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Le « grand débat sur l’identité nationale » lancé le 2 novembre par Nicolas Sarkozy et son ministre de l’Immigration, Eric Besson, fait couler beaucoup d’encre et commence même à diviser au sein de la majorité. Directement liée à la campagne électorale UMP des régionales de mars 2010, l'opération devrait durer jusqu’au « grand colloque de synthèse » du 4 février 2010. Le débat est animé par les préfets aux ordres et par les parlementaires UMP, ce qui devrait suffire à disqualifier cette manœuvre électorale.
Lire la suite...Le vote suisse continue de provoquer des réactions dans le monde entier. On parle notamment de vote raciste, islamophobe. Qu’en pensez-vous ?
Islamophobe, oui, d’une islamophobie qui puise au fondement de l’Europe, laquelle par deux fois s’était sentie agressée par l’islam : au VIIIe siècle et au XVIe. Il s’agit du syndrome de Poitiers (732) et de celui du siège (1529) et de la bataille (1682) de Vienne. La première vague incarne la peur des Arabes, la deuxième, celle des Turcs. La première vague fut contenue par les Croisades et la Reconquista, ces guerres saintes mimétiques du Jihâd. Et la deuxième a été une épreuve des empires allant vers l'État-Nation. Il s’agit donc d’un fantasme qui opère inconsciemment ou est instrumenté par des idéologies qui prônent l’hostilité contre l’étranger.
Le philosophe Marcel Gauchet a écrit : « Le programme initial de Sarkozy c’est la banalisation de la France ». Je partage ce point de vue. Pour Sarkozy, la France est une somme d’anomalies.
Anomalie, le modèle français d’intégration fondé sur le droit du sol et le principe d’égalité des citoyens ;
Anomalie, une laïcité qui se définit par la raison et non par la religion ;
Anomalie, un service public qui réunit un quart de la population active du pays dans une situation statutaire et non contractuelle ;
Anomalie un pays qui n’en finit pas de réfléchir à son modèle politique : quinze constitutions en deux siècles ;
Anomalie, l’existence de 500 000 élus territoriaux et de 36 000 communes.
C’est pourquoi il a entrepris de mettre ce pays aux normes du libéralisme et de l’assujettir en tous domaines aux règles du marché.
Article publié sur le blog de la rue Goudouly
La veille de l’ouverture du sommet de Copenhague Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU, pronostiquait un accord signé de la part de tous les Etats
Ils sont arrivés à une déclaration commune, sans photo de famille, car les résultat ne méritent même pas la photo... au moins de ça ils sont conscients.
Il fallait bien une déclaration au minimum… mais pour quel contenu ?
Vous pouvez toujours consulter la déclaration finale, fruit de la négociation entre 26 Etats et rédigée par 5 (Etats-Unis, Chine, Inde, Afrique du Sud et Brésil) de ces Etats.
Le système de santé français hybride (financement public, distribution publique et privée) a montré pendant longtemps sa supériorité sur le système anglais, pour l’essentiel étatique, et sur le système américain majoritairement privé. Cependant, l’augmentation annuelle régulière du coût de la santé atteignant 11 % du PIB, contre 9 % en Angleterre et 16 % aux USA, impose une régulation. La question est : laquelle ? De façon surprenante par ces temps de crise, c’est la régulation par le marché, à l’américaine, transférant une partie des coûts de la collectivité vers les ménages, qu’ont choisi nos dirigeants. En effet, pour les néolibéraux qui inspirent nos gouvernants, seul le marché libre où chacun achète selon ses moyens, permet d’assurer l’adéquation entre l’offre et la demande solvable, et seule la concurrence permet d’obtenir la qualité au moindre coût. Quant à la productivité des professionnels, elle ne peut être stimulée que par l’intéressement financier et la précarisation de l’emploi. Le « new management » industriel, associant recentrage de l’activité sur le « cœur de métier », rotation des tâches et mobilité des agents, permet la souplesse nécessaire à l’adaptation. Bref, le merveilleux modèle France Telecom !
Lire la suite...L’assemblée générale des médecins de l’AP-HP, réunis le 15 décembre, approuve l’engagement du président et du vice-président de la Commission médicale d’établissement (CME), des présidents des comités consultatifs médicaux (CCM) et des chefs de pôles à démissionner, si des emplois de soignants médicaux et non médicaux sont supprimés sans justification médicale.
Lire la suite...Depuis toujours, l’emploi est le parent pauvre de la politique. Celui qu’on loge dans la chambre de bonne, et à qui on fait prendre l’escalier de service. Tant son costume élimé ne fait pas chic, dans les salons où on cause, entre personnes convenables. C’est vrai pour tous les gouvernements, puisque les crédits pour l’emploi sont toujours les premiers sacrifiés. C’est vrai aussi pour les partis de gauche : et si les questions emploi sont à ce point ignorées, taboues, rejetées d’un revers de la main, ce sont, à travers elles, les classes populaires que l’on méprise, et donc les problèmes qui les touchent !
Lire la suite...Face à l’alliance du goupillon et de la salle des marchés, la seule alliance crédible est celle du combat laïque et du combat social
Lire la suite...Pourquoi les salariés souffrent-ils de l’innovation ?
Ces derniers mois, le stress au travail, conduisant parfois au suicide des salariés, a fait la une des médias. On sait que cette situation inquiétante découle des nouvelles formes d’organisation du travail, fondées sur une surexploitation du travail, qui sont elles-mêmes la conséquence directe des exigences excessives de rendement du capitalisme actuel, dominé par la finance. Mais pour comprendre l’écart existant entre les discours sur l’organisation moderne du travail et cette violente réalité, il faut analyser plus en amont les véritables relations entre la finance et l’économie, et plus particulièrement l’économie du savoir, parfois qualifiée de nouvelle économie.
La loi d’août 2008 sur la représentativité syndicale est en train de donner lieu à un déchaînement créatif de la part des avocats patronaux. Ainsi, l’opérateur des télécommunications SFR a contesté la représentativité du syndicat SUD au motif que les statuts de la fédération SUD-PTT, à laquelle est affilié ce syndicat, se réfèrent au « socialisme autogestionnaire ». Cette référence est jugée par SFR contraire au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre, et donc contraire au « respect des valeurs républicaines », notion introduite dans la loi de 2008.
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