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mercredi 13 février
Manifestation lacrymale

A la fin de la manifestation d'hier, mardi 12 février, lors de laquelle des milliers d'instituteurs ont crié

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Mariage pour tous, faut-il en débattre à l'école ? Charles Arambourou en parle au journal de Public sénat

Mardi 8 janvier 2013, Charles Arambourou, responsable de la commission Laïcité de l'UFAL, était invité au journal de 19h de ...

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Retrait des textes sur l’évaluation des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation

Déjà plus de 20.000 signataires, après le lancement lundi de la pétition.

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jeudi 14 février
La réforme des rythmes scolaires accentue l'inégalité de l'école

La récente réforme des rythmes scolaires, voulue par Vincent Peillon, prolonge et aggrave les entorses inacceptables à la laïcité scolaire ...

lundi 07 janvier
L'enseignement catholique rompt le contrat avec l’État

Dans une lettre aux chefs d’établissements des 8 300 établissements privés sous contrats avec l’État, Éric De Labarre, secrétaire général ...

mercredi 07 mars
Rentrée 2012 : Halte à la destruction des RASED !

Depuis plus de 20 ans, les RASED (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté) dispensent des aides spécialisées aux élèves ...

lundi 19 décembre
Nicolas Sarkozy accentue la communautarisation des examens et concours

Selon un communiqué du Consistoire central israélite de France, faisant suite à une rencontre du 12 décembre avec le président ...

vendredi 25 novembre
30 propositions destinées à achever l'école de la République

Les propositions de l'UMP pour 2012 en matière d'enseignement sont désormais publiques. L'UFAL s'élève contre la plupart des mesures envisagées par ...

vendredi 25 novembre
L'UFAL soutient l'intersyndicale et demande le retrait du décret sur l'évaluation des professeurs

L'Union des Familles Laïques (UFAL) tient à exprimer sa très ferme opposition au projet de décret portant sur l'évaluation professionnelle ...

lundi 11 juillet
Non à la suppression des concours, pour la reconstruction de l'école républicaine

L’UFAL se réjouit de la levée de boucliers qui a accueilli la publication du rapport Grosperrin sur la formation initiale ...

jeudi 07 juillet
L'UFAL s'inquiète de la campagne de dénigrement dont le baccalauréat fait actuellement l'objet

Les dysfonctionnements et les cas de fraudes qui ont affecté le déroulement de la présente session ne sauraient servir de ...

mardi 29 mars
Luc Chatel, le fossoyeur de l'éducation nationale

Après l'IGAERN, c'est au tour du corps d'inspection de monter au créneau pour dénoncer la « paupérisation de l'école » ...

mercredi 16 mars
Georges Tron ou la précarité à durée indéterminée dans la fonction publique

Depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, la précarité dans les trois fonctions publiques s'est accrue de façon alarmante. Des ...

lundi 20 septembre
Rentrée 2010 : Luc Chatel met l'éducation nationale en danger. Les preuves.

Un rapport de l'inspection générale de l'Education nationale de juillet 2010 pointe les conséquences désastreuses de la politique scolaire de ...

jeudi 09 septembre
Luc Chatel ne « lâche » pas les enseignants-stagiaires : dans sa grande largesse, il leur laisse leurs nuits pour préparer leurs cours...

La réforme de la masterisation des concours, que l'Ufal n'a cessé de dénoncer, est appliquée cette année. L'une des conséquences ...

vendredi 16 avril
Luc Chatel résout le problème des remplacements d'enseignants par un plan social

Le jeudi 1er avril, le ministre de l’éducation nationale, Luc Chatel, est venu en personne devant le Conseil Supérieur de ...

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catégories : Communiqués de presse, Ecole

L’UFAL soutient l’intersyndicale et demande le retrait du décret sur l’évaluation des professeurs

L’Union des Familles Laïques (UFAL) tient à exprimer sa très ferme opposition au projet de décret portant sur l’évaluation professionnelle des professeurs. Jusque-là, ces derniers étaient évalués par leur inspection, d’une part, et par leur hiérarchie administrative, d’autre part. L’inspection jugeait de la maîtrise des savoirs disciplinaires ainsi que des qualités pédagogiques dont les professeurs doivent faire preuve pour faire progresser les élèves. Le chef d’établissement, quant à lui, notait le professeur en fonction de critères administratifs, comme sa ponctualité ou son assiduité. Le projet de décret rédigé par le gouvernement prévoit de confier désormais au seul chef d’établissement le pouvoir d’évaluer « professionnellement » les professeurs en fonction de trois critères, leur capacité à faire progresser leurs élèves, leur capacité à travailler en groupe et à s’impliquer dans le projet d’établissement.

On pourrait croire qu’une telle mesure favorisera le “mérite” des professeurs et améliorera ainsi la qualité de l’enseignement. Mais il n’en est rien. Ce projet expose l’école publique à des dérives préjudiciables à tous.

En mettant les professeurs sous la seule autorité de leur chef d’établissement, ce projet expose d’abord les enseignants à des pressions et à des demandes qui peuvent contrarier leur mission. Ainsi, il n’est pas rare que des professeurs se voient signifier par leur autorité administrative qu’« ils notent trop sévèrement », qu’« ils n’ont pas le droit d’exclure des élèves de cours », même quand ceux-ci, par leur comportement, les empêchent de faire la classe. Comment les professeurs pourront-ils résister à leur hiérarchie quand celle-ci sera seule habilitée à les évaluer ?

Par ailleurs, on est en droit de se s’interroger sur la pertinence des critères d’évaluation retenus par le projet de décret. Comment un chef d’établissement, qui n’est pas formé aux savoirs disciplinaires que les professeurs enseignent, peut-il juger de leur capacité à faire progresser les élèves dans des matières dont il ignore le contenu et les méthodes ? Il ne peut prendre en compte, pour cela, que des critères comptables, comme le nombre d’élèves reçus aux examens. Mais de tels critères sont-ils pertinents ? Pire, ne risquent-ils pas de favoriser une forme de chantage aux résultats, compte tenu du fait qu’un chef d’établissement peut désormais toucher une prime d’un montant conséquent (6000 euros) qui est fonction des résultats des élèves ? Comment un professeur peut-il rester objectif dans sa notation quand il sait que de moins bons résultats nuiraient à la carrière de son chef d’établissement et, par voie de conséquence, à son propre avancement ? On peut craindre un danger de travestissement du niveau réel des élèves. Où serait, dans ce cas, l’intérêt des élèves et de leurs familles, présenté comme le but ultime de ces réformes ? Par ailleurs, la capacité à travailler en équipe ou à s’impliquer dans le projet d’établissement sont-elles des gages des qualités pédagogiques des professeurs ? Leur principale mission n’est-elle pas d’instruire au mieux les élèves et de faire en sorte qu’ils acquièrent les savoirs qui leur sont enseignés ?

L’UFAL reste très attachée au principe du recrutement des professeurs par concours parce qu’il garantit le caractère national et républicain de l’instruction publique. Or ce projet ouvre la voie à un recrutement local par les chefs d’établissement. Après leur avoir confié la mission d’évaluer professionnellement les professeurs, il serait en effet logique de leur donner aussi la possibilité de les recruter sur entretien.

L’UFAL rappelle que les professeurs doivent être évalués pédagogiquement en fonction de critères définis par leur statut et par un corps d’inspecteurs ayant eux-mêmes l’expérience de la classe. C’est là le seul moyen de les préserver de l’arbitraire et de garantir ainsi aux élèves et à leur famille la qualité de l’instruction publique. L’école doit rester un lieu protégé des influences, des pressions et des intérêts privés.

L’UFAL demande donc le retrait de ce projet de décret.