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Le vote suisse continue de provoquer des réactions dans le monde entier. On parle notamment de vote raciste, islamophobe. Qu’en pensez-vous ?
Islamophobe, oui, d’une islamophobie qui puise au fondement de l’Europe, laquelle par deux fois s’était sentie agressée par l’islam : au VIIIe siècle et au XVIe. Il s’agit du syndrome de Poitiers (732) et de celui du siège (1529) et de la bataille (1682) de Vienne. La première vague incarne la peur des Arabes, la deuxième, celle des Turcs. La première vague fut contenue par les Croisades et la Reconquista, ces guerres saintes mimétiques du Jihâd. Et la deuxième a été une épreuve des empires allant vers l'État-Nation. Il s’agit donc d’un fantasme qui opère inconsciemment ou est instrumenté par des idéologies qui prônent l’hostilité contre l’étranger.
Depuis toujours, l’emploi est le parent pauvre de la politique. Celui qu’on loge dans la chambre de bonne, et à qui on fait prendre l’escalier de service. Tant son costume élimé ne fait pas chic, dans les salons où on cause, entre personnes convenables. C’est vrai pour tous les gouvernements, puisque les crédits pour l’emploi sont toujours les premiers sacrifiés. C’est vrai aussi pour les partis de gauche : et si les questions emploi sont à ce point ignorées, taboues, rejetées d’un revers de la main, ce sont, à travers elles, les classes populaires que l’on méprise, et donc les problèmes qui les touchent !
Lire la suite...La loi d’août 2008 sur la représentativité syndicale est en train de donner lieu à un déchaînement créatif de la part des avocats patronaux. Ainsi, l’opérateur des télécommunications SFR a contesté la représentativité du syndicat SUD au motif que les statuts de la fédération SUD-PTT, à laquelle est affilié ce syndicat, se réfèrent au « socialisme autogestionnaire ». Cette référence est jugée par SFR contraire au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre, et donc contraire au « respect des valeurs républicaines », notion introduite dans la loi de 2008.
Lire la suite...En ces temps de confusion conceptuelle et politique, il est bon de revenir à Jaurès en matière de laïcité. D’autant que beaucoup de jaurésiens de la dernière heure, voire de la vingt-cinquième heure, caricaturent sciemment sa pensée et son action, N’a-t-on pas entendu le candidat Nicolas Sarkozy citer 23 fois Jaurès dans un discours à Toulouse pour, une fois élu président de la République, dénoncer tout comme le pape Benoît XVI le « laïcisme », cet « l’intégrisme républicain », et prétendre « moderniser la laïcité » afin de « mieux répondre aux attentes des grandes religions » ! Ne voit-on pas également nombre de champions d’une « laïcité ouverte », « plurielle », « européenne » se référer à la tolérance plutôt qu’à la laïcité, à l’équité plutôt qu’à l’égalité des droits, au pluralisme religieux plutôt qu’à l’égal traitement de toutes les convictions religieuses, agnostiques ou athées !
Lire la suite...La souffrance au travail, qu’en est-il réellement ? Les statistiques nous disent qu’un salarié européen sur cinq souffre de troubles de santé liés au stress au travail, tous secteurs d’activité et toutes catégories professionnelles confondus. Employés, ouvriers, techniciens, cadres sont ainsi tous pris dans les filets des idéologies managériales. Quelles sont-elles ? Ce sont des méthodes de gestion enseignées depuis environ quinze ans dans les livres et dans les séminaires de « ressources humaines », c’est la surveillance, le coaching, la sélection, le management par la peur, l’aménagement des lieux favorisant la délation : les « open space », aux postes de travail interchangeables ; ce sont les déplacements de postes ou de lieu géographique, c’est l’intensification de la production et la mise sous pression, c’est le chômage partiel imposé, ce sont les licenciements alors même que les comptes sont bénéficiaires.
Lire la suite...Ce livre publié chez Grasset est un discours mené pour faire prendre conscience des "menaces sur l'universalisme". C'est un livre qu'il faut lire absolument. C'est un des "must" de l'automne. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons.
D'abord parce qu'elle nous offre un texte produit avec un grand souci de l'investigation journalistique que l'on rencontre de moins en moins et une démarche formée par la nouvelle sociologie renouant avec la grande sociologie française alors que de nombreux sociologues révisionnistes de la fin du siècle dernier sous domination de la sociologie américaine (Touraine, Wievorka et leurs élèves) nous avait habitué par le passé à nourrir la contre-révolution régressive aboutissant à la promotion du communautarisme et de l'acceptation de l'intégrisme, y compris fascisant.
Compte rendu de l’ouvrage « Orange stressé, ou la gestion par le stress à France Télécom » d’Ivan du Roy, La Découverte, septembre 2009
Faut pas rêver : depuis toujours, le travail est synonyme de mal être pour les ouvriers. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, si l’expression « aller au chagrin » signifie allait à l’usine. De même, Georges Navel, dans son livre magnifique « Travaux » ne dit-il pas ? « Il est une tristesse ouvrière, dont on ne sort que par la politique. » En effet, comment être serein, quand on passe une longue semaine de travail, avec un statut de dominé, qui vous colle à la peau ? Simplement, les formes de cette domination ont changé selon le capitalisme en cours : celui des 30 glorieuses, ou le capitalisme financiarisé actuel.
Le Livre Vert sur les politiques jeunesse, dont le Chef de l’Etat s’est largement inspiré pour construire son « plan jeunes », se fixait pour ambition de faire évoluer en profondeur le regard que la société française porte sur sa jeunesse. Dès lors, comment interpréter la proposition émise par Brice Hortefeux de mettre en place un couvre-feu pour les « mineurs délinquants » ? Dans quelle perspective s’inscrit-elle, à l’heure où tous s’accordent à dénoncer la faiblesse des politiques éducatives et préventives ?
Lire la suite...Source © Elunet.org, Portail de l'action des Elus et de la vie citoyenne
Communiqué en vue de la conférence de presse organisée par six départements franciliens le 16 novembre à 11h a l'Assemblée des départements de France (ADF)
Depuis plusieurs mois, l’État se désengage des politiques en faveur de l’enfance et de la jeunesse :remise en cause de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs justiciables,transfert de charges vers le Département jamais mis en oeuvre,absence de continuité des dispositifs d’insertion sociale globale des jeunes entre 16 et 25 ans,carence d’une politique nationale pour les mineurs étrangers isolés,disparition de l’institution Défenseur des enfants.
Le mardi 17 novembre, à trois jours de la célébration des 20 ans de la Convention internationale des Droits de l’enfant, le collectif « pas de bébés à la consigne », organise une soirée débat sur le thème : « Enjeux pour la qualité des modes d’accueil et de la scolarisation des jeunes enfants ».
Le débat sera introduit par Marie-Laure Cadart (médecin anthropologue), sur la qualité d’accueil des tout-petits, Christine Passerieux (conseillère pédagogique et responsable du Gfen), sur les enjeux de l’accueil et la scolarisation de 2/3 ans et Hélène Périvier (économiste à la Fondation nationale des sciences politiques), sur la conciliation vie familiale / vie professionnelle.