La gouvernance sur le climat repose aujourd’hui (avant la conférence de Copenhague) sur deux traités internationaux fondamentaux :la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUC ou UNFCCC) ouverte à ratification en 1992 et entrée en vigueur le 21 mars 1994. Elle a été ratifiée à ce jour par 189 pays dont les États-Unis et l’Australiele protocole de Kyoto qui découle de la CCNUC a été ouvert à ratification le 16 mars 1998, et est entré en vigueur en février 2005.A ce jour il est ratifié par 172 pays à l’exception notable des États-Unis.
Lire la suite...La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Copenhague[1], qui se déroulera du 7 au 18 décembre 2009, a comme objectif d’accoucher d’un accord qui donnera une suite au Protocole de Kyoto[2] négocié en 1997, ratifié par 175 pays, et entré en vigueur en février 2005 après la ratification de la Russie. Le principe de donner une suite au Protocole de Kyoto, qui arrive à son terme en 2012, a été arrêté lors de la Conférence de Bali en 2007 alors que le GIEC[3] venait de remettre son 4ème rapport qui montrait que pour limiter les effets pour la planète et ses habitants, il fallait limiter l’augmentation de la température moyenne du globe à 2°C, ce qui nécessite de stabiliser les émissions mondiales de GES[4] par rapport à leur niveau de 1990 avant 2020, et de les réduire de moitié d’ici 2050. Rappelons que le Protocole de Kyoto prévoyait un engagement chiffré d'atteindre en 2012 une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 37 pays industrialisés d'environ 5 % en moyenne par rapport à 1990.
Le traité de Copenhague qui sera (peut-être ?) signé devrait appliquer ainsi différentes mesures, dont :le développement des énergies renouvelablesla réduction du recours aux énergies fossilesl'amélioration de la performance énergétique des bâtimentsles contraintes sur certaines industries polluantesle recours aux véhicules moins émetteurs de CO2le développement des transports collectifs...
...et le rôle de la forêt dans le stockage du gaz carbonique et dans la régulation du climat mondial.
[1] La conférence de Copenhague est souvent désignée par l’abréviation COP15 qui signifie 15ème conférence annuelle des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC)
[2] Le Protocole de Kyoto est un élargissement de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques issue du Sommet de Rio de 1992
[3] Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat
[4] Gaz à effet de serre. Les GES pris en compte dans les accords internationaux sont le dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et trois gaz fluorés (les hydrofluorocarbures HFC, les perfluorocarbues PFC et l'hexafluorure de soufre SF6)
Un peu d'histoire
Le premier sommet international consacré à l'environnement a eu lieu à Stockholm en 1972 sous le nom de Conférence des Nations unies sur l'environnement. Dans la foulée de ce sommet, l'ONU créait le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).
En 1979, l'Organisation météorologique mondiale (OMM), institution spécialisée des Nations unies depuis 1951, organise la première conférence mondiale sur le climat.
Le rapport intitulé Notre avenir à tous est publié en 1987, il définit le concept de développement durable. Il est souvent appelé rapport Brundtland, du nom de la présidente norvégienne de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement créée en 1983 qui l'a rédigé.
Qui aujourd’hui est en mesure de construire un discours qui possède la cohérence capable de résoudre l’équation suivante : garantir l’accès pour tous à l’énergie en tenant compte des trois défis du siècle que sont l’explosion démographique, les changements climatiques anthropiques et l’épuisement des ressources de pétrole et de gaz naturel dans un contexte géopolitique sous tension ?
Lire la suite...Mais que vient donc faire l’UFAL dans le développement durable ? C’est ce que nous demandent de façon récurrente les organisations « spécialisées » dans le combat écologique, les élus ou encore les acteurs économiques.
Et bien répondons par une autre question : qu’elle organisation responsable qui œuvre pour le bien être social des citoyens et de leur familles peut faire l’impasse sur le sujet ?
Certainement pas nous !