Santé - Protection sociale
Par L'UFAL, Bernard Teper
Mercredi 20 mai 2009
Lien permanent vers ce communiqué
En 2006, l’UFAL et la revue Prescrire avait contribué à alerter les médias et à faire reculer le gouvernement qui voulait légaliser les programmes dits « d’aide à l’observance » menés par les firmes multinationales pharmaceutiques dans l'intérêt de leurs actionnaires.
Subrepticement, en mai 2009, lors de l’examen de la loi portant sur la réforme de l’hôpital, et relatif aux patients, à la santé et aux territoires (dite loi HPST ou "loi Bachelot"), un amendement plaçant le développement des programmes dits « d’éducation thérapeutique » et les « actions d’accompagnement » sous le contrôle de l’industrie pharmaceutique et de leurs actionnaires, a été introduit. Si cet amendement est voté, il renforcera la dépendance des associations de patients au financement par les firmes pharmaceutiques, et la légalisation de fait des programmes industriels dans l'intérêt des actionnaires. Car l’objectif premier de l’investissement des firmes pharmaceutiques dans "l’éducation thérapeutique", est la fidélisation des patients à certains médicaments, afin d’augmenter leurs ventes au long cours.
Le gouvernement français est-il au service des usagers des services de santé et de Sécu ou au service des actionnaires?
par L'UFAL
Union des FAmilles Laïques
Bernard Teper
Co-responsable du secteur Santé - Protection sociale de l'UFAL