Des difficultés pour lire cette lettre ? Cliquez ici : lettre en ligne - Pour vous désabonner, ici : désinscrire
n°122 - 23 mars 2007
(REsistance pour une Ecole REpublicaine)
REPERE (REsistance pour une Ecole REpublicaine) est une publication électronique éditée par le secteur Ecole de l'UFAL. REPERE a pour objet l'analyse de l'école actuelle, la promotion d'une école laïque et républicaine, la proposition d'une praxis pour y parvenir. L'avenir de l'Ecole ne sachant dépendre des seuls enseignants, REPERE a pour but de fédérer tous les citoyens et les citoyennes afin d'agir ensemble. Les moyens d'action du secteur école de l'UFAL et de REPERE sont conforme à ceux d'un mouvement d'éducation populaire laïque tourné vers l'action :
Pour tout contact :
Sommaire
Ce numéro de Repère est consacré aux programmes de quelques candidats à l'élection présidentielle, sur l'école et l'enseignement. Nous ne prétendons pas à l'exhaustivité, ni concernant les candidats ni pour chacun de ceux ici retenus, sur leur programme éducatif. Comme beaucoup ont un site ou blog, les curieux pointilleux y recourront.
Les militants de l'Ufal, citoyens curieux et consciencieux, les ont lus, peut-être pas tous. Et ils ont souvent sursauté.
A lire côte à côte ces programmes et les réflexions qu'ils ont inspirées à nos camarades, cela nous a paru une mise en garde instructive.
Il va de soi que l'UFAL ne saurait donner de consigne de vote. Pour une raison de principe, d'abord. Et ce n'est pas la lecture de ces programmes qui pourrait nous y inciter.
Le Secteur École De L'UFAL
Voici le grandes Tendances observées par les enseignant :
1) les professeurs:
2) les élèves:
3) le primaire:
4) le collège:
5) le lycée professionnel difficile: Professeurs:
Elèves:
Réflexions de professeur: « Quand on a une heure de cours, on va dans l'arène, on ne sait pas comment on va en sortir ». « Chaque jour, chaque heure, chaque minute, on est sur le qui-vive ».
Réflexion d'une adolescente de dix-sept ans : « De toutes façons, nous (les enfants de la troisième génération d'immigrés) sommes plus nombreux que les Français du même âge.
Familles: Absentes pour la plupart Syndicats : rôle important de contrôle
Evelyne Bigou
(...)
Le Secteur École De L'UFAL
Après lecture de votre « Pacte présidentiel », on ne peut qu’avoir cette interrogation en tête.
En effet, en amplifiant massivement la Régionalisation, votre programme semble conduire à la déconstruction de la République française liée à l'Etat-Nation et, ce, pour établir une République des Régions. C’est à dire une République de Régions s’autonomisant et, ce, au sein d'une Europe des Régions. Comme c’est déjà le cas en Espagne avec la politique menée par José Luis Rodriguez Zapatero ou en Grande-Bretagne par Tony Blair. On craint d’y voir une République fédérale de France où la langue française ne serait plus le lien social entre les habitants de la France. Où chaque Région irait vers une langue régionale ? Qu’adviendrait-il alors de tous ceux qui ne la parleraient pas ?
Si telle était votre orientation, ne serait-ce donc pas la fin programmée de « l’Education nationale » ? Est-ce pour cela que le mot « Education nationale » n’est pas prononcé une seule fois dans votre « Pacte présidentiel » ? On n’y parle effectivement que de « l’Ecole » sans autre précision. « Ecoles régionales » au lieu de « l’Education nationale » ? Est-ce votre projet, Madame Royal ?
- A la « proposition n° 6 », il est question de « Réformer l’Etat », d’« Une décentralisation aboutie » et de « services publics de qualité ». Faut-il y voir des Lander comme en Allemagne ou la Catalogne autonome de Zapatero ou l’Ecosse de Blair ? Et avec des services publics régionaux (l’adjectif « nationaux » n’est pas employé) ? Par conséquent faut-il envisager que l'égalité n’existerait plus entre les citoyens français, mais – éventuellement - entre citoyens d’une même Région ? Mieux vaudrait alors habiter dans une Région riche économiquement ! Est-ce votre projet, Madame Royal ?
- La « proposition n° 23 » postule d’« Assurer la maîtrise de la langue parlée à la maternelle. » Laquelle ? Le « français parlé » ? La langue régionale ? La langue maternelle des parents immigrés ou de résidents européens en France ? Est-ce votre projet, Madame Royal ?
- La « proposition n° 30 », parle d’« Adopter une loi de programmation pour redonner à nos universités les moyens de l’excellence », de « Renforcer l’autonomie des universités dans le cadre national » et d’« Associer les régions à la remise à niveau des universités (bâtiments, logements étudiants…). » Cela signifie-t-il aller vers des universités concurrentielles classées entre Régions ("l'excellence") ? Avec l’abandon de l’égalité nationale des diplômes et la mise en place de licences, de masters d’inégale valeur selon le classement de l’université qui les délivre ? Ceci posé, cette orientation conduit à transférer le financement de l'Etat aux régions, voire aux financements privés. Ne peut-on pas craindre que, dans les régions pauvres, les universités autonomes soient en difficulté ? Et que ne demeurent au final que les universités des quelques régions riches ? Est-ce votre projet, Madame Royal ? __ - La « proposition n° 13 »__ conforte ce choix du désengagement de l’Etat sur les régions. Elle prévoit de développer «l’éducation artistique et la pratique artistique à tous les niveaux de la maternelle à l’université ». Financées comment ? Réponse : « A cette fin, sera mis en oeuvre un plan national, avec les régions, d’aménagement d’équipements culturels dans les universités et les lycées (salles de répétition et de spectacles, ateliers-studios, tables de montage, etc.). Est-ce votre projet, Madame Royal ?
Dites-nous que vous ne programmez pas la fin du pacte républicain fondé sur l'égalité nationale des citoyens français. Que vous n'amorcez pas le retour au différentialisme des Provinces de l'Ancien Régime (Avant la Révolution) où il y avait deux poids, deux mesures. Que vous n’amplifiez pas la logique du « droit à la différence » et de « la différence des droits ». Que vous défendez toujours « l’Education nationale ». Vraiment nationale. Et non l’Ecole en France.
Pierre Baracca
J’attendais avec impatience (mais sans aucune illusion) de voir quelles seraient les retombées de la mascarade à laquelle j’ai participé. J’avoue que je ne suis pas franchement surpris… 100 propositions !!! après les 100 jours de l’autre.
Je vous le disais, en qualité d’enseignant je me suis impliqué dans l’un des débats organisés à Lyon sur le thème de l’Ecole. L’invitation aurait pu s’intituler (comme pour le débat sur la mixité) : « L’Ecole, la réussite pour qui, pour quoi ? » Vous avez du mal à imaginer le tableau ? Voici à grands traits la teneur des échanges auxquels les enseignants présents n’ont pas manqué d’apporter leur contribution. La salle réunissait trois catégories de débatteurs :
Et la synthèse me direz vous ? J’y arrive.. Seriez vous surpris si je vous disais qu’elle aurait pu être réalisée en début de soirée ? Et bien OUI, parce que le maître mot qui a été retenu par le secrétaire de section (du 9ème arrondissement de Lyon) pour synthétiser les points de vue antagonistes exprimés : DIALOGUE !!! sans aucune référence aux doutes et témoignages exprimés par les professeurs sur l’aptitude du PS à proposer des réponses à leurs attentes : celles visant à promouvoir le service public éducatif démocratisé.
Dans les 100 propositions de la candidate, ex-secrétaire d’Etat à l’enseignement, j’ai examiné, rapidement et pour cause, les propositions qui intéressent l’Ecole. Comme élément apparemment positif il est envisagé d’augmenter de 20% la dotation horaire des établissements classés en REP. Rien n’est cependant dit s’agissant de la modalité de calcul (par élève ou par division ?).
Autre mesure phare : la présence d’un deuxième adulte dans la classe sans qu’il soit dit sous quel statut et s’il aura l’uniforme ?).
Pour le reste il est prévu d’organiser des Etats Généraux avec les Professeurs : sur le mode des débats participatifs… cela promet !! Pourquoi cette méfiance à l’égard des organisations syndicales (que l’on prévoit pourtant de renforcer) qui sont l’expression d’une démocratie représentative (qui a mes faveurs, vous l’aurez compris).
Reste la laïcité… qui n’est pas mentionnée dans le chapitre relatif à l’Ecole puisque ce n’est pas un problème .. comme chacun le sait.
Néanmoins, la laïcité n’est pas oubliée puisqu’il est prévu d’intégrer une « charte » de la laïcité dans la Constitution. En règle générale, les chartes prévoient des dispositions qui n’ont aucune force de loi. Elles contiennent des dispositifs qui témoignent de la bonne volonté (Cochonou) du producteur à respecter des engagements qui ne peuvent leur être opposés devant les tribunaux au titre d’une obligation de résultat.
Si cette charte est intégrée dans la Constitution, cela lui donnera une réelle force contraignante. Mais quel sera son contenu ? Si elle est inspirée par Fabius, nul doute qu’elle s’inscrira dans l’esprit du principe républicain… Cependant, je n’oublie pas la jurisprudence du Conseil d’Etat inspiré par les tergiversations de Jospin (sur le voile islamique) et sa loi d’orientation sur l’Ecole. Alors… méfiance, et vigilance camarades. La candidate du PS ne dit pas un mot de la LOLF dont les effets désastreux se font sentir sur l’Ecole. Quid des lois « de Robien » ?
Pour conclure, je vous rapporte le propos d’un élu du P.S à qui je disais qu’en l’état actuel des choses, nombre de professeurs s’interrogent sur le choix qu’ils feront au premier tour ; il me répond : « voter P.S est un acte de Foi ».. J’avoue qu’au vu du programme, je comprends mieux son expression.
Jean-Claude Santana
Nicolas Sarkozy, Président de l'UMP :
« (Cette) idée ne correspond plus aux besoins de l'école aujourd'hui. L'école accueille des publics plus nombreux, plus divers, qu'elle mène à des niveaux de qualification plus élevés. Elle ne peut plus le faire dans les mêmes conditions qu'à l'époque où une sélection sévère, parfois brutale, se chargeait d'écarter ceux qui semblaient inadaptés. Chaque enfant est différent. ...
La première proposition, la plus importante, est de donner de l'autonomie aux établissements scolaires pour leur permettre de mettre en oeuvre des projets éducatifs spécifiques. ...
La conséquence logique de ces propositions, c'est le libre choix par les parents de l¹établissement scolaire de leur enfant. A partir du moment où chaque établissement propose un projet spécifique, il est normal que les parents puissent choisir l'établissement qui correspond le mieux à leur enfant.»
Commentaire du secteur Ecole :
Donc, la suppression de la carte scolaire, et la fin de l'école républicaine, la fin revendiquée de l'égalité.
Le Secteur École De L'UFAL
Le Secteur École De L'UFAL
La loi Fillon sera abrogée. Une loi de démocratisation du système éducatif sera mise en chantier, fondée sur le droit et la capacité de chacun d'accéder à l'éducation, la lutte contre les inégalités scolaires et territoriales, la gratuité, la laïcité et une réelle mixité sociale.
L'obligation de scolarité commencera à 3 ans et sera portée à 18 ans, avec un développement de la scolarisation dès 2 ans. C'est l'État qui sera garant de l'égalité d'accès sur le territoire à l'éducation. L'apprentissage ne pourra pas concurrencer les formations initiales publiques. Le caractère national des diplômes sera préservé, le bac restera le diplôme garantissant l'accès aux études supérieures, sans sélection à l'entrée à l'université. L'État s'engagera à ce que chaque jeune sorte du système éducatif avec une qualification ou un diplôme. Enseignants, personnels, élèves, parents... tous les acteurs de l'école seront associés aux décisions. La création d'observatoires locaux et d'un Fonds National permettra de lutter contre les inégalités scolaires et territoriales, notamment par des préconisations, la révision et le suivi de l'application de la carte scolaire pour assurer une réelle mixité sociale, des moyens adaptés pour accueillir les élèves handicapés dans les établissements. A titre transitoire, pour combattre relégation et ghettoïsation, des mesures spécifiques (ZEP ...) seront intensifiées.
Le financement des mesures nécessaires sera garanti par une loi de programmation pluriannuelle qui portera le budget du ministère de l'éducation nationale à 7% du PIB. En 5 ans, 150.000 enseignants et 45.000 personnels de santé, social, vie scolaire, CIO, entretien... seront recrutés et formés sur statut Fonction publique.
La loi Raffarin de décentralisation de l'Education Nationale sera remise en cause : les statuts des personnels TOS resteront réversibles (Fonction publique d'État ou territoriale), et leurs missions resteront définies dans le cadre de l'éducation nationale. Il sera mis fin à la logique de privatisation et d'externalisation des services (restauration, entretien...).
Le Secteur École De L'UFAL
Quelle est la première condition ?
Que tous les élèves, cent pour cent, sachent lire et écrire au moment de l'entrée en sixième. Et, s'ils ne savent pas lire au moment d'entrée en sixième, qu'on ne les laisse pas entrer en sixième sans leur apprendre !
Je ne participerai pas aux guerres de religion autour des méthodes de lecture. J'y ai participé autrefois. Mais j'ai conclu assez vite que cette guerre ne pouvait être gagnée par des moyens autoritaires. On n'introduira pas des méthodes de lecture par décret. Il n'y a qu'une démarche qui vaudra et qui sera juste : la démarche scientifique et l'évaluation ! En une année, en deux années, si on le veut, on peut fixer des protocoles, suivre des cohortes d'élèves, vérifier ce qui marche et publier les résultats. En cinq années d'un effort continu, qui associe toutes les forces vives de l'école primaire, tous les élèves doivent lire couramment dans les dernières années de l'école primaire.
Cela veut dire aussi qu'il faut trouver, avec des chercheurs, avec des pédagogues passionnés, dans un programme de recherche national, comment rattraper ceux qui n'y sont pas parvenus. Ceux-là méritent des classes particulières, avec des maîtres spécialement formés, quitte à les libérer des autres parties du programme !
C'est l'autorité du professeur et du surveillant qu'il faut reconstruire. Et cela passe par une question qu'il faut poser et résoudre.
Les enseignants donnent toujours les mêmes chiffres : même dans les établissements les plus violents, dans les dix pour cent d'établissements d'où viennent soixante pour cent des « signalements » d'incidents violents, comme on dit dans la nomenclature du ministère, c'est un élève, deux élèves par classe qui mettent la classe par terre et déstabilisent l'établissement.
Je veux le dire clairement : à ces élèves-là, il faut des réponses pédagogiques et d'autorité qui ne peuvent pas être apportées dans le cadre normal du collège classique ! Aujourd'hui, pour ces élèves-là, nous n'avons aucune réponse. Quel que soit leur comportement, alors qu'il faudrait réagir au premier incident, ne serait-ce que par exemplarité, avertissement après avertissement, sanction après sanction, ils restent au collège. Au pire, on les change de collège... Et ils continuent leur trouble et leur inquiétude destructrice.
À ces élèves-là, il ne suffit pas de proposer des professeurs et des surveillants (rares). À ces élèves-là, il faut en plus des éducateurs et des psychologues. À ces élèves-là, il faut des établissements qui proposent, de manière durable ou, le plus souvent, transitoire, une prise en main, ou une reprise en main, qui leur rende des repères, d'autorité, de fermeté, de dialogue, sans lesquels ils continueront à se détruire et à détruire autour d'eux, dans la souffrance explosive qui les frappe et dont ils frappent leur entourage. C'est sans doute la forme de l'internat qui est la plus efficace. Etablissements de petite taille, moyens adaptés, qui permettront des réponses qui n'existent pas ailleurs et pour le collège de retrouver la stabilité sans laquelle il ne peut pas accomplir sa mission.
L'assistance, la présence, l'aide aux élèves, je le vois assumé dans le cadre du service civil universel. Je le vois assumé dans le cadre de l'activité universelle, que je propose à ceux qui reçoivent des minima sociaux et dont beaucoup ont des qualités, des aptitudes qui doivent être valorisées. Parfois, la présence seule d'un adulte suffit à éviter un débordement ou un accident.
Le programme de service civil universel, le programme d'activité universelle, sont d'abord dirigés vers les établissements scolaires pour la surveillance, l'accompagnement, le suivi, dont écoles collèges et lycées ont le plus grand besoin.
Le Secteur École De L'UFAL
Les lecteurs remarqueront que dans ces programmes politiques, il apparaît très rarement la reconnaissance des constats faits par les familles et les enseignants de base, sur la dégradation de l'école. Eludant ce constat, il y a peu de chance que l'on puisse y remédier. L'UFAL ne peut oublier que le candidat Bayrou a été ministre de l'Education nationale de 1993 à 1997, que s'est dressée contre lui la plus importante manifestation laïque de la fin du XXe siècle, qu'il est l'auteur du Nouveau contrat pour l'école qui a de fait aboli les programmes et horaires nationaux ; cela, c'est sans doute pour l'égalité ?
On trouve même dans ces déclarations des détails cocasses : nos amis les conseillers d'orientation seront ravis d'apprendre qu'une dame qui fut ministre des enseignements scolaires propose de créer un service public d'orientation, alors que celui-ci existe depuis la Libération ! Maltraités, méconnus, vilipendés, certes, les conseillers d'orientation ne sont pas en nombre suffisant, mais ils existent !
Les citoyens aspirent à l'égalité et à la justice, ce n'est guère pris en compte par tous ceux qui proposent une école à plusieurs vitesses, par la suppression de la carte scolaire ou des tromperies ou passe-droit variés.
On pourrait espérer que des programmes politiques avancent des solutions politiques ; or, les moyens institutionnels et économiques des mesures proposées ne sont presque nulle part énoncés, voilà de quoi inspirer de la méfiance aux électeurs.
Le Secteur École De L'UFAL
Bourses scolaires dans le Finistère,
Communiqué de presse de la FCPE
Bourses scolaires : discrimination positive en faveur des établissements privés Dans le Finistère, les bourses scolaires ne seraient plus versées aux familles, « faute de crédits ». Aux familles de l'enseignement public, s'entend. Dans les établissements privés, en revanche, elles seraient versées rubis sur l'ongle.
Le ministère de l'Education nationale avait, en effet, promis des crédits supplémentaires pour financer l'extension des bourses au mérite attribuées «de droit », à partir de cette année, aux titulaires d'une mention bien ou très bien au brevet. Le Finistère devait percevoir à ce titre 77 000 euros.
Mais le ministère ignorant ses engagements, l'inspection académique aurait été obligée d'épuiser le budget des bourses « classiques », attribuées, elles, sur dossier, pour financer les bourses au mérite.
Pour les établissements privés, la « rallonge » budgétaire aurait bien été versée. Comment exprimer l'indignation des parents d'élèves de l'enseignement public face à une telle discrimination ?
Quel cynisme de la part d'un ministre qui se prétend le chantre de l'égalité des chances et le garant de la prétendue parité entre enseignement public et établissements privés !
La FCPE exige que le ministère tienne ses engagements et verse, toutes affaires cessantes, aux inspections académiques les crédits nécessaires au versement des bourses scolaires dont les familles et les enfants ont besoin et auxquelles ils ont droit.
Les établissements privés, dont les représentants réclament la parité de traitement avec l'enseignement public, devraient y réfléchir à deux fois.
Ils ont certainement beaucoup plus à perdre qu'à gagner à se retrouver alignés sur les maigres moyens de l'enseignement public.
Daniel Dubois administrateur de la FCPE 59
Le débat sur la lecture est loin d'être terminé : signalons un article bien documenté, passionné, passionnant, du sociologue Jean-Pierre Terrail, « La syllabique est-elle réactionnaire ? »
paru dans la revue du MAUSS (Mouvement anti-utilitariste des sciences sociales), que l'on peut trouver sur internet à l'adresse: www.revuedumauss.com.fr/media/Terrail.pdf
Isabelle Voltaire