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n°126 - 03 décembre 2007
le journal du secteur Ecole de l'UFAL
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Sommaire
Depuis quelque temps déjà, le mot « autonomie » fait florès. On glorifiait hier l’autonomie de l’« apprenant », censé construire lui-même son propre savoir. On glorifie aujourd’hui l’autonomie dont jouissent les établissements scolaires censés définir leur « projet » et décider de leur organisation. Le remède que le gouvernement propose pour rendre l’université compétitive ? L’autonomie ! Tel est le maître-mot de la loi dite Pécresse, censée apporter aux universités une plus grande liberté en matière financière et en matière de gestion des ressources humaines.
Quelles seraient les incidences, immédiates et prévisibles, de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), dite loi Pécresse ? Reprenons, sans entrer dans le détail, des dispositions essentielles.
Exposé du 15 novembre 2007 à l'amphi Jean Perrin
Oui, parmi les grévistes, les enseignants du public étaient les plus nombreux. Quel
camouflet pour ce gouvernement (et les précédents) ! Ils sont venus dénoncer la baisse de leur pouvoir d’achat et surtout l’inexorable dégradation de leurs conditions de travail.
Oui, leur colère sourde et pudique est générée par la distorsion accrue entre leur mission
et celle qu’a oubliée l’État.
La Lettre aux éducateurs de Nicolas Sarkozy, publiée à la rentrée scolaire, est exemplaire de sa façon de faire : discours flatteur et contradictoire. Écrite dans un bon français agréable à lire, preuve que Sarkozy n’en est pas l’auteur, elle est faite pour tromper.
Voyons-en quelques aspects.
C’est au terme de nombreuses luttes laïques et féministes menées depuis 1989 par des collectifs de personnels de l’Éducation nationale, des mouvements et des associations que fut construit un rapport de force permettant d’obtenir le vote de la loi du 15 mars 2004. Cette loi interdit « le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse ». Cette loi est devenue l’article L141-5-1 dans le Code de l’Éducation (C. E.) ; elle s’applique « dans les écoles, les collèges et les lycées publics ».
Faut-il militer pour que la loi du 15 mars 2004 interdisant le port des signes religieux à l’intérieur des établissements d’enseignement public primaire et secondaire soit étendue aux universités ?
Yves Careil, L’expérience des collégiens, Ségrégations, médiations, tensions, « Le sens social »
Presses universitaires de Rennes, octobre 2007,
412 pages, 22 €.