À la suite de la réduction du nombre d’heures de classe à l’école primaire et de la suppression du samedi matin, le Pr Hubert Montagner a publié en juillet 2008 un article intitulé « Temps scolaire: les décisions simplistes et irresponsables du ministre de l’Éducation nationale », qui a été largement diffusé. Cet article mérite d’être commenté, à la fois pour ce qu’il dénonce justement et par un certain nombre d’arguments et de considérations qui relèvent de la pédagogie de l’« élève au centre du système » et de l’« ouverture de l’école sur la vie », conceptions qui vont à l’encontre du but auquel adhère évidemment l’auteur de l’article : que l’école instruise les enfants, tous les enfants.
Lire la suite...Le Livre vert sur l’évolution du métier d’enseignant,
un rapport pour rien ?
Le Livre vert sur l’évolution du métier d’enseignant est une volumineuse compilation des lieux communs développés depuis une trentaine d’années et qui visent, pas à pas, à modifier en profondeur le système d’enseignement français, lieux communs émanant des experts et des gestionnaires, inspirés par une culture d’entreprise de la performance, et appuyés sur la pédagogie de l’« élève au centre du système ».
Lire la suite...Quelles seraient les incidences, immédiates et prévisibles, de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), dite loi Pécresse ? Reprenons, sans entrer dans le détail, des dispositions essentielles.
Lire la suite...Voilà une vingtaine d’années que l’on débat sur la question de savoir s’il faut instituer à l’école un « enseignement du fait religieux », et sous quelle forme. Pour quelles raisons cette question revient-elle régulièrement ? Campagnes d’opinion, sans doute, de la part de ceux qui voudraient « réintroduire Dieu à l’école » et restaurer de façon insidieuse un enseignement de religion. Mais bonnes intentions aussi : une attitude libre et critique à l’égard des religions n’est possible que si on les connaît et si l’on est capable de les replacer dans leur contexte humain et culturel. Dans cette dernière optique, l’approche des religions n’a pas à faire l’objet d’un enseignement à part, mais relève de l’histoire, du français et de la philosophie. Or actuellement il est certain que les élèves, au terme de leur scolarité obligatoire et même bien après, ne savent à peu près rien de précis en matière de religions, et cela fournit un argument de choix aux apôtres d’un enseignement spécifique. Pourquoi cet état de choses ? en quoi les programmes et instructions sont-ils déficients ?
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