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Economie
Par Gilbert Soulet
Mercredi 13 février 2008
article publié dans la lettre 40
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Lors d’une conférence de presse du 10 janvier, Jean-Claude Trichet a déclaré qu’une modération des taux actuellement élevés d’inflation jusqu’à la fin de l’année ne pouvait se concrétiser que si les dynamiques actuelles des prix du pétrole et des produits alimentaires, ainsi que leur impact sur l’inflation en norme IPCH n’ont pas d’effet de second tour sur les salaires et le comportement de fixation des prix. En décembre 2007, le taux annuel d’inflation avait atteint 3,1 %.
M. Trichet craint en effet que les risques de cette perspective à moyen terme pour l’évolution des prix impliquent la possibilité d’une hausse des salaires plus importante que prévue, en considérant les capacités limitées et les évolutions positives des marchés de l’emploi. « Tout plan d'indexation des salaires nominaux sur les prix devrait être supprimé », a-t-il ajouté.
Suite à des remarques similaires formulées par M. Trichet le 5 janvier, la Confédération européenne des syndicats (CES) a appelé la BCE à « mettre fin à sa croisade contre les salaires équitables ». Reiner Hoffmann, secrétaire général adjoint de la CES a déclaré : « La BCE attaque les conventions collectives et les salaires équitables pour masquer le fait que son conseil d’administration est apparemment incapable d’apporter une réponse politique à l’appréciation du taux de change de l’euro et à la crise financière des sub-prime en réduisant les taux d’intérêt ».
Selon la CES, il est faux de supposer que les hausses du prix du pétrole provoquera une augmentation des salaires et une spirale inflationniste pour deux raison :
En Allemagne, géant économique européen, les syndicats sectoriels réclament une augmentation de 8 % des salaires des fonctionnaires et des travailleurs du secteur de la sidérurgie. La chancelière allemande Angela Merkel, du parti conservateur CDU, ainsi que le ministre du Travail Olaf Scholz et le ministre des Finances Peer Steinbrück, appartenant au SPD, le parti socialiste dans la coalition de Mme Merkel, se sont récemment déclarés favorables aux augmentations salariales.
par Gilbert Soulet
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