Santé - Protection sociale
Par Bernard Teper, L'UFAL
Lundi 8 octobre 2007
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L’UFAL est consternée face aux propos tenus récemment par le Directeur Général de la CNAMTS, Monsieur Frédéric VAN ROEKEGHEM.
Ce dernier profitant des huitièmes universités d’été du Syndicat des médecins libéraux (SML) qui se sont tenus du 13 au 16 septembre dernier, a minimisé l’état des lieux de l’informatique du Régime Général que pourtant de nombreux acteurs jugent aujourd’hui comme hier dans un piètre état.
L’UFAL est fort inquiète car elle constate, outre le caractère anti-solidaire des principales contre-réformes de l’Assurance Maladie qui ont été mises en œuvre ces dernières années (dispositif de la Caisse centralisatrice de Paiement, tarification à l’activité, forfait ticket modérateur 18€) n’ont pas pu être gérées d’une manière efficiente par l’informatique en place mais bien au contraire ce processus de traitement a généré de nombreux dysfonctionnements graves qui ont alourdis les dépenses de l’Assurance Maladie et favorisé la trésorerie des cliniques privées.
En effet, après les doubles paiements générés indûment au profit des Cliniques Privées dans le cadre du dispositif de la Caisse Centralisatrice de Paiement (dont l’UFAL s’est fait largement écho), voilà que notre association constate que la réforme injuste des 18 € dont doivent s’acquitter les patients lors d’une hospitalisation produisant des actes supérieurs à 91€, et ce depuis le 1er septembre 2006, vient faire le lit de la trésorerie de ces mêmes cliniques car la CNAMTS est incapable à ce jour du fait d’un informatique présentant de graves anomalies de collecter les sommes en question. L’UFAL demande à nouveau au gouvernement de prendre les mesures qui s’imposent et de faire toute la lumière sur ces situations où l’argent public vient sans motifs légitimes profiter aux institutions à but commercial.
par Bernard Teper
Président de l'UFAL
L'UFAL
Union des FAmilles Laïques