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n°1 - 14 novembre 2007
Nouveau média du secteur Développement Durable, n'hésitez pas à le faire connaitre!
Sommaire
Mais que vient donc faire l’UFAL dans le développement durable ? C’est ce que nous demandent de façon récurrente les organisations « spécialisées » dans le combat écologique, les élus ou encore les acteurs économiques.
Et bien répondons par une autre question : qu’elle organisation responsable qui œuvre pour le bien être social des citoyens et de leur familles peut faire l’impasse sur le sujet ?
Certainement pas nous !
Notre vision est développée dans le premier numéro de la publication de notre secteur thématique. L’UFAL entend peser dans le débat en remettant l’Homme au cœur d’un projet de société qui garantisse bien être social et démocratie à ses enfants.
C’est pourquoi L’UFAL, seule organisation à lier les combat laïque et le combat social, entend lier aussi le combat social et le combat écologique.
Nous ne serons pas les portes paroles des différents lobbys. Nos positions ne visent pas à être consensuelle, car elles ne seront guidées que par un objectif, l’intérêt général, dans le respect de nos principes, ceux de la République sociale, laïque et écologique.
Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous avons la connaissance d’évolutions qui vont se produire d’ici quelques décennies et qui vont entraîner des bouleversements importants dans nos modes de vie, sur notre santé, sur les flux migratoires, sur la géopolitique et les relations entre états, sur les sources de conflits.
Pour la première fois, l’Homme dispose des moyens de les anticiper et de les limiter, car il en a la connaissance, et il en a les moyens.
Beaucoup de ces évolutions seront néfastes pour l’humanité, mais certaines seront bénéfiques, il ne s’agit pas donc pas pour nous de s’aligner sur les tenants de la pensée unique catastrophiste.
Nous affirmerons qu’il est impossible de traiter un problème mondial en se limitant à la France, et qu’il y a donc besoin d'actions locales mais aussi d'actions globales. Sur ce point, la place occupée par la France en Europe est un atout capital pour agir sur la construction européenne.
Nous envisagerons des pistes aussi évidentes qu’occultées du débat, comme la taxation des produits en fonction de leur impact écologique et du niveau de protection environnemental du pays producteur.
Nous retenons comme indicateurs : l’indicateur de santé sociale et son représentant français le BIP40 (baromètre des inégalités et de la pauvreté), l’IDH (indicateur de développement humain), l’empreinte écologique.
Nous retenons comme outils : les politiques publiques (habitat, transport, énergie) ; la fiscalité ; les solidarités internationales (néoprotectionnisme et transferts technologiques) ; les actions intergouvernementales (sur les GES, la biodiversité, les matières premières, la déforestation, etc.).
Dans la globalité de ce cadre, il est incontestable que face aux changements qui toucheront une multitude de secteurs de notre quotidien, les propositions pour faire évoluer notre façon de vivre ne sont pas envisageables sans une nouvelle éthique de vie sur laquelle fonder notre représentation du monde et des rapports que nous entretenons avec lui. Les pays occidentaux, de part leur tradition chrétienne, propose aux individus une vision du monde comme une matière dont l'Homme est maître, dépositaire et sur laquelle il peut agir à sa guise, selon ses désirs et ses envies, sans jamais être touché. L'Homme vit dans un monde, mais « l'Homme est hors de ce monde ». Engager des réformes politiques, économiques et sociales, engager des actions d'éducation populaire au profit d'un développement durable ne pourra être une action pérenne sans la proposition d'une nouvelle représentation de la relation entre l'individu et le monde sur laquelle appuyer nos mentalités : celle d'une coopération, d'un respect et d'une symbiose entre l'Homme et le monde naturel où il vit.
Enfin, bien sûr, ce travail s’appuiera sur les principes qui sont les nôtres : la liberté, l'égalité, la fraternité, la sûreté, la démocratie, la solidarité, le progrès et le savoir.
Le Secteur Développement Durable De L'UFAL Réagissez : dev-durable@ufal.org
Qui aujourd’hui est en mesure de construire un discours qui possède la cohérence capable de résoudre l’équation suivante : garantir l’accès pour tous à l’énergie en tenant compte des trois défis du siècle que sont l’explosion démographique, les changements climatiques anthropiques et l’épuisement des ressources de pétrole et de gaz naturel dans un contexte géopolitique sous tension ?
L’ensemble des forces de gauche s’accordent sur le fait qu’il faut un service public de l’énergie et que la politique énergétique doit permettre une réduction des émissions de gaz à effet de serre1, notamment en développant les énergies renouvelables et en augmentant les moyens de la recherche.
Mais très peu défendent simultanément les deux mesures sans lesquelles tout projet est incomplet, donc inefficace : la réduction de la consommation d’énergie et la poursuite du programme nucléaire civil tant que la réduction nécessaire des émissions de gaz à effet de serre ne sera pas obtenue.
Il n’est pas contestable que la réduction de l’empreinte écologique2 des pays développés passera entre autre par une réduction de la consommation énergétique. Or la plupart des programmes politiques sont résolument productivistes et occultent cette question. Il ne s’agit pas d’exiger de chacun de diminuer sa qualité de vie, mais de combiner :
une certaine sobriété dans la consommation, en commençant par identifier et supprimer l’inutile ;
une amélioration de l’efficacité énergétique sur l’offre d’énergie (en améliorant les rendements à la production et en diminuant les déperditions au cours du transport et de la distribution) ;
une amélioration de l’efficacité énergétique sur la demande (rénovation de l’habitat ancien, rupture dans la politique des transports, modification des règles d’urbanisme, développement des transports en commun, amélioration des rendements des appareils domestiques et industriels, etc.).
Si on admet comme prioritaire la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour limiter les changements climatiques, on ne peut pas mener de front la sortie du nucléaire et la division par 4 nos émissions de gaz à effets de serre d’ici le milieu du siècle. Réclamer la sortie du nucléaire tout en prétendant réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre relève de la mystification. Le problème, c’est qu’avec les technologies actuellement disponibles, aucun gouvernement n’est en mesure d’atteindre démocratiquement les objectifs de réduction des gaz à effet de serre tout en se désengageant du nucléaire civil. De plus, nos centrales nucléaires sont amorties et durent plus longtemps que prévu. En ce sens, la manne financière qu'elles permettent est une source d'investissement colossale qui peut et doit servir au financement de nombreux projets :
Encore faut-il que les bénéfices ne soient pas privatisés, c'est-à-dire que l'état conserve l'entière possession d'EDF !
Encore faut-il revenir sur la libéralisation du marché de l’électricité, véritable aberration qui va conduire à la construction de nouvelles centrales au charbon (les plus émettrices de Co2), sans parler de l’augmentation des prix à moyen terme.
La piste de partenariats avec le privé doit être regardé. La gestion sous forme de contrats passés avec l'état doit comprendre, d'une part, la loi pour sanctionner les entreprises peu respectueuses de l'environnement ; d'autre part, les aides (en nature, en financement et/ou en protection) pour stimuler les entreprises jouant le jeu du développement durable dans un cadre socialement satisfaisant. Cette manière de pratiquer permet de rompre avec l'image d'un État purement légaliste et répressif. Elle permet le pilotage et l'orientation de la production industrielle, la pérennisation du tissu industriel et la création d'un lien de confiance entre l'État, les citoyens et les entreprises.
L’urgence environnementale et la priorité sociale imposent une politique volontariste courageuse qui doit d’une part s’appuyer sur une analyse globale de la question énergétique replacée dans le contexte des grands défis planétaires, et d’autre part reposer sur des solutions démocratiquement applicables et technologiquement réalisables, en s’appuyant sur la réalité et le savoir, non sur la croyance et la sentimentalité. Grenelle de l'environnement:nouvelle politique paravent pour masquer les attaques néolibérales
Il faut lire le discours de Sarkozy à l'issue du Grenelle de l'environnement. Contrairement au discours des gauchistes culturels, ce n'est pas une série de mesurettes. Il y a du contenu mais avec de grandes ambiguïtés.
Il annonce la couleur pour la présidence française : il a confié une mission à Corinne Lepage (une des rares personnes de droite ayant des convictions sur le sujet) pour préparer la présidence française. C'est un signe.
En fait, le sarko-bonapartisme tente une modification du système d'alliances de la droite.
Son "débauchage" pour former son gouvernement n'en était pas un. C'était pour préparer sa nouvelle ligne stratégique. Nous voyons le puzzle se constituer d'une nouvelle ligne stratégique pour la droite avec un nouveau système d'alliances avec les entreprises de l'environnement.
C'est avec cette nouvelle ligne stratégique que Nicolas Sarkozy, à la suite d'Al Gore, pense engager la privatisation et la marchandisation de la protection sociale, coeur de sa politique et plus grand budget humain à caractère essentiellement public pour l'instant. Il faut lier la nouvelle stratégie environnementale de Nicolas Sarkozy directement avec les propos de Monsieur Kessler, le grand leader du MEDEF dans les secteur des firmes multinationales de l'assurance qui a dit dans le journal Challenges que la politique du président de la république était de déconstruire méthodiquement tout ce qu'a construit le Conseil national de la résistance de 1945 à 1952.
La ligne stratégique du sarko-bonapartisme devient claire : d'un coté détruire tout ce qui reste de construction laïque et républicaine de 1945 à 1952 et de tenter d'effectuer une relance du néolibéralisme par l'industrie environnementale et la finance. Les journaux économiques font feu de tout bois sur ce dernier point. La fiscalité environnementale viendra se substituer par une diminution des cotisations sociales mettant par là en péril notre système de protection sociale.
Depuis deux à trois ans, toutes les grandes entreprises énergétiques rachètent à tour de bras les entreprises d'énergies renouvelables. Toutes ces entreprises seront bientôt dans les mains des grandes multinationales. Et le secteur de la finance organise déjà la spéculation sur les ventes des quotas de CO2 liée au Protocole de Kyoto. Tout se passe comme si les grandes firmes multinationales de l'énergie parient sur un changement de ligne de la présidence des Etats-Unis après la présidentielle de novembre 2008.
Cette nouvelle ligne politique sera difficile à tenir puisque pour la première fois un rapport officiel du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (UNEP) vient de mettre en avant le lien entre libéralisation du marché et impact environnemental à l'échelle de la planète ; une reconnaissance officielle qui se place à contre pied de toutes les démarches économiques engagées par l'actuel président pour notre pays.
Aujourd'hui plus qu'hier, nous devons penser global et pour paraphraser le célèbre proverbe chinois:" quand le sage montre la lune, il ne faut pas regarder le doigt!".
Guillaume Campioni responsable du secteur développement durable de l'UFAL
Christian Gaudray responsable du secteur développement durable de l'UFAL
Bernard Teper président de l'UFAL
lundi 29 octobre 2007Depuis plusieurs années, la dimension environnementale est intégrée à la réflexion menée au sein de l’UFAL. Notre projet est de garantir le bien être social pour tous, aujourd’hui mais aussi demain. C’est pourquoi nous considérons que le combat social ne peut plus être dissocié du combat écologique. Mais c’est bien la liaison des deux que nous défendons, car pour nous, la finalité est l’Homme, et non pas la nature ou les profits des classes privilégiées.
L’UFAL considère que le Grenelle de l’environnement représente une avancée significative. C’est le signal fort qu’attendaient les citoyens et leur famille, et il sera désormais difficile de revenir en arrière, quels qu’aient pu être les intentions initiales et les calculs des organisateurs et des participants.
L’UFAL se félicite de l’adoption de mesures qu’elle réclamait comme l’annonce d’un plan de rénovation thermique de l’habitat existant, l’arrêt du cercle vicieux de l’augmentation de l’offre en matière de transports les plus polluants, la réduction de l’utilisation de pesticides en agriculture, la suspension de la culture commerciale des plantes OGM pesticides.
Mais il ne s’agit pour l’instant que d’annonces. Les actes doivent suivre et être à la hauteur de l’enjeu.
L’UFAL sera donc vigilante et suivra de près la mise en place des programmes opérationnels. De même, elle ne manquera pas d’interpeler nos parlementaires lors de la traduction législative de certaines mesures annoncées (transposition de la directive européenne sur les cultures OGM, loi d’orientation sur l’environnement).
Pour autant, L’UFAL relève une grave lacune dans les conclusions du Grenelle : l’absence d’avancée significative sur la fiscalité écologique. Or personne n’ignore que c’est un élément incontournable pour la mise en œuvre d’un développement durable.
L’UFAL est particulièrement mobilisée sur ce sujet parce qu’elle considère que cette fiscalité ne doit pas peser sur les plus faibles et aggraver les inégalités (ce qui arrivera si on applique certaines mesures défendues par les écologistes), et qu’elle ne doit pas être instaurée au détriment de la protection sociale (ce que cherche à imposer le patronat).
Le développement durable sera social ou ne sera pas.
Retarder d’affronter ce problème aujourd’hui, c’est menacer la démocratie de demain.
L'UFAL Union des FAmilles Laïques
Christian Gaudray Responsable secteur Développement Durable de l'UFAL 06.84.91.44.44
Bernard Teper Président de l'UFAL 06.08.10.44.52
à son local habituel, 6 rue Adam Ledoux* à Courbevoie
ATTAC 92 : Le groupe de proximité de Colombes, Courbevoie, La Garenne-Colombes, Neuilly vous invite à cette réunion publique sur le thème: Energie et développement durable.
Le conférencier sera :
Guillaume Campioni, co-responsable du secteur Développement Durable de l’UFAL.
(*) La rue Adam Ledoux relie l’avenue du Château du Loir (qui longe la gare de Courbevoie) et la rue de l’Alma. Le local se trouve à l’angle de la rue de Visien. Accès en transport en commun :