Pour faire entendre l'exigence des féministes d'Europe d'une reconnaissance dans tous les pays du droit imprescriptible des femmes à disposer de leur corps, du droit à l'information, à la contraception, à l'avortement libre et gratuit.
Le combat d'Alicja est notre combat.
L'histoire d'Alicja Tysiac, jeune femme polonaise, souffrant d'un grave handicap visuel qui s'est vu refuser un avortement malgré ce handicap, met douloureusement en évidence la situation tragique des femmes qui aujourd'hui en Europe sont privées de leurs droits fondamentaux.
Alicja a gagné son procès contre le gouvernement polonais devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme à Strasbourg, qui a reconnu le non respect de ses droits individuels; mais elle est toujours en butte aux pressions et aux menaces des intégristes catholiques.
En Pologne, mais aussi en Irlande, à Chypre, à Malte, en Andorre et maintenant en Lituanie, Slovaquie, les femmes sont en butte à des restrictions au droit à l'avortement ou à son interdiction pure et simple, dans de nombreux autres pays européens tels la Macédoine, l'Italie, l'Espagne, ce droit est contesté ou menacé par la montée des intégrismes religieux et les pressions des lobbies conservateurs.
Sur la question des droits sexuels et reproductifs, comme sur les autres droits, nous demandons l'harmonisation des droits des femmes sur les législations les plus avancées et les plus progressistes et nous appelons les féministes, les hommes et femmes de tous les pays d'Europe à porter cette exigence via des lettres, demandes d'audience, délégations auprès des ambassades de ces pays.
Le mouvement féministe européen représente une force sociale critique qui travaille à construire une autre Europe, démocratique laïque et pacifiste. Unissons nous contre l'obscurantisme.
Nous appelons à une campagne européenne coordonnée afin de recueillir d'ici à 2009 (année des élections européennes),
1 MILLION de signatures pour infléchir les politiques européennes.
Pour vous associer à cet appel, cliquez ici
Coordination, contacts :
Il y a quelques semaines, un tribunal de grande instance de Lille accordait l’annulation d’un mariage à la demande d’un conjoint qui estime avoir été trompé sur la marchandise : il pensait avoir une femme vierge et elle ne l’était pas. La décision suscite un débat passionné, que nous allons tenter d’examiner avec un peu de sang-froid.
Lire la suite...Quand un fait privé suscite l'émotion publique au point de pouvoir entraîner une renégociation du droit commun, mon premier réflexe est toujours journalistique : celui du sang froid. Mais dans cette affaire de Lille, une fois toutes les précisions apportées et les précautions prises, il y a bien de quoi être révolté.
Lire la suite...Les arguments « légalistes » que la corporation des hommes de loi brandit pour accabler « les professionnels de l'indignation » - ignares que nous sommes ! - dans l'affaire du mariage annulé de Lille ont tout de la tartufferie.
Lire la suite...Un tribunal de Lille a pris la décision d’annuler un mariage parce que la mariée avait menti sur sa virginité.
A cette minute, nous avons honte d’être citoyennes d’un pays dont la justice bafoue le droit des femmes.
Ce jugement nous atterre et nous révolte : il est inacceptable.