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Brèves de secteur
mercredi 23 novembre
Retrait des textes sur l’évaluation des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation

Déjà plus de 20.000 signataires, après le lancement lundi de la pétition.

mardi 26 avril
Insertion professionnelle : la difficulté des non diplômés pour rentrer dans la vie active s'aggrave.

Enquête en 2010 sur l'insertion professionnelle de 739 000 jeunes sortis du dispositif de formation en 2007 : 1. Taux de ...

mercredi 16 février
Financement des lycées privés en Ile-de-France : un « livre noir »

Le groupe Front-de-gauche et alternatifs vient de publier une analyse du financement des lycées privés franciliens et en ...

Toutes les brèves du secteur Ecole
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Communiqués de presse
de secteur
mercredi 07 mars
Rentrée 2012 : Halte à la destruction des RASED !

Depuis plus de 20 ans, les RASED (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté) dispensent des aides spécialisées aux élèves ...

lundi 19 décembre
Nicolas Sarkozy accentue la communautarisation des examens et concours

Selon un communiqué du Consistoire central israélite de France, faisant suite à une rencontre du 12 décembre avec le président ...

vendredi 25 novembre
30 propositions destinées à achever l'école de la République

Les propositions de l'UMP pour 2012 en matière d'enseignement sont désormais publiques. L'UFAL s'élève contre la plupart des mesures envisagées par ...

vendredi 25 novembre
L'UFAL soutient l'intersyndicale et demande le retrait du décret sur l'évaluation des professeurs

L'Union des Familles Laïques (UFAL) tient à exprimer sa très ferme opposition au projet de décret portant sur l'évaluation professionnelle ...

lundi 11 juillet
Non à la suppression des concours, pour la reconstruction de l'école républicaine

L’UFAL se réjouit de la levée de boucliers qui a accueilli la publication du rapport Grosperrin sur la formation initiale ...

jeudi 07 juillet
L'UFAL s'inquiète de la campagne de dénigrement dont le baccalauréat fait actuellement l'objet

Les dysfonctionnements et les cas de fraudes qui ont affecté le déroulement de la présente session ne sauraient servir de ...

mardi 29 mars
Luc Chatel, le fossoyeur de l'éducation nationale

Après l'IGAERN, c'est au tour du corps d'inspection de monter au créneau pour dénoncer la « paupérisation de l'école » ...

mercredi 16 mars
Georges Tron ou la précarité à durée indéterminée dans la fonction publique

Depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, la précarité dans les trois fonctions publiques s'est accrue de façon alarmante. Des ...

lundi 20 septembre
Rentrée 2010 : Luc Chatel met l'éducation nationale en danger. Les preuves.

Un rapport de l'inspection générale de l'Education nationale de juillet 2010 pointe les conséquences désastreuses de la politique scolaire de ...

jeudi 09 septembre
Luc Chatel ne « lâche » pas les enseignants-stagiaires : dans sa grande largesse, il leur laisse leurs nuits pour préparer leurs cours...

La réforme de la masterisation des concours, que l'Ufal n'a cessé de dénoncer, est appliquée cette année. L'une des conséquences ...

vendredi 16 avril
Luc Chatel résout le problème des remplacements d'enseignants par un plan social

Le jeudi 1er avril, le ministre de l’éducation nationale, Luc Chatel, est venu en personne devant le Conseil Supérieur de ...

mercredi 06 janvier
L'UFAL dénonce la privatisation de l'enseignement et s'interroge sur l'augmentation du nombre de postes proposés par le privé

L'entreprise de privatisation de l'enseignement se poursuit au grand jour. Alors même que le projet de loi de finances prévoit ...

mercredi 04 novembre
Crucifix à l'école : l'Italie condamnée par la CEDH

En France, à quand l'interdiction des crucifix pour l'examen du bac ? Depuis huit ans, Solie Lautsi, résidente d'Abano Terme, n'arrive ...

Tous les communiqués du secteur Ecole
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catégories : Ecole, Pétitions

Soutenons encore et toujours l’école publique

L’UFAL a décidé de soutenir la pétition « Appel national pour l’École publique » lancée à l’initiative des Délégués départementaux de l’Éducation nationale, de la FCPE, du SE-UNSA, de l’UNL, et de l’UNSA Éducation. Ce texte ci-dessous peut être signé sur  www.appelpourlecolepublique.fr (il s’agit d’une campagne qui s’inscrit dans la durée puisqu’elle ne se terminera que le 19 juin prochain). Il dénonce les récentes mesures ministérielles que l’UFAL elle-même a dénoncées, et qui tendent à dévitaliser l’enseignement public en ouvrant des champs nouveaux à l’enseignement privé.
Si elle ne pouvait que soutenir cette initiative,  l’UFAL regrette toutefois que l’unité des syndicats et des organisations démocratiques n’ait pas pu se réaliser à cette occasion. Elle rappelle qu’elle est et sera toujours prête à occuper toute sa place dans un front large pour la reconstruction d’une École publique digne de ce nom.
Par ailleurs, elle considère qu’il convient d’aller au-delà de l’analyse présentée dans la pétition. Celle-ci n’est qu’un texte minimal.

Actuellement, il conviendrait de dénoncer par exemple :

  • La réforme du lycée dite « réforme Chatel », qui diminue les horaires des disciplines et donc l’efficacité de l’enseignement dans sa mission fondamentale de former l’homme et le citoyen, et qui, sous couvert d’autonomie dans la gestion des moyens, accroîtra encore les pouvoirs des chefs d’établissements et les transformera encore un peu plus en chefs d’entreprise ;
  • La réforme de la formation des maîtres qui, d’une part, en sabotant la formation pédagogique des nouveaux enseignants fonctionnaires stagiaires reçus aux concours, nuira à la qualité de l’enseignement public et qui, en amont, en créant des masters d’enseignement, fournira aux chefs d’établissement une réserve de vacataires prétendument compétents en pédagogie, ce qui permettra à terme de mettre en extinction le statut de professeur fonctionnaire, pièce maîtresse de la laïcité de l’enseignement.
  • Plus généralement, les mesures actuelles sont l’aboutissement de toute une politique menée depuis les années 1950-60 avec les lois Marie, Barangé et Debré, politique qui a été suivie de façon constante sous des formes diverses à travers les gouvernements successifs, et qui nécessiterait une analyse globale.
  • Citons par exemple :
  • L’affirmation du « caractère propre » des établissements, la notion de « projet d’établissement », qui soumet l’enseignement aux pressions locales, qui porte atteinte à la garantie que chaque futur citoyen reçoive un enseignement de qualité égale quel que soit son lieu de résidence ; la dotation horaire globale, qui laisse aux établissements le choix dans la façon de répartir la pénurie des moyens ;
  • Corrélativement, les pouvoirs accrus des chefs d’établissements, sur le modèle de l’enseignement privé, et le grignotage de l’indépendance des enseignants (qui en principe ne dépendent sur ce plan que de l’État), avec les risques que cela fait courir à la laïcité de l’enseignement ;
  • Des orientations pédagogiques en matière de programmes et de méthodes, qui, sous prétexte de lutte contre l’élitisme, tendent depuis longtemps à brader les connaissances méthodiquement organisées au profit de savoir-faire ou, pire, de « savoir-être » qui mènent à bien des égards à l’adaptation de l’individu à la société au lieu de l’armer d’un savoir critique face au monde dans lequel il vit ; bref une conception obscurantiste qui croit que pour l’éducation du citoyen et le « vivre ensemble » laïques on peut faire l’économie de l’instruction.

Cette politique a produit deux conséquences majeures dont les effets sont présentement accentués :

  • Une aggravation de la sélection sociale et des inégalités devant l’École puisque, l’État se désengageant, les enfants et les jeunes sont laissés de plus en plus démunis face au poids des déterminations sociales et locales, au rebours de la mission républicaine de l’École qui est d’intervenir partout pour prévenir l’échec scolaire au lieu de le gérer ;
  • Une dégradation considérable de l’image de l’enseignement public face à l’enseignement privé, une insatisfaction grandissante des parents, et en conséquence une montée en puissance des officines privées qui entendent profiter pleinement du marché de l’éducation ainsi développé.
  • L’UFAL affirme donc encore une fois qu’une analyse lucide et critique des politiques suivies par le passé en matière d’École reste à faire. Elle continuera d’œuvrer pour qu’à travers un rassemblement le plus large possible dans l’action se dégagent de nouvelles perspectives politiques qui rompent avec le libéralisme consensuel, pour construire une école de la République sociale.

ANNEXE : Appel national pour l’École Publique

L’École publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. C’est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. Elle est pourtant aujourd’hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif.

Redonnons la priorité à l’École laïque !

Le service public et laïque d’éducation doit garantir à chaque élève une scolarisation de qualité sur tous les territoires. Il doit permettre à chacune et chacun, quelle que soit son origine culturelle ou géographique, quelle que soit sa condition, quel que soit son handicap, de bénéficier d’une éducation et de s’approprier « le vivre ensemble » dans un espace où la liberté de conscience est strictement respectée.

Aujourd’hui, le service public et laïque d’éducation n’est plus une priorité de l’État.

Les nombreuses décisions ministérielles le montrent :

  • les dizaines de milliers de suppressions d’emplois qui ne cessent de le frapper durement, le fragilisent en zone rurale et l’asphyxient en zone urbaine.
  • les aides publiques concédées aux établissements privés (à 95% catholiques) qui n’ont jamais été aussi élevées. Il s’agit  de près de 7 milliards d’Euros octroyés chaque année par  l’État, auxquels viennent s’ajouter les participations obligatoires versées par les collectivités locales.
  • la loi Carle qui amplifie le financement de la concurrence au service public et conforte la logique de « marché » scolaire.
  • la suppression de la sectorisation, qui transforme les parents d’élèves en consommateurs d’école.
  • le développement du privé par le plan banlieue, là ou les besoins du service public sont les plus criants, là ou la ségrégation sociale est la plus forte ;
  • les accords « Kouchner Vatican » (qui remettent en cause les règles de collation des grades universitaires au bénéfice des instituts catholiques) ainsi que les projets de financement par l’État de l’enseignement supérieur privé.

Nous, signataires de cette pétition,  refusons l’affaiblissement organisé par l’État, de notre service public et laïque d’éducation.
L’éducation n’est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous. L’argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.
Nous exigeons une orientation politique qui fasse clairement le choix de l’École publique, laïque et gratuite.
Nous réaffirmons qu’il n’y a qu’une École de la République.
Nous demandons que l’effort éducatif de la Nation soit réservé au développement de l’École de la Nation.