée par l’abréviation COP15 qui signifie 15ème conférence annuelle des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC)
[2] Le Protocole de Kyoto est un élargissement de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques issue du Sommet de Rio de 1992
[3] Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat
[4] Gaz à effet de serre. Les GES pris en compte dans les accords internationaux sont le dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et trois gaz fluorés (les hydrofluorocarbures HFC, les perfluorocarbues PFC et l'hexafluorure de soufre SF6)
NB. L'UFAL vient de rejoindre ce collectif.
Nous sommes à la croisée des chemins. Issu de l’activité humaine, dans le cadre d’un modèle de production agricole et industriel que les sociétés industrialisées ont mis en place et qui se répand sur l’ensemble de la planète, le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d'espèces. D'ores et déjà, des populations entières sont affectées, en particulier les femmes, les peuples indigènes, les paysan-ne-s et, de façon générale, les plus défavorisés.
Face à cette crise écologique et sociale, mouvements sociaux, organisations écologistes, politiques et scientifiques du monde entier appellent à une action urgente et radicale.
Du 7 au 12 décembre prochains, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tiendra à Copenhague. Elle doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012.
Le fait que la taxe carbone soit une épine dans le pied du gouvernement n’est un secret pour personne. Le fait que le PS s’en saisisse pour se faire mousser et régler des prises de position de pouvoir internes à sa structure, sans rien proposer de structurant en retour, est aussi évident pour tout le monde. Le fait que la direction politique des Verts ne sache plus se démarquer politiquement qu'en s’orientant vers de la surenchère « verdiste » est noté par l’ensemble de la classe politique.
Mais, car il y a toujours un mais, il faut bien repartir d’éléments concrets pour essayer d’y voir clair et tenter d'avancer.
Manifestation citoyenne à Bruxelles le 10 décembre devant le Parlement européen, Place du Luxembourg
Les forces sociales dominantes des pays les plus puissants et influents du monde ont réussi à empêcher les organes compétents des Nations Unies de reconnaître l’accès à l’eau comme un droit humain (universel, indivisible et irréversible), à l’occasion de la célébration du 60e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948-2008).
Ainsi, en mars dernier, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a-t-il renoncé à cette reconnaissance se contentant de nommer un nouveau rapporteur spécial sur le droit à l’eau (encore un !) censé soumettre un nouveau rapport dans trois ans.
C’est inacceptable. Il s’agit d’une violence portée à l’intégralité des droits humains et à l’universalité du droit à la vie. Ce faisant, la communauté internationale a trahi ses responsabilités et alimente l’idée que l’inégalité entre les êtres humains devant le droit est irréversible. Elle donne ainsi son aval à l’injustice sociale.
Une étude scientifique publiée dans le journal Environmental Health s'est intéressée à la distribution des différents cancers de l'enfant dans les différents comtés de l'état du Texas, Etats Unis. Les scientifiques ont étudié les enfants nés de 1990 à 2002, ils ont répertoriés le nombre de cas des différents cancers dont certains d'entre eux ont été victimes et ont cherché à voir si le lieu de naissance des enfants pouvait induire un risque plus élevé ou non de développer tel ou tel forme de cancer.
Résultats : les chercheurs ont trouvé plus de gliomes dans les zones d'agriculture intensive, plus de cancers hépatiques près des usines émettant des polluants de l'air dangereux et plus de lymphomes hodgkiniens et de tumeurs malignes des os dans les zones de croissance rapide de population.
Le secteur Développement durable de l'UFAL fait un week-end à Limoges. Pour quoi faire ? Comment ? Questions aux responsables du secteur.
Pourquoi organiser ces « Assises du développement durable » ?
: L'objectif est de structurer le secteur pour le rendre dynamique et vivant. Un secteur à l'UFAL, c'est plusieurs aspects : la formation de nouvelles personnes, la recherche et la production d'articles sur le développement durable, et l'organisation d'actions.
Compte rendu de l’atelier animé par Aurélien BERNIER
Lire la suite...Ce qui suit rend compte d’une réunion à Bruxelles de nos amis belges de l’IERPE (www. ierpe. eu)
Riccardo Petrella nous informe que la semaine passée le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a refusé de reconnaître l’eau comme droit humain à cause du veto des Etats-Unis et du Canada basé sur deux arguments :la souveraineté des Etats nationaux en cette matièrela théorie des coûts qui doivent être couverts par l’utilisateur
L’ONU et ses états membres ont cependant fixé des objectifs plus ou moins ambitieux (objectifs du millénaire, décennie internationale de l’eau) par rapport à l’accès à l’eau et l’assainissement mais depuis 30 ans ne se sont jamais donné les moyens de les réaliser.