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UFAL - Union des Familles Laïques

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Union des Familles Laïques

Sommaire UFAL Flash n°114 22/06/2010



7e Université Populaire Laïque de l'UFAL
Il est encore temps de s'inscrire !

logoSi vous ne l'avez pas encore fait, consultez le programme de ces journées : il a été complété par l'intervention, le dimanche soir, de Marc DUFUMIER (professeur à AgroParisTech et auteur de l'ouvrage "Agricultures et paysanneries des Tiers Monde"), ainsi que par deux thématiques à l'international, le lundi soir (sur le Venezuela et sur l'industrie du médicament).


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Articles

Edito

"Que faire ?" Eléments de réponse à la question du mouvement socialLire sur le site

par Bernard Teper, Monique Vézinet

La guerre économique et sociale engagée par la droite césaro-libérale contre les salariés, les citoyens et leurs familles (voir le récent communiqué de presse de l’UFAL sur les retraites) s’intensifie. Il faut comprendre que le néolibéralisme n’a pas d’autre choix que d’intensifier la lutte des classes. Pourquoi ? Parce que le capitalisme a comme paradigme de faire agir ses dirigeants pour la maximisation du taux de profit. Lorsque ce taux baisse, notamment comme c’est le cas depuis plus de 10 ans à cause de la baisse de la productivité du capital en valeur, cela entraîne ipso facto une volonté des dirigeants néolibéraux de le faire remonter soit par un accroissement de la productivité du travail, soit par de la destruction du capital fixe (fermetures d’usine par exemple), soit par une politique visant à l’ abaissement des salaires et des retraites.

C’est dans ce cadre qu’il faut lire les politiques actuelles des dirigeants néolibéraux de notre pays. Et c’est munis de cette analyse que tous les orateurs UFAL (et sans doute beaucoup d’autres !) doivent répondre à la question lancinante posée dans les réunions publiques et cela quel que soit le sujet présenté (santé, retraites, crise économique, Europe, école, services publics, laïcité, République et vivre ensemble, etc.) : que faire ? Lire la suite…

Suite édito

Evolution du taux de profit sur la période 1982-2008 en FranceLire sur le site

par Bernard Teper
Responsable du secteur Éducation populaire

Complément de l’article : “Que faire ?” Eléments de réponse à la question du mouvement social

Suie au Consensus de Washington de 1979, symbole de la contre-révolution néolibérale, il y eut en France trois périodes dans la séquence 1982-2008, fin 1982 étant le tournant néolibéral de la gauche au pouvoir quand François Mitterrand choisit entre plusieurs autres possibilités la thèse de Jacques Delors.

Le taux de profit monte rapidement de 1982 à 1989 (période des gouvernements dernier gouvernement Mauroy -Fabius- Chirac et Rocard) allant de pair avec la diminution de la part des salaires et des cotisations sociales dans la richesse produite (valeur ajoutée brute). Puis vient le « couloir » plus ou moins stabilisé de 1990 à 1998, et enfin une baisse assez nette de ce taux de 1999 à 2008. Le graphique 1 de l’INSEE montre cette évolution. Lire la suite…

Ecole

Lettre aux parents sur la réforme du recrutement des maîtresLire sur le site

par Tristan Béal

Parents,

J’aime, le matin, vous regarder accompagner vos enfants au seuil de l’école ; j’y vois là de votre part une marque de confiance à l’endroit de l’institution scolaire. Des esprits matérialistes, pensant tout par le bas, comprendraient autrement cette scène matinale : ils y verraient une contrainte sociale résultant de votre travail ; ce qui est du reste la vérité de la loi instaurant le service minimum d’accueil dans les écoles maternelles et primaires depuis la rentrée de 2009. Lire la suite…

L'invention du coaching privé pour professeurs non formésLire sur le site

par Tristan Béal

On a porté dernièrement à ma connaissance un fait qui révèle un autre côté de la réforme dite de la « masterisation ».

Dans cette réforme, je voyais un dramatique retrait de l’État dans son obligation scolaire en ceci qu’il comptait mettre sciemment devant les élèves des maîtres qui n’auront pas vraiment le statut de maître, c’est-à-dire d’éclaireur, mais qui seront là seulement pour amuser les foules et faire en sorte que le zoo scolaire ne retentisse pas trop de bruits alentour.

Une chose que je n’avais pas vue et qui est, disons-le, le corollaire économique de cette trahison anti-républicaine, c’est la prolifération d’officines privées se disant pouvoir vendre la meilleure préparation aux nouveaux concours de recrutement des maîtres et des professeurs.

Je rappelle qu’il y a peu, lors de la formation dispensée dans le cadre des IUFM, les maîtres-stagiaires avaient déjà un statut de fonctionnaire et une rétribution comptant pour leur retraite. À présent, le futur impétrant au CRPE est un pauvre candidat tourmenté et ne sachant comment apaiser ses peurs sinon en signant chèque sur chèque. Lire la suite…

Féminisme & Laïcité

« Riposte laïque » : retour sur une dériveLire sur le site

par le Secrétariat National de l'UFAL

En s’associant avec des groupes ouvertement d’extrême droite comme les Identitaires, « Riposte laïque » franchit la dernière étape de son voyage de la gauche vers l’extrême droite. Son principal animateur, Pierre Cassen, ancien membre de la LCR, aura franchi une à une toutes les étapes de ce voyage. Hier, il adoubait une affiche du FN que nous jugeons raciste et aujourd’hui, il rejoint ceux qui mènent la guerre des civilisations entre l’Occident chrétien et l’Orient islamique, tout en essayant de “blanchir” et de légitimer Marine Le Pen.
“Riposte laïque” n’a rien à voir avec la laïcité émancipatrice. L’UFAL rappelle que celle-ci institue la liberté absolue de conscience et donc la liberté de croire ou de ne pas croire, qu’elle est un principe à caractère universel qui refuse la segmentation de l’humanité, et qu’enfin elle est un principe de séparation entre la société civile d’une part et la sphère de l’autorité politique et de constitution des libertés (école, services publics, protection sociale) d’autre part. Lire la suite…

Santé, protection sociale

Retraites : appel des féministesLire sur le site

par Un Collectif

La réforme des retraites, présentée mercredi par le gouvernement, se targue d’être une réforme juste, notamment en matière d’égalité femmes – hommes.
Rappelons la situation actuelle: les retraites des femmes sont inférieures de 38 % à celles des hommes et plus de la moitié des retraitées touchent une pension inférieure à 900€. Ce décalage prend racine dans les inégalités professionnelles nombreuses qui se cumulent au long de la carrière: orientation sexuée, précarité, temps partiels subis, différences de salaires, manque de mesures compensatoires suffisantes ou encore inégalités dans les niveaux de responsabilité… Pour répondre à cet écart et lutter contre le niveau de pension insuffisant des femmes, le gouvernement prévoit la prise en compte les indemnités journalières du congé maternité dans le calcul de la retraite. Mesure compensatoire juste mais qui ne concerne –en moyenne– que 16 ou 32 semaines… sur plus de 2000 semaines d’activité au total. Si le gouvernement affirme que cette mesure va permettre de rattraper le retard abyssal en matière d’égalité femmes – hommes, c’est soit qu’il refuse de voir la réalité en face, soit qu’il essaye de détourner l’attention. Lire la suite…

Courrier des lecteurs

Retraites : et les stages ?Lire sur le site

par l'UFAL
Union des FAmilles laïques
http://www.ufal.org

Le collectif de défense des stagiaires, Génération Précaire, vient de réagir dans un communiqué
« Avec la réforme des retraites qui se profile, les stagiaires qui travaillent mais ne cotisent pas, s’apprêtent à travailler plus… Après cinq ans de mobilisation tous azimuts pour obtenir une réglementation des stages (c’est en cours); avant d’obtenir un rapprochement avec le statut de l’apprentissage; avant d’obtenir le droit à un filet social (RSA) pour les majeurs de moins de 25 ans et avant de partir pour 42 annuités d’autant plus longues que les 1,2 million de stagiaires sont interdits de cotisation. »

C’est un exemple des exonérations de cotisations sociales au profit des “employeurs” et au détriment des jeunes et de la Sécu, en général.

Retenons qu’il faut actuellement 1 772 euros bruts – environ 1 400 euros nets – pour valider un trimestre de durée de cotisation retraite, soit environ six semaines de 35 heures au SMIC.

C’est bien le moins que devrait recevoir un stagiaire qui, en travaillant 3 mois à mi-temps pourrait cotiser pour sa retraite. Il n’en coûterait que 2 700 euros environ au patron toutes cotisations comprises, soit 1 300 euros environ au bénéfice de la Sécu, toutes branches comprises. Et pour un million de stagiaires, 1,3 milliards, soit une pincée des bénéfices des entreprises.

Christian Berthier (UFAL 75)


Agenda


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mardi 22 juin 2010, 20:00

Réunion publique Retraites à Choisy-le-Roi



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mardi 29 juin 2010, 20:00

Débat public sur les retraites à Vernon

Débat public sur les retraites avec Bernard Teper, à la salle Jacques Brel de Vernon. Organisation : PCF



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jeudi 1 juillet 2010, 10:00

Conférence publique Retraites au Creusot

Avec Bernard Teper. Organisation : MutRetraites.



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jeudi 1 - dimanche 4 juillet 2010

Forum Social Européen en Turquie

A Istanbul



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samedi 3 juillet 2010, 09:30

Bureau national de l'UFAL



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dimanche 4 - dimanche 4 juillet 2010

Fête de la Laïcité à Paris



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samedi 21 - mardi 24 août 2010

Université Populaire Laïque à Eymoutiers (87)

L’UFAL organise sa prochaine UPL à Eymoutiers. Le programme est à venir. En attendant, vous pouvez vous inscrire en nous renvoyant le bulletin d’inscription téléchargeable ici.


Communiqués


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Retraites : après l’enfumage, le gouvernement déclare la guerre aux citoyens et à leurs familles

Après les forfaitures Chirac-Seguin 1987 désindexant les pensions des salaires, Balladur 1993 passant les retraites du privé de 37,5 ans à 40 ans de cotisation et des 10 meilleures années aux 25 meilleures années, Fillon 2003 et 2008 passant les fonctionnaires et les régimes spéciaux à 40 annuités et prévoyant de passer ultérieurement au-delà, voilà Sarkozy-Fillon 2010 : augmentation de la durée de cotisation et passage à 62 ans de l’âge légal pour pouvoir partir à la retraite, à taux partiel pour beaucoup, et à 67 ans à taux plein.
Alors que les contre-réformes précédentes ont déjà fait reculer le taux de remplacement de près de 20 % par rapport à la période précédente, alors qu’au-delà de 58 ans la majorité de la classe d’âge n’est plus en activité et donc que tout allongement de la durée de cotisation enverra au chômage la plupart des seniors, la guerre de classes organisée par les néolibéraux est intensifiée.
Et ce n’est pas le prélèvement sur le capital – de l’ordre de 12 % du « trou de la Sécu » prévu en 2010 – qui peut rendre cette contre-réforme juste !
L’intensification de la politique néolibérale du gouvernement et du patronat a deux conséquences :

  1. Comme le projet va intensifier le chômage pour la majorité des seniors et que les chômeurs ne cotisent pas, c’est in fine la baisse des pensions qui sera au rendez-vous.
  2. Le but du gouvernement et du patronat est d’augmenter la part de la retraite par capitalisation et de remplacer dans le système par répartition la retraite socialisée lié à la qualification pour aller vers une retraite à revenu différé individuel avec neutralité actuarielle.
    A noter que ce dernier système, quoique en répartition, accroît les inégalités sociales de retraites et oblige donc de remplacer le principe de solidarité par un système de charité institutionnalisée pour les précaires, pauvres et une partie grandissante de femmes qui, malgré la majoration de la durée d’assurance (MDA), voient s’accroître le différentiel avec les hommes au passage du travail salarié à la retraite. Ainsi, la part des acquis socialisés par le programme du Conseil national de la Résistance sera-t-elle diminuée comme l’a si bien décrit l’ancien patron des assureurs, Denis Kessler, dans son interview du 4 octobre 2007 à la revue « Challenges ».

Pourtant, les dogmes néolibéraux sur lesquels s’appuie toute cette politique ne sont plus si hégémoniques que cela. Ici et là, commencent à se lever  des voix montrant l’inanité de ces dogmes. Il n’y a pas plus de problème démographique que d’immaculée conception ; avec les chiffres du Conseil d’orientation des retraites, tablant sur une augmentation de 90 % de la richesse en 40 ans, un enfant de CM2 peut  faire comprendre à un bac +35 néolibéral que le salaire moyen disponible passe de 100 : 16 (10 actifs pour 6 retraités en 2010) à 190 : 19 (10 actifs pour 9 retraités en 2050). Mais pour utiliser les potentialités du salaire moyen disponible, encore faut-il revenir sur la déformation de la valeur ajoutée (déformation du partage de la richesse) qui a fait passer en 30 ans, 9,3 points de PIB (soit plus de 180 milliards d’euros par an en euros 2010) de la part des salaires et cotisations sociales vers les dividendes des actionnaires et  le financement des économies parallèles via les paradis fiscaux.
Or le maintien de cette injuste répartition des richesses est un dogme néolibéral.
Alors, il ne reste plus aux citoyens et à leurs familles qu’à se rallier à  l’éducation populaire tournée vers l’action pour mener cette nouvelle bataille laïque contre les nouveaux dogmes financiers.
L’UFAL et les organisations partenaires du nouveau dispositif d’éducation populaire tournée vers l’action dans le secteur de la protection sociale ont comme objectif d’organiser dès l’année scolaire prochaine des cycles d’université populaire « pour une protection sociale solidaire ».


UFAL Flash est édité par l'association:
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