Édito
Par Le Secteur Développement Durable de l'UFAL
Lundi 12 novembre 2007
article publié dans la lettre 1
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Mais que vient donc faire l’UFAL dans le développement durable ? C’est ce que nous demandent de façon récurrente les organisations « spécialisées » dans le combat écologique, les élus ou encore les acteurs économiques.
Et bien répondons par une autre question : qu’elle organisation responsable qui œuvre pour le bien être social des citoyens et de leur familles peut faire l’impasse sur le sujet ?
Certainement pas nous !
Notre vision est développée dans le premier numéro de la publication de notre secteur thématique. L’UFAL entend peser dans le débat en remettant l’Homme au cœur d’un projet de société qui garantisse bien être social et démocratie à ses enfants.
C’est pourquoi L’UFAL, seule organisation à lier les combat laïque et le combat social, entend lier aussi le combat social et le combat écologique.
Nous ne serons pas les portes paroles des différents lobbys. Nos positions ne visent pas à être consensuelle, car elles ne seront guidées que par un objectif, l’intérêt général, dans le respect de nos principes, ceux de la République sociale, laïque et écologique.
Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous avons la connaissance d’évolutions qui vont se produire d’ici quelques décennies et qui vont entraîner des bouleversements importants dans nos modes de vie, sur notre santé, sur les flux migratoires, sur la géopolitique et les relations entre états, sur les sources de conflits.
Pour la première fois, l’Homme dispose des moyens de les anticiper et de les limiter, car il en a la connaissance, et il en a les moyens.
Beaucoup de ces évolutions seront néfastes pour l’humanité, mais certaines seront bénéfiques, il ne s’agit pas donc pas pour nous de s’aligner sur les tenants de la pensée unique catastrophiste.
Nous affirmerons qu’il est impossible de traiter un problème mondial en se limitant à la France, et qu’il y a donc besoin d'actions locales mais aussi d'actions globales. Sur ce point, la place occupée par la France en Europe est un atout capital pour agir sur la construction européenne.
Nous envisagerons des pistes aussi évidentes qu’occultées du débat, comme la taxation des produits en fonction de leur impact écologique et du niveau de protection environnemental du pays producteur.
Nous retenons comme indicateurs : l’indicateur de santé sociale et son représentant français le BIP40 (baromètre des inégalités et de la pauvreté), l’IDH (indicateur de développement humain), l’empreinte écologique.
Nous retenons comme outils : les politiques publiques (habitat, transport, énergie) ; la fiscalité ; les solidarités internationales (néoprotectionnisme et transferts technologiques) ; les actions intergouvernementales (sur les GES, la biodiversité, les matières premières, la déforestation, etc.).
Dans la globalité de ce cadre, il est incontestable que face aux changements qui toucheront une multitude de secteurs de notre quotidien, les propositions pour faire évoluer notre façon de vivre ne sont pas envisageables sans une nouvelle éthique de vie sur laquelle fonder notre représentation du monde et des rapports que nous entretenons avec lui. Les pays occidentaux, de part leur tradition chrétienne, propose aux individus une vision du monde comme une matière dont l'Homme est maître, dépositaire et sur laquelle il peut agir à sa guise, selon ses désirs et ses envies, sans jamais être touché. L'Homme vit dans un monde, mais « l'Homme est hors de ce monde ». Engager des réformes politiques, économiques et sociales, engager des actions d'éducation populaire au profit d'un développement durable ne pourra être une action pérenne sans la proposition d'une nouvelle représentation de la relation entre l'individu et le monde sur laquelle appuyer nos mentalités : celle d'une coopération, d'un respect et d'une symbiose entre l'Homme et le monde naturel où il vit.
Enfin, bien sûr, ce travail s’appuiera sur les principes qui sont les nôtres : la liberté, l'égalité, la fraternité, la sûreté, la démocratie, la solidarité, le progrès et le savoir.
par Le Secteur Développement Durable de l'UFAL
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