Santé, protection sociale
La protection sociale représente 31,3% des richesses produites en une année. C’est le premier budget humain. A l’intérieur de celle-ci, la Sécurité sociale a un budget beaucoup plus important que le budget de l’État tous ministères confondus. Pour les citoyens et les leurs familles, c’est souvent la première préoccupation si on additionne tous les éléments de la protection sociale (retraites, santé et assurance-maladie,famille et petite enfance, assurance-chômage, personnes âgées et handicap, etc.).
Ce secteur est en prise avec le processus néolibéral de marchandisation et de privatisation tant du remboursement des soins que du système de santé lui-même selon l’adage néolibéral: privatisation des profits et socialisation des pertes.
Et pourtant, il est peu présent dans le débat public. Raison de plus pour que l’UFAL s’en occupe!
Ecole
L’école républicaine est plus qu’un service public. Elle est l’organe de la République. De même qu’un organe est vital pour la survie du corps tout entier, l’école républicaine est nécessaire à la perpétuation du régime républicain. Fondée sur la transmission des savoirs et des humanités, protégée des demandes et des intérêts particuliers, s’adressant à tous et donc à chacun, l’école républicaine est une “combinaison” pour assurer la liberté. Car si le droit garantit aux citoyens des libertés formelles, leur liberté ne peut être substantielle s’ils sont incapables d’exercer leur jugement de façon éclairée.
Face à l’entreprise de démolition dont elle fait l’objet depuis quarante ans, il est nécessaire d’œuvrer au renforcement de l’école républicaine. Telle est la vocation du secteur Ecole. Il ne s’agit pas d’alimenter la nostalgie de l’école d’antan : nous sommes moins attachés à l’école du passé qu’à un modèle, dont le puissance et la cohérence justifient qu’il soit défendu.
Féminisme & Laïcité
Principe d’organisation politique basé en France sur la loi de séparation de 1905 et la Constitution, la laïcité est au fondement de la République sociale. Dans la lignée de la réflexion de Jaurès, l’UFAL y voit le cadre nécessaire à l’émancipation des consciences qui est liée à l’émancipation sociale. C’est pourquoi elle a longuement combattu pour l’interdiction des signes religieux ostensibles à l’école, jusqu’au vote de la loi du 15 mars 2004, et persiste à s’opposer à toutes les atteintes au principe de laïcité, tout en refusant les postures ultralaïcistes basées sur le principe d’un Choc des civilisations.
Constatant que, malgré un mouvement de sécularisation et de recul des religions, les politiques néolibérales – en France comme dans le reste du monde – ont exacerbé les replis communautaires, le désengagement de l’Etat nécessitant le recours à des formes de solidarités traditionnelles et la substitution du principe de charité à celui de solidarité nationale, l’UFAL depuis 2007 a œuvré à la constitution d’un Bureau Laïque International (BLI : http://laicity.info/bli).
Le fait de rattacher la problématique féministe à celle de la laïcité s’impose devant la constatation que les femmes sont partout et toujours les premières victimes des intégrismes.
Développement écologique et social
L’UFAL entend lier le combat social et le combat écologique.
Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous avons la connaissance d’évolutions qui vont se produire d’ici quelques décennies et qui vont entraîner des bouleversements importants , mais aussi les moyens de les anticiper et de les limiter. Il s’agit de mettre à la portée de chacun la connaissance sur les grands phénomènes et les grands enjeux, hors de toute pression catégorielle ou de lobbys, de tout dogme, bref se baser sur le savoir, non sur la croyance.
Dénonçant l’instrumentalisation du développement durable comme cheval de Troie d’un capitalisme vert qui n’est qu’une adaptation de surface, l’UFAL récuse simultanément :
- le dogme de la croissance, indispensable à la poursuite de l’accumulation de la richesse par une minorité, avec le PIB comme boussole des politiques publiques, reléguant le bien-être de la population et la préservation des équilibres environnementaux au second plan ;
- le dogme de la décroissance : deuxième face d’une vision de la société centrée sur l’économisme, incapable de porter une alternative humaniste.
A partir d’une “écologie politique” posant clairement les limites du productivisme capitaliste, l’UFAL se doit d’envisager quel autre développement pourrait répondre conjointement à la crise sociale qui s’intensifie et à la catastrophe environnementale qui débute.
Services Publics
Les attaques contre les services publics locaux et nationaux se multiplient, en parallèle avec la suppression des ressources financières propres des communes et de l’autonomie politique des assemblées élues départementales et municipales.
Déjà la cible des institutions européennes, ces services subissent les conséquences de la « bancarisation » privée de l’économie et de l’Etat et la tendance à transformer les citoyens et les collectivités publiques en débiteurs dépourvus de droits.
Pour aider les citoyens à faire face à une très grave crise économique, les services publics communaux, départementaux et nationaux doivent rester accessibles partout et pour tous, à commencer par la Poste, l’énergie, les transports, la santé, l’école et le logement.
Aux côtés de très nombreuses organisations syndicales des personnels, des usagers des services publics et d’élus, l’UFAL participe actuellement aux Etats généraux des services publics et à la Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services publics. Elle milite en outre pour un retour à la participation des usagers à la gestion de ceux-ci.
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