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Pour réduire la pauvreté, faire payer les pauvres : En mai 2008, l’économiste Jean Gadrey avait averti : pour « réduire la pauvreté », le RSA va faire payer les pauvres eux-mêmes. Politis en a fait le constat : démonstration. Un texte de Thierry Brun pour Politis (11/11/2009) à lire dans sur le site actuchomage.org
Lire la suite...Nous en parlions la semaine dernière. Mémoire des luttes confirme le « report » par l’Institut catholique de Paris de la cérémonie prévue le 24 novembre, en espérant que ce report vaut annulation définitive...
Lire la suite...A la fin de l'éditorial du n° 94 de ce FLASH, évoquant la disparition de Lévi-Strauss, je concluais sur le caractère historiquement dépassé d'un thème classique de l'anthropologie : les femmes constituent une monnaie d'échange (matrimonial) pour les hommes. Ce qui n'a en rien signé la fin de la domination masculine.
Il se trouve qu'un film documentaire du réalisateur belge Patric Jean, titré La Domination masculine, sort en salle le 25 novembre et que l'UFAL souhaite le promouvoir après l'avoir pré-visionné. Il devrait notamment être abondamment utilisé pour débattre avec les publics adolescents (les enseignants trouveront un dossier pédagogique très riche sur le site www.ladominationmasculine.net).
Comme l’a démontré Catherine Kintzler, la laïcité commence à partir du moment où l’on pose que l’organisation de la cité doit se passer de tout fondement religieux.
Ce n’est donc pas à l’aune de la diversité et de l’égalité des religions que se mesure la laïcité (contrairement à la prétendue « laïcité plurielle », ou « ouverte »), mais à l’égalité totale entre tous les citoyens, quels que soient leurs choix de conscience. En pratique, la pierre de touche de la laïcité, c’est l’égalité de traitement dont jouissent ceux qui ne se réclament d’aucune religion : autrement dit le respect de la liberté de ne pas croire, critère déterminant de la liberté de conscience.
Ce livre publié chez Grasset est un discours mené pour faire prendre conscience des "menaces sur l'universalisme". C'est un livre qu'il faut lire absolument. C'est un des "must" de l'automne. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons.
D'abord parce qu'elle nous offre un texte produit avec un grand souci de l'investigation journalistique que l'on rencontre de moins en moins et une démarche formée par la nouvelle sociologie renouant avec la grande sociologie française alors que de nombreux sociologues révisionnistes de la fin du siècle dernier sous domination de la sociologie américaine (Touraine, Wievorka et leurs élèves) nous avait habitué par le passé à nourrir la contre-révolution régressive aboutissant à la promotion du communautarisme et de l'acceptation de l'intégrisme, y compris fascisant.
Compte rendu de l’ouvrage « Orange stressé, ou la gestion par le stress à France Télécom » d’Ivan du Roy, La Découverte, septembre 2009
Faut pas rêver : depuis toujours, le travail est synonyme de mal être pour les ouvriers. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, si l’expression « aller au chagrin » signifie allait à l’usine. De même, Georges Navel, dans son livre magnifique « Travaux » ne dit-il pas ? « Il est une tristesse ouvrière, dont on ne sort que par la politique. » En effet, comment être serein, quand on passe une longue semaine de travail, avec un statut de dominé, qui vous colle à la peau ? Simplement, les formes de cette domination ont changé selon le capitalisme en cours : celui des 30 glorieuses, ou le capitalisme financiarisé actuel.
Le Livre Vert sur les politiques jeunesse, dont le Chef de l’Etat s’est largement inspiré pour construire son « plan jeunes », se fixait pour ambition de faire évoluer en profondeur le regard que la société française porte sur sa jeunesse. Dès lors, comment interpréter la proposition émise par Brice Hortefeux de mettre en place un couvre-feu pour les « mineurs délinquants » ? Dans quelle perspective s’inscrit-elle, à l’heure où tous s’accordent à dénoncer la faiblesse des politiques éducatives et préventives ?
Lire la suite...« La République : pour quoi faire ? », tel est l'intitulé du cycle de 11 conférences organisé en collaboration avec l'Université conventionnelle, université populaire basée dans le XIe arrondissement de Paris.
Lire la suite...La Bastille a été prise le 14 juillet 1789, le mur de Berlin est tombé le 9 novembre 1989.
Pour certains, la prise de la Bastille, pour d'autres l'écroulement du mur de Berlin, sont en soi les prémisses d'un avenir radieux.
Les exégèses journalistiques et militantes sont souvent navrantes de naïveté et de bêtise. Prendre une Bastille correspond à une phase d'un processus du combat émancipateur de l'humanité, à un moment où les inégalités sociales furent déclarées scandaleuses et le régime politique honni. Faire tomber un mur a résulté d'une logique militante erronée, poursuivie jusqu'à son terme par des équipes militantes se cramponnant à une impasse théorique et pratique.