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par Dominique Mourlane
commission Développement écologique et social de l'UFAL
L’année 2011 n’a pas été souriante du côté des conditions de vie et des perspectives économiques. Nous savons que nous subissons les effets de choix et de mesures qui sont le fruit d’une démocratie dévoyée et d’un entêtement à appliquer des dogmes néolibéraux, ce qui revient à accélérer encore alors que le mur se rapproche.
L’année 2012 ne s’annonce guère plus brillante puisque le piège de la rigueur se referme sur la France avec une récession (prévision INSEE), un pouvoir d’achat en baisse (prévision INSEE), et un nouveau plan de rigueur qui se profile (prévision des acteurs financiers qui dictent leur politique aux gouvernements).
En cette période de retrouvailles des familles, mais aussi de repos propice à la réflexion, nous avons souhaité partager avec vous un tour d’horizon d’une partie de l’année qui vient de s’écouler, et réfléchir aux solutions qui pourraient être envisagées pour que nous vivions mieux. Car au-delà du constat de la fin du système en cours, il nous faut dès à présent tracer les perspectives d’un monde meilleur où les citoyens et leurs familles verraient leurs conditions de vie s’améliorer ; dit autrement : renouer avec le progrès social.
Un monde se meurt alors qu’un nouveau monde n’est pas encore éveillé. C’est pour nous une source d’espoir en l’avenir, parce que nous croyons en la possibilité et la pertinence d’une République sociale et laïque du XXIe siècle, et nous laissons la dramatisation et la peur à d’autres.
Nous avons espoir aussi en nous tous qui savons nous rassembler pour trouver des solutions à nos problèmes quotidiens et pour proposer des réponses aux préoccupations du plus grand nombre. En ce sens, l’UFAL est notre combat de tous les jours.
Bonnes fêtes à toutes et tous, bonne lecture, et vivement l’année 2012 pour nous retrouver en bonne forme pour de grands combats.

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Union des FAmilles laïques
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Quelques repères historiques
À partir du milieu des années 60, le taux de profit diminue pour atteindre un minimum au début des années 80. La réaction des possédants est radicale et brutale, c’est le tournant néolibéral dont les deux principaux promoteurs politiques sont Ronald Reagan et Margaret Thatcher. Commence alors un vaste programme mondial, dans lequel la France s’engouffre, de déréglementations, de privatisations, de régression de la protection sociale. Le chômage est maintenu volontairement élevé et les inégalités se creusent avec une précarité croissante. La part des revenus du travail dans la richesse produite chute d’environ 10 points de PIB en 25 ans dans la plupart des pays industrialisés. Le taux de profit se redresse et la financiarisation de l’économie devient incontrôlable.
Deux dates clés sont à connaître concernant la Banque de France. En 1973, une loi est votée pour obliger l’État à emprunter sur le marché obligataire moyennant des taux d’intérêt : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». En 1993 une nouvelle loi décide l’indépendance politique de la Banque de France : « Il est interdit à la Banque de France d’autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise public. L’acquisition directe par la Banque de France de titres de leur dette est également interdite ». Lire la suite…

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On nous « bassine » à longueur d’antennes, d’ondes et de journaux, qu’ils soient papiers ou électroniques, sur le risque de la perte d’une cotation sur le marché des actions obligataires.
En quoi cela nous concerne-t-il ?
Notons au passage que la dette qui nous enfonce dans la crise est le résultat d’allégement d’impôts fait pour les plus riches et qui eux ont alors assez d’argent pour prêter aux États pour couvrir des dépenses que ces États auraient couvertes s’ils avaient prélevé l’impôt sur les plus riches. Sachant que le service de la dette, les intérêts, revient alors aux plus riches… puisque c’est à eux que les États empruntent pour couvrir le manque de recouvrement.
La boucle est bouclée.
De la même manière, regardons comme les cours de la bourse occupent une place prépondérante dans notre panorama médiatique et politique !
Et pourtant… Lire la suite…

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Les textes européens fourmillent de bonnes intentions démocratiques… souvent limitées dans leur application :
Ces droits peuvent être complétés par le Conseil européen, à l’unanimité et avec approbation du Parlement européen. Ces modifications doivent ensuite être ratifiées par les états pour entrer en vigueur (article 25 du TFUE dans la version consolidée). Où l’on voit que la ratification passe d’abord par des filtres. Lire la suite…

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Les vieilles lunes ont la vie dure.
Après un débat ancien qui en avait enterré l’idée dans les années 80 via le CNPF ancêtre du MEDEF, voilà que ce cadeau de noël idillyque tente de refaire son apparition.
Qu’ils l’appellent “TVA sociale“, “TVA anti-délocalisation” ou ” TVA protection” ils tentent de droite comme de gauche à faire supporter par les consommateurs une part des cotisations sociales des entrepreneurs.
Il faut noter au passage, que ce soit dans les années 1980 ou en 2011, que les arguments développés pour faire avaler cette TVA sociale sont bien loin des réalités économiques.
Le premier argument pour la TVA sociale avance sur le fait qu’elle portera sur les biens importés. Ce point ne tient pas compte de la période transitoire obligatoire qui fera s’écrouler le marché intérieur par un appel important à la consommation des biens justement importés. Ce qui en période de crise ne fera qu’augmenter le déficit commercial de la France, pour ensuite orienter les achats des personnes les plus défavorisées vers des produits de moindres coûts et donc de moindre qualité, car la hausse des salaires ne suivra pas la hausse des prix. Ces produits de moindre coût seront bien sûr importés…Ce qui confirme le détournement d’intention de cette TVA sociale. Lire la suite…

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Cette annonce ferait aussi bien les manchettes des journaux financiers, s’il n’y était pas question d’humain. Et pourtant la finance parie sur la misère.
Pendant ce temps les organisations caritatives tentent de parer au plus pressé pour ne pas laisser trop de monde dans le fossé.
Au-delà du travail remarquable que font toutes ces organisations caritatives, du bénévolat et de l’abnégation développée, se pose la question du pansement social que cela représente sur la figure du libéralisme.
L’inflation en France en octobre 2011 s’est accélérée et grimpe à + 2.3 % sur l’année. La hausse de la TVA envisagée par l’État n’arrange pas les choses non plus et devrait avoir un impact de 0.2 % sur le panier des familles. Les hausses dans la grande distribution sont estimées à + 3.2 % pour l’année 2001 à fin octobre et le prix de l’énergie grimpe de 11.2 % sur un an.
Alors bien sûr les associations caritatives voient leur côte grimper. C’est la contre partie qui mène les familles à voir leurs moyens diminuer. Si on met cela en relation avec la précarité du monde du travail en augmentation, des salaires qui prennent de plus en plus de distances avec l’augmentation du coût de la vie, des droits sociaux en diminution, des remboursements de médicaments en fortes diminutions depuis des années, des retraites qui s’amenuisent… il y a un monde qui s’écroule. Lire la suite…

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Cette vieille rengaine, tout le monde l’a entendue au moins une fois dans sa vie. Que ce soit sérieusement, plus légèrement ou en musique. Le travail c’est la santé.
Sans définir la position que chacun peut avoir du travail, sans définir une position philosophique contre une autre, il est important de voir aussi le travail comme un moyen de subsistance et de création de richesse. Le travail est un revenu.
Sans cette dimension le reste est difficilement envisageable.
La répartition du travail et de la richesse n’étant pas toujours celle que l’on veut nous faire croire dans les médias bien pensants.
Aujourd’hui le travail se raréfie dans le monde occidental. Se raréfie-t-il, ou le raréfie-t-on ?
Fin 2010 la France comptait 5 millions de chômeurs, 3 millions de travailleurs précaires, 3 millions de salariés à temps partiel, 8 millions de personnes pauvres (en dessous du seuil de 950 €/mois). La France compte 23 millions de salariés gagnant moins de 1580 €/mois.
Le gouvernement vient de nous annoncer 37 000 chômeurs supplémentaires faisant passer le taux de chômage de 9.1 % à 9.3 % au troisième trimestre 2011. Lire la suite…

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Le gouvernement avait décidé de geler le prix du gaz au 1er juillet passant outre les règles d’établissement de ce prix déterminées par… lui-même. Les plans de rigueur se succédant, il prolonge le gel pour un trimestre supplémentaire fin septembre par un arrêté qui a été retoqué par le Conseil d’État pour des motifs juridiques, dit autrement parce que le gouvernement est décidément incapable de prendre une quelconque mesure un tant soit peu sociale.
La soif des actionnaires de GDF-Suez sera donc rassasiée et le cours de l’action peut repartir à la hausse. C’est que la situation était grave, le gel des tarifs gaziers avait privé le groupe privatisé de près de 110 millions d’euros au troisième trimestre, et la prévision était de 290 millions d’euros pour le quatrième trimestre. Ouf, GDF-Suez a pu rassurer ses actionnaires : le dividende ne baissera pas durant les deux prochaines années. Il était temps car la multinationale est confrontée à un autre problème : la hausse de la taxe sur le nucléaire en Belgique, qui va lui coûter 250 millions d’euros pour éponger le déficit public belge. Il était donc temps de pouvoir à nouveau faire les poches des ménages qui sont de plus en plus nombreux à ne plus pouvoir joindre les deux bouts et à devoir arbitrer entre les dépenses de chauffage et d’alimentation ou d’habillement. Lire la suite…

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Les observateurs les plus sérieux, même au sein du libéralisme, analysent notre époque comme une crise systémique et pensent que nous vivons la fin d’un système. Les aménagements faits les uns après les autres pour faire durer le système sont inefficaces.
Et après ?
Ce n’est pas parce qu’un système s’écroule qu’un autre se lève.
En attendant, il faudra bien trouver quelques moyens de le pousser dehors et pour ça il faut impliquer les citoyens.
Une des grandes lignes doit être l’arrêt de la surconsommation. Ce point pourrait se voir fixé comme objectif de revoir dans son ensemble la question de la fiscalité. L’arrêt de la taxation des familles en dessous d’un seuil à déterminer, compensé par une taxation plus grande des biens de production, excluant les biens de première nécessité. Avec des taux de plus en plus forts pour les produits les plus luxueux et les plus inutiles, la consommation prendrait un autre virage avec certitude. Une autre attitude peut être aussi complétée par un système de compensation intégrant les dépenses jugées indispensables à une famille, permettant alors de taxer de manière croissante le revenu. Lire la suite…