Dans ce numéro:
Le sommet de Copenhague sera-t-il un échec ou un démarrage?
Par Dominique Mourlane
Mercredi 28 octobre 2009
article publié dans la lettre 2
Lien permanent vers cet article
La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Copenhague[1], qui se déroulera du 7 au 18 décembre 2009, a comme objectif d’accoucher d’un accord qui donnera une suite au Protocole de Kyoto[2] négocié en 1997, ratifié par 175 pays, et entré en vigueur en février 2005 après la ratification de la Russie. Le principe de donner une suite au Protocole de Kyoto, qui arrive à son terme en 2012, a été arrêté lors de la Conférence de Bali en 2007 alors que le GIEC[3] venait de remettre son 4ème rapport qui montrait que pour limiter les effets pour la planète et ses habitants, il fallait limiter l’augmentation de la température moyenne du globe à 2°C, ce qui nécessite de stabiliser les émissions mondiales de GES[4] par rapport à leur niveau de 1990 avant 2020, et de les réduire de moitié d’ici 2050. Rappelons que le Protocole de Kyoto prévoyait un engagement chiffré d'atteindre en 2012 une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 37 pays industrialisés d'environ 5 % en moyenne par rapport à 1990.
Le traité de Copenhague qui sera (peut-être ?) signé devrait appliquer ainsi différentes mesures, dont :
- le développement des énergies renouvelables
- la réduction du recours aux énergies fossiles
- l'amélioration de la performance énergétique des bâtiments
- les contraintes sur certaines industries polluantes
- le recours aux véhicules moins émetteurs de CO2
- le développement des transports collectifs...
...et le rôle de la forêt dans le stockage du gaz carbonique et dans la régulation du climat mondial.
Notes
[1] La conférence de Copenhague est souvent désignée par l’abréviation COP15 qui signifie 15ème conférence annuelle des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC)
[2] Le Protocole de Kyoto est un élargissement de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques issue du Sommet de Rio de 1992
[3] Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat
[4] Gaz à effet de serre. Les GES pris en compte dans les accords internationaux sont le dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et trois gaz fluorés (les hydrofluorocarbures HFC, les perfluorocarbues PFC et l'hexafluorure de soufre SF6)
Ce dernier point semble particulièrement dangereux car il s'oriente dans la droite ligne des droits à polluer, où le droit de respirer, bientôt, nous sera compté. Dans ce projet notre planète est à un tel seuil écologique critique que le fait de posséder des forêts sera monnayé en tant qu'élément essentiel de la survie de l'ensemble de la planète.
Par ailleurs le sommet devrait décider du financement des différents programmes de réduction d'émissions de gaz à effet de serre ainsi que des aides financières et technologiques apportées au pays en voie de développement.
Les réunions préparatoires au sommet de Copenhague se sont succédées en 2008 et 2009 afin d'essayer d'aboutir à un accord ambitieux fin 2009. Pour cela, ont été sollicités le GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat), des experts des océans, des glaciers, mais également de l'économie, de la santé, y ont participé les Nations Unies, des ONG et les États...
Voilà en gros les données du problème...
Les forces en présence
Plusieurs acteurs sont en présence pour négocier ces accords.
Les gros émetteurs de GES
Se distinguent deux groupes : d'un côté, les grands émetteurs de gaz à effet de serre que sont la Chine (21% des émissions anthropiques de GES), l'Union Européenne (14%) et les États-Unis (20%) ; et d'un autre côté, il faut distinguer l'Inde et la Russie avec respectivement 4 et 6% de GES. Compte tenu de leur poids politique et économique à l'échelle de la planète un accord sans intégrer au moins les 3 principaux émetteurs de GES n'aurait aucune chance d'aboutir à des résultats concrets[1].
Les pays émergents
Ils se sont alignés (peu ou prou) derrière la Chine et souhaitent faire porter la responsabilité de la situation écologique aux 3 principaux pays émetteurs (Chine, USA et Europe). Dans ce contexte un des arguments forts de la Chine est d'attribuer la cause de l'augmentation des GES à la demande de biens à destination des pays développés, mais manufacturés dans les pays émergents. Ce qui revient à mettre en évidence que les pays développés « font faire » leur émission de carbone par les pays pauvres[2]. Il y a aussi toute une exportation des industries polluantes à destination des pays émergents à considérer.
Les victimes
Essentiellement l'Afrique, à l'exception de l'Afrique du Sud, et ils réclament la réparation aux pays producteurs de gaz à effet de serre qui aujourd'hui exploitent leurs pays et les maintiennent sous pressions (dette du tiers monde, exportation des industries polluantes, exploitations de richesses naturelles, concurrence agricole déséquilibrée, etc.).
Les stratégies ou le poker menteur ?
Pour comprendre, il faut savoir que, pour tous, le postulat de base est le développement économique au détriment des autres... soit en préservant des parts de marché, soit en en acquérant de nouvelles... en gros, la course du renard libre dans un poulailler. Et malgré cet état de fait, les accords de Copenhague doivent introduire des règles environnementales contraignantes.
Le scénario idéal pourrait se construire comme suit : l'Union Européenne et les États-Unis proposent une politique ambitieuse proche du consensus scientifique et, par là même, tenteraient d'attirer les pays développés qui, devant l'élan provoqué, feraient tomber la Chine et les pays émergents dans l'escarcelle sur la base d'une réduction des émissions de GES.
Cependant, il est difficile d'espérer en un tel déroulement, car qui va croire que les pays développés, tels les États-Unis et l'Europe, vont se mettre à brider leurs exigences économiques et financières pour sauver la planète. En fin de compte n'oublions pas qui dirige ces états...
L'Europe a ouvert la danse avec le « paquet climat-énergie » qui est bien en deçà de ce qui avait été discuté, en particulier au printemps 2007, et qui réduit fortement l'efficacité écologique nécessaire pour agir sur le climat. De son côté, aux États-Unis, l'administration Obama a fort à faire pour convaincre les deux forces politiques en présence (Démocrates et Républicains), surtout pour réussir à se distinguer de la politique catastrophique menée par l'administration Bush.
Les Européens, fort de leur avance (bien que minime dans les faits avec le « paquet climat-énergie ») voudront relâcher leur effort pour inciter les États-Unis à se mettre au niveau européen. La Chine, pour sa part, compte les points dans cet échange bilatéral entre les deux puissances et essaiera de se dédouaner tant que faire se peu en reprenant l'antienne vue plus haut sur la responsabilité écologique.
Si nous récapitulons : un accord à Copenhague paraît donc possible autour de trois idées :
- Un engagement fort de réduction de la part des pays les plus développés ;
- La mise au point d'un mécanisme de financement pour utiliser des fonds venant des pays du Nord vers les États pauvres afin de les aider à faire face au changement climatique ;
- Des engagements des pays émergents à agir, voire à réduire leurs émissions à long terme.
« Simple comme un bonjour » ... si les forces financières ne s'en mêlent pas.
Cinq options possibles à l'issue du Sommet
- La première issue possible suivrait les recommandations des ONG, des scientifiques et de l'Union Européenne : impératif écologique pour éviter une augmentation de +2°C de la température moyenne du globe (limite au delà de laquelle les scientifiques expliquent n'avoir pas de précédent durant toute l'histoire de la Terre). Cette limite conduit à diviser par deux des émissions de GES très rapidement avec une réduction des émissions de 80 à 85 % pour les pays industrialisés d'ici 2050. Cette issue est déjà annoncée comme un échec, mais il convient de la regarder de près dans les discussions car elle pose le but à atteindre du point de vue de la préservation de l'écosystème : elle est le référent.
- La deuxième issue possible est d'appliquer purement et simplement le protocole de Kyoto, c'est-à-dire en rester à une réduction de 5% des émissions de GES d'ici 2012. Dans ce cadre le sommet de Copenhague ne sert à rien. Nous pouvons considérer cette voie comme irréaliste aujourd'hui en 2009 compte tenu des espérances en cours.
- Le financement pourrait permettre de réaliser les objectifs admis. Mais tous les acteurs économiques sont d'accords pour dire que l'argent est parti (en fumée !) dans le règlement de la crise financière et le soutien aux banques. Pour autant, on peut se poser la question : étaient-ils prêts à financer les options concernant la préservation de l'écosystème ? ... et à cela rien n'est moins sûr, surtout quand on se rappelle que l'on entendait dire à longueur d'ondes : « les caisses sont vides »... avant ladite crise financière où mystérieusement, les caisses se sont révélées pleines pour recapitaliser les banques.
- Une quatrième option possible existe dans la proposition faite par les États-Unis d'organiser des accords bilatéraux... avec tous les risques que cela renferme de négociations entre ceux qui ont le pouvoir économique et militaire (le Nord) et ceux qui ne l'ont pas (le Sud). Il y a fort à craindre que cette option ouvre la voie à un marché des droits à polluer et au chantage des pays du Nord sur ceux du Sud en terme d’exploitation voire de production.
- Enfin la dernière issue est celle choisie par la France avec la fameuse taxe carbone en prônant l'action individuelle et la culpabilisation. En ne nommant pas les vrais responsables cette issue semble... sans issue. Cette option est par ailleurs très révélatrice d'un nouvel ordre mondial concernant le climat : la majorité, qui dispose de faibles revenus, cesse de polluer en se serrant la ceinture et en payant au prix fort le CO2 émis dans leur vie quotidienne, tandis qu'une minorité de nantis peuvent payer le CO2 leur permettant d'aller, en hélicoptère, jouer au golf en Andalousie (là où les habitants sont déjà rationnés en consommation d'eau).
La parole aux spécialistes du climat
Avant de laisser parler les financiers en décembre 2009, il est bon d'écouter un instant les scientifiques qui se sont réunis, en mars à Copenhague, lors d'un congrès international scientifique sur le changement climatique intitulé « Risques mondiaux, défis et décisions ». La communauté scientifique a formulé 6 recommandations :
- Les tendances climatiques :
Les observations récentes confirment que, compte tenu des hauts niveaux d’émissions des gaz à effet de serre observés, le pire scénario du GIEC (ou même pire encore !) est en train de se réaliser. Pour de nombreux paramètres-clefs, le système climatique est déjà en train de changer au-delà du schéma de variabilité naturelle dans lequel notre société et notre économie sont nées et se sont développées. Ces paramètres incluent la température moyenne de surface du globe, l’augmentation du niveau des mers, les dynamiques d’interaction entre l’océan et les calottes glaciaires, l’acidification des océans et les évènements climatiques extrêmes. Il existe un risque significatif pour que nombre de ces tendances s’accélèrent à l’avenir, conduisant à un risque accru de changements climatiques abrupts ou irréversibles.
- Les déstabilisations sociales :
La communauté scientifique a fourni de nombreuses informations afin d’aider aux discussions sur « les dangers du changement climatique ». Les observations récentes montrent que les sociétés sont fortement vulnérables, même à des niveaux modérés de changements climatiques, et que les pays ou les communautés pauvres sont particulièrement exposées à ces risques. Des élévations de température au-dessus de 2°C seront très difficiles à gérer pour nos sociétés actuelles, et augmenteront le niveau de perturbations sociales dues au climat durant le siècle à venir.
- La stratégie à long terme :
Une atténuation des émissions de gaz à effet de serre rapide, soutenue et efficace, basée sur une action coordonnée au niveau régional (continent) et local (pays) est requise pour éviter « un changement climatique dangereux », indépendamment de la façon dont on le définit. Des objectifs trop limités pour l’échéance 2020 augmentent le risque de dépasser des points de basculement, rendant la possibilité d’atteindre les objectifs de 2050 encore plus difficile. Retarder la mise en place d’actions d’atténuation efficaces augmente significativement les coûts sociaux et économiques à long terme de l’adaptation et de l’atténuation.
- La dimension de l'équité :
Le changement climatique a et aura assurément des effets fortement différenciés sur les populations dans, et entre, les pays et les régions du globe, pour cette génération et les générations futures, et sur les sociétés humaines et la Nature. Un filet de protection efficace et bien conçu aux fins de l’adaptation à ces changements est nécessaire pour les personnes les moins à mêmes de faire face aux impacts du changement climatique, et une stratégie d’adaptation commune, mais différenciée, est nécessaire pour protéger les pauvres et les plus vulnérables.
- L’inaction est inexcusable :
Il n’y a aucune excuse à l’inaction. Nous avons maintenant suffisamment d’outils et de compétences – économiques, technologiques, comportementales, et de pilotage – pour agir efficacement face au défi du changement climatique. Mais ils doivent être vigoureusement et largement mis en œuvre pour accomplir la transformation sociétale nécessaire à la « décarbonation » des économies. Une vaste gamme de bénéfices résultera d’un effort concerté pour modifier aujourd’hui notre modèle économique de l’énergie, y compris l’augmentation des emplois dans le secteur des énergies durables et soutenables, la réduction des coûts du changement climatique pour la santé et pour l’économie, la restauration des écosystèmes et la revitalisation des services que ceux-ci nous rendent.
- Faire face au défi :
Pour accomplir la transformation de la société requise pour faire face au défi du changement climatique, nous devons surmonter un nombre significatif de contraintes et saisir des opportunités essentielles. Cela inclut de réduire l’inertie des systèmes économiques et sociaux ; de tabler sur le désir grandissant des opinions publiques pour que les gouvernements agissent contre le changement climatique ; de supprimer les subventions implicites et explicites aux activités polluantes ; de réduire l’influence des intérêts particuliers qui augmentent les émissions et réduisent nos capacités d’action ; d’être capable de favoriser le passage d’une gouvernance inefficace et d’institutions faibles vers une gouvernance innovante des États, du secteur privé et de la société civile ; et d’engager les sociétés dans une transition vers des normes et des pratiques qui renforcent la soutenabilité.
Conclusions
Les scientifiques réunis en congrès n'en sont pas encore à demander explicitement un changement de société... mais ils ne sont pas loin d'en tracer le chemin.
Dire que le capitalisme et son productivisme ne sont pas les outils adaptés pour arriver à rendre notre Terre vivable est de moins en moins une hérésie et semble rentrer dans de plus en plus de consciences. De fait, il apparaît de plus en plus que la « position écologique pour l'écologie » (« environnementalisme ») est une impasse tant elle peut se traduire par des politiques d'injustices sociales généralisées (où les riches seraient les seuls à pouvoir continuer à vivre et à polluer au détriment de l'existence même des populations).
Ainsi, la position écologique la plus solide est celle qui repose sur une critique fondamentale du productivisme et du modèle de développement capitaliste. Cette critique remet en cause radicalement le mode de fonctionnement de nos sociétés et tend à questionner les axes fondateurs de nos existences et des rapports que nous entretenons avec les autres et avec la Nature. Sans prendre de gros risques, il apparaît clairement que seule cette remise en cause nous poussera à inventer de nouvelles exigences et de nouvelles voies de développement pour nos sociétés et les individus qui y vivent.
En ce sens, la restriction actuelle à de purs choix environnementalistes pour les discussions de Copenhague (réduisant les problèmes aux seuls gaz à effet de serre) n’augure rien de bon qu'à une prise de conscience des pouvoirs en place et, par voie de conséquences, pour l’avenir de notre planète.
La solution est dans la volonté
Quelles sont les issues possibles de ce sommet ?
- Un échec avec annulation de la négociation et redémarrage en 2010 de nouvelles négociations.
- Un désaccord en restant au milieu du guet. Chaque pays s'engage alors à adopter un programme de passage à l'action volontaire. Autant dire que ce ne seraient là que des paroles pieuses et sans réelle efficacité puisque, au final, chacun ne fera rien ou pas grand chose.
- Un accord vidé de son contenu comme savent si bien le faire ces rencontres internationales (voir le dernier G20...). Cette possibilité laisserait aux pays du Sud un sentiment de gâchis et de non reconnaissance forte de leur situation.
- Un accord constructif et intelligent voit le jour. Pour cela, il faudrait que les pays du Nord mettent la main à la poche sans invoquer de faux semblants (difficile à imaginer au moment où le G20 tente d'atténuer la portée de Copenhague). Même si cette éventualité semble s'éloigner de jour en jour, on a bien envie d'y croire.
L'ONU, animatrice de la conférence de Copenhague, a tenté de peser de tout son poids lors du sommet du G20 du 22 septembre 2009. Hélas, M. Ban Ki-Moon, secrétaire général des nations unies, au cours de la réunion sur le climat qu'il a convoqué en amont du G20, ne semble pas avoir été entendu.
La suite... en décembre, à Copenhague !
Les organisations non gouvernementales, dont l'UFAL, seront sur le qui-vive pour faire pression le plus possible et pour faire entendre une voix où l’avenir se conjugue entre l’écologie, le social et l’humain.
En attendant... quelques pistes de propositions.
Sans entrer dans le détail, une série de points mériteraient d’être abordée lors de ce sommet, que ce soit par les États convoqués ou par les contre-manifestants :
- La relocalisation des activités productives, tant industrielles qu'agricoles dans le but d'aller vers l'autonomie des grandes régions du globe.
- L'arrêt de la politique des avantages comparatifs.
- La ré-instauration de mesures protectionnistes, ce qui sous-entend d'abandonner les principes du « libre échange » et du « marché libre ».
- La garantie de la souveraineté et de la sécurité alimentaires pour chaque pays, donc l'arrêt des politiques de subventions aux exportations, et une politique agricoles tournée vers l'extensif (notamment en Europe, première plaque tournante de l'agriculture mondiale).
- L'augmentation de l'aide publique au développement, contrôlée par les populations.
- La construction d'un service public de l'environnement, voire d'un organisme mondial de l'environnement, passant par la mise en place d'une fiscalité environnementale sans détour.
- La suppression du report des coûts sur la société et la prise en charge directe par les entreprises des coûts de traitement des déchets issus de la production est un passage obligatoire pour une prise de conscience et une meilleure efficacité.
- Un contrôle des entreprises dans les aides reçues en fonction de leur comportement sur le volet social et environnemental, assorti de vrais moyens de contrôles (conditionnalité des aides publiques)
- La taxation des émissions de CO2 et de la production nucléaire sur les Etats, basée dans un premier temps sur le PIB en attendant la transformation de cet indicateur de « richesse ».
- La réforme du code des marchés publics intégrant les données environnementales et sociales.
- Revenir à l'administration de certains prix par l'État.
- Le développement d'un « copyleft » pour les technologies d'intérêt environnemental, social et sanitaire.
- L'action au niveau international associant réellement les citoyens.
- La redéfinition et la volonté de redonner un sens au développement durable hors de la logique financière.
- La création du statut de « biens communs de l'Humanité », qui ne peuvent pas entrer dans le fonctionnement des marchés.
- La révision du système d'évaluation des économies, tel le PIB, qui ne repose que sur des indices de croissance économique. Envisager des indices de bien être et de croissance du bonheur des individus et des populations pour guider les politiques publiques.
- La lutte contre la corruption & les paradis fiscaux.
Cette liste d’éléments de réflexion va bien au-delà du sommet de Copenhague, mais envisage notre planète, donc nos sociétés, d’une autre manière où l’humain et son environnement seraient centraux.
Ces questions seront soigneusement évitées à Copenhague ; de ça nous pouvons déjà être certains... comme elles seront évitées à la 7ème conférence ministérielle de l’OMC trois semaines plus tôt (du 30 novembre au 2 décembre 2009 à Genève). Il faudra bien à un moment globaliser les luttes sur les instances internationales car si nous ne le faisons pas, eux ne se privent pas de globaliser leurs solutions économiques, sociales et environnementales au niveau planétaire.
Notes
[1] Les États-Unis n'ont pas ratifié le Protocole de Kyoto
[2] A l'idée d'une taxe carbone à l'importation qui commence à se faire jour dans les pays développés, la Chine brandit la menace d'une taxe à l'exportation, considérant que “c'est le consommateur qui doit payer, pas le producteur”.